Des maisons calcinées, des familles endeuillées et, pour accueillir le Premier ministre, un mur de gendarmes. Lundi 17 août, près de 200 habitants vêtus de noir attendaient Sébastien Lecornu au Porge, commune de Gironde où 183 maisons ont brûlé en juillet. Ils n’ont pas obtenu la rencontre espérée.
Aux cris de « Honte ! », plusieurs sinistrés ont tenté de s’approcher de la caserne où le chef du gouvernement échangeait avec le maire. « On est le peuple de France », lance un habitant stoppé par les forces de l’ordre. Une femme résume l’ambiance : « C’est la haine de savoir qu’on est rejeté comme ça. »
Les habitants ne réclamaient pourtant ni tapis rouge ni séance de communication. « On aurait souhaité qu’il s’arrête devant nous », explique l’un d’eux. Un bonjour, du respect et des réponses sur la gestion de l’incendie qui a ravagé Le Porge auraient suffi.
Interrogé ensuite, Sébastien Lecornu a reconnu qu’une visite après les annonces « aurait été mieux », avant d’invoquer des « raisons d’agenda ». La macronie vient donc d’inventer l’urgence à horaires fixes.
Le Premier ministre a néanmoins promis de « sortir l’artillerie lourde » pour la reconstruction, avec 12 millions d’euros débloqués et des permis accélérés. Les habitants jugeront sur pièces. Après le feu, ils n’ont aucune envie de voir ces nouvelles promesses gouvernementales partir, elles aussi, encore une fois en fumée.
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L’accord des permis de construire accéléré, oui mais l’argent des assurances ? Il faut diligenter des experts, évaluer les pertes, ensuite trouver un entrepreneur, etc. Cela prendra du temps. Lecornu prouve une fois son incompétence qui est vaste comme les plaines de la Beauce.