Et merde aux écolos dingos qui veulent nous nourrir à coups de cafards grillés, de noisettes obtenues grâce au traitement par l’acétamipride, de pommes obtenues, elles grâce au flupyradifurone, entre autres.
Le 14 août 2026, le Conseil constitutionnel a validé la quasi-totalité de la loi d’urgence agricole, y compris les dérogations permettant, sous conditions strictes, le retour temporaire de l’acétamipride (pour la filière noisette) et du flupyradifurone (pour les pommes, cerises et betteraves sucrières).
Ces substances, interdites en France depuis 2018, restent autorisées dans le reste de l’Union européenne jusqu’en 2033. Les Sages ont jugé que ces dérogations poursuivent un motif d’intérêt général, tout en soulignant qu’elles sont suffisamment encadrées : durée limitée (un an, renouvelable deux fois), filières ciblées, modes d’utilisation précis, et feu vert obligatoire de l’Anses. Des réserves ont été ajoutées sur le périmètre géographique et le délai de réponse de l’agence.
Cette décision est saluée par les agriculteurs et de nombreux spécialistes. Pendant des années, l’interdiction pure et simple a créé une concurrence déloyale flagrante : nos producteurs de noisettes, betteraves ou fruits devaient se battre les mains liées contre des concurrents européens qui, eux, pouvaient utiliser ces outils phytosanitaires. Résultat ? Des pertes de récoltes, des importations accrues de produits traités ailleurs, et une fragilisation de la souveraineté alimentaire française. Dans un contexte de sécheresse historique et de pression sur les filières, refuser toute dérogation relevait plus de l’idéologie que de la raison.
Les écologistes (qui ne sont pas mes amis, chacun le sait ici) crient au scandale, comme d’habitude (quand ils crient c’est que j’ai raison). Ils brandissent les risques pour les pollinisateurs, la biodiversité et la santé – risques que le Conseil constitutionnel lui-même reconnaît, d’ailleurs. Mais ils passent sous silence un point essentiel : l’acétamipride est évalué et approuvé au niveau européen par l’EFSA, dans l’un des cadres réglementaires les plus stricts au monde. L’Europe fixe des règles scientifiques, transparentes, et laisse aux États la possibilité d’aller plus loin… ou de revenir au réalisme quand l’interdiction unilatérale devient contre-productive.
On peut (et on doit) certes continuer à chercher des alternatives pour réduire l’usage des pesticides. Mais interdire sans solution de remplacement, tout en laissant entrer des denrées traitées ailleurs, n’est ni écologique ni juste. C’est punir nos agriculteurs pour le plaisir de se sentir purs. La décision des Sages, en validant un retour temporaire, ciblé et sous contrôle de l’Anses, remet un peu d’équilibre dans le débat. Les syndicats agricoles le disent clairement : c’est une réponse concrète, pas un débat hors-sol.
Bonne nouvelle pour ceux qui travaillent la terre. Moins bonne pour ceux qui préfèrent les slogans et les postures idélogiques aux réalités du terrain.
Christine Tasin
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Les denrées qui viennent d’ailleurs sont surtraitées, et avec des produits hyper dangereux,et c’est là le noeud du problème.