Mélenchon, le grand stratège qui flatte ceux qui veulent « baiser vos sœurs « pour détruire la race blanche, parce que toutes les voix comptent, n’est-ce pas ?
Ah, Méchancon, ce fin connaisseur des grandes âmes progressistes ! En mai 2025, il rencontre Hasan Piker, alias HasanAbi, « streameur » (créateur de contenu qui diffuse des vidéos en direct sur Internet) américain de gauche radicale, l’interview en live, puis le salue comme « l’Américain le plus intéressant « qu’il ait rencontré. Magnifique. On a besoin d’une autre voix des États-Unis, paraît-il…
Sauf que voilà : une vieille vidéo (environ 2018-2020) refait surface. Hasan y déclare, avec le zoom théâtral qui va bien : on veut davantage d’immigrants « pour qu’ils baisent vos sœurs » (et éventuellement vos filles), et « on est là pour détruire la race blanche, bitch » . Ses fans et lui-même parlent d’hyperbole satirique visant à moquer la théorie du grand remplacement. Les diffuseurs de droite, eux, le prennent au premier degré. Peu importe le débat sur le ton : les mots sont là, crus, et ils circulent.
Et Mélenchon, lui, encense le type. Logique, non ? Dans la grande entreprise « toutes les voix comptent pour arriver au pouvoir », pourquoi s’embarrasser de détails ? Les racailles anti-France, les idéologues qui fantasment sur le remplacement démographique et sexuel de la population native, les « streameurs « qui jouent avec les pires fantasmes racialistes… tant qu’ils rapportent des votes dans les banlieues ou chez les jeunes radicalisés, c’est du pain bénit.
On ne regarde pas à la mouture quand on a besoin de farine électorale.
Ironie du sort : le même Mélenchon qui hurle au fascisme dès qu’on évoque l’identité française, la sécurité ou l’assimilation, trouve parfaitement fréquentable un type qui, même en mode satire, formule explicitement le projet de noyer la race blanche sous une immigration destinée à la submerger… y compris dans les lits. Quelle élégance ! Quelle hauteur de vue ! On n’est plus à l’époque ringarde où un responsable politique se demandait si ses alliés internationaux ou médiatiques ne tenaient pas des propos abjects.
Non, aujourd’hui, l’important c’est le rapport de force. Et si pour ça il faut flatter ceux qui rêvent (sérieusement ou pour blaguer) de voir vos sœurs et vos filles servir de trophées au grand chamboulement démographique, eh bien on flatte.
Bien sûr, on nous expliquera que c’était de l’humour, que le contexte change tout, que seuls les « fachos » y voient malice. Comme on nous a expliqué mille fois que certaines « colère » de banlieue n’étaient que de la sociologie, que certaines « revendications » n’avaient rien à voir avec le rejet de la France, et que s’inquiéter de l’insécurité ou de l’immigration massive relevait du racisme primaire. Toujours la même musique : les ennemis déclarés de la nation sont des alliés objectifs, tant qu’ils votent bien.
Mélenchon n’a pas inventé le cynisme électoral. Mais il en offre une version particulièrement savoureuse : dénoncer sans relâche le racisme systémique tout en s’acoquinant avec des figures qui, même en mode parodique, parlent ouvertement de destruction raciale et de conquête sexuelle par l’immigration.
Toutes les voix comptent, surtout celles qui haïssent le pays qu’on prétend encore aimer. Bravo l’artiste. La France n’a qu’à bien se tenir : ses défenseurs de la « République universelle » ont trouvé de nouveaux amis très… ouverts d’esprit.
Christine Tasin
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