Elle boit pas, elle fume pas… la comédie au vitriol de Michel Audiard

Le charme corrosif d’un classique d’Audiard : , elle drague pas, mais… elle cause !

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Si la comédie française des années 70 possède un joyau de satire sociale et d’humour caustique, c’est bien ce long-métrage au titre à rallonge sorti en 1970. Réalisé par le maître incontesté du dialogue ciselé, Michel Audiard, ce film offre une plongée savoureuse dans les hypocrisies de la bourgeoisie française de l’époque.

Sortie en 1970, cette comédie au titre à rallonge réalisée par Michel Audiard demeure une satire sociale particulièrement mordante, portée par un casting cinq étoiles et des dialogues taillés sur mesure.

Annie Girardot malicieuse

Le cœur du récit repose sur la formidable Annie Girardot dans le rôle de Germaine (dite « Mémène »). Femme de ménage en apparence effacée et modèle, elle s’avère être une observatrice redoutable. En nettoyant les appartements de ses employeurs, elle accumule leurs secrets les plus embarrassants.

Au lieu d’un banal chantage financier, Germaine choisit d’utiliser les faiblesses des uns pour faire chanter les autres, provoquant une réaction en chaîne délectable où les masques de la bien-pensance volent en éclats.

Une distribution d’exception et des rôles au vitriol

Le film vaut pour le face-à-face savoureux entre les sommités du cinéma français de l’époque :

  • Annie Girardot (Germaine) : La domestique lucide et manipulatrice qui tire toutes les ficelles.

  • Bernard Blier (Alexandre Liéthard) : Le caissier de banque hypocrite, englué dans des affaires louches.

  • Jean Le Poulain (Monsieur Gruson) : Le sous-directeur de la banque, patron de Blier, autoritaire mais tout aussi vulnérable aux révélations de Mémène.

  • Mireille Darc (Francine Marquette) : La présentatrice de télévision très collet-monté, hantée par la peur que son passé dans les « ballets roses » ne soit dévoilé.

  • Sim (Monsieur Phalempin) : L’éducateur de patronage austère le jour, transformiste de cabaret la nuit.

L’art du bon mot et la satire des apparences

Au-delà du vaudeville, le film dresse un portrait féroce de la société française du début des années 70. Michel Audiard y égratigne avec une ironie mordante la morale de façade des notables et des élites.

Chaque réplique fuse avec une précision d’orfèvre. Servis par la verve d’Audiard, Girardot, Blier et Le Poulain se livrent à des joutes verbales mémorables où la gouaille populaire l’emporte haut la main sur la suffisance des bourgeois.

Extrait : 

 

 

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1 Commentaire

  1. Merci Jules pour cet évocation d’un cinéma hélas disparu. On pourrait tourner de nouveau un film de ce type avec Macron en vedette : il ne boit pas, il ne fume pas, il ne drague pas, mais qu’est-ce qu’il nous emmerde.