Légitime défense : deuxième principe, la détermination

Pour rappel, le premier principe.

https://resistancerepublicaine.com/2026/07/23/legitime-defense-premier-principe-la-vigilance/

Deuxième principe: la détermination

Il est difficile pour un homme domestiqué de se transformer en un instant en quelqu’un capable d’agir rapidement et avec détermination face à une situation d’urgence violente. La plupart d’entre nous ne sommes pas habitués aux situations d’urgence violentes, en particulier celles qui ne peuvent être résolues que par le recours à la force et à la violence de notre part. Ces situations d’urgence exigent un effort de volonté considérable pour nous transformer de poulets en faucons. La capacité à prendre des décisions, tout comme la vigilance, est dans une certaine mesure une caractéristique innée, mais, tout comme la vigilance, elle peut être renforcée. Dans un combat militaire formel, elle est fournie, ou devrait l’être, par des ordres appropriés venant d’en haut. En cas de légitime défense, elle doit être générée par soi-même, et c’est là que réside le problème.

Lorsque le combat est lancé, lorsqu’il devient évident que vous êtes confronté à une agression physique violente, votre vie dépend de votre capacité à choisir la bonne ligne de conduite et à la mettre en œuvre sans hésitation ni déviation. Il ne peut y avoir de tergiversations, il n’y a pas le temps. Réfléchir, c’est très probablement périr. Et il est important de se rappeler que la ligne de conduite spécifique que vous choisissez est, dans certaines limites, moins importante que la vigueur avec laquelle vous l’exécutez. La difficulté réside dans le fait que la bonne ligne de conduite, lorsqu’on est attaqué, consiste généralement à contre-attaquer. Cela va à l’encontre de notre comportement habituellement civilisé, et une telle décision est plutôt difficile à prendre, même pour une personne d’ordinaire résolue.

À défaut d’une expérience personnelle approfondie, que la plupart d’entre nous préféreraient ne pas acquérir, le meilleur moyen de cultiver une telle capacité de décision tactique passe par l’hypothèse: Que ferais-je si ? En réfléchissant de manière tactique, nous pouvons plus facilement parvenir à des solutions tactiques correctes, et la pratique, même théorique, tend à renforcer notre confiance dans nos solutions, ce qui, en retour, nous permet de prendre une décision plus facilement, et donc plus rapidement.

La common law anglaise, source de notre système juridique, stipule que vous pouvez recourir à la force et à la violence nécessaires pour empêcher un agresseur de vous infliger la mort ou des blessures graves, ou qu’il les inflige à votre épouse, à votre enfant ou à toute autre personne innocente. Vous ne pouvez pas poursuivre votre agresseur avec l’intention de le tuer. Vous ne pouvez pas porter de coups inutiles, mais si quelqu’un tente de vous tuer, vous êtes en droit de le tuer pour l’arrêter, s’il n’y a pas d’autre moyen. C’est là une formulation aussi simple que possible, et comme la loi en la matière est éminemment raisonnable, les aspects juridiques de la légitime défense n’ont pas à nous retenir dans la prise d’une décision défensive appropriée. Nous devons être certains que notre agresseur tente de nous tuer ou de nous mutiler, qu’il en est physiquement capable, et que nous ne pouvons l’arrêter sans le neutraliser. Ces conditions peuvent généralement être vérifiées en un clin d’œil. Nous pouvons alors poursuivre. (Soit dit en passant, dans ce contexte, le viol est généralement considéré comme un préjudice grave. Un homme qui a clairement l’intention de commettre un viol peut donc être blessé ou tué pour empêcher la réalisation de son dessein, si aucun autre moyen moins radical ne suffit.)

Ainsi, lorsque vous êtes attaqué, il est nécessaire d’évaluer la situation et de décider instantanément de la ligne de conduite à adopter qu’il faudra mettre en œuvre immédiatement avec toute la force dont vous disposez. Celui qui hésite est bel et bien perdu. Ne vous perdez pas en monologues intérieurs. Ne tardez pas. Soyez décisif.

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11 Commentaires

  1. Le principe de la légitime défense , n’a rien de secret : 1) se tenir loin des cons ; 2) si les belligérants ne comprennent pas le 1er principe ; une grande claque dans la tronche au niveau de la nuque ; 3) la finition de proximité pour le panache français.

  2. Bonjour, n’oublions pas en priorité que nous sommes des mammifères! Observez ce que fait tout mammifère du monde animal face au danger: vous aurez la réponse. Nul besoin d’intellectualiser quoique ce soit,faites confiance à votre instinct de survie de mammifère que votre cerveau archaïque a enregistré depuis des dizaines de millénaires et est toujours aujourd’hui capable de déclencher instantanément. Ce n’est pas un concept, c’est le fonctionnement inconscient de tout mammifère, humain ou pas. Notre inconscient collectif est plus à même de gérer le danger que des considérations hypothétiques. Sinon pour ceux qui tiennent vraiment à se préparer au cas où, intéressez-vous au Systema, art martial d’origine russe qui met en pratique chez l’humain les comportements des mammifères en ne faisant que concrétiser les trois seules réactions possibles priorisées en fonction des circonstances. Cet art russe est d’ailleurs particulièrement adapté aux……femmes. Bonne réflexion à tous.

    • La différence entre quoique (en un mot) et quoi que (en deux mots) dépend du sens de la phrase : le premier signifie « bien que », tandis que le second signifie « peu importe ce que ». Ne me remerciez pas, c’est juste pour votre édification. Quant à la modération, cessez de me reprocher de faire en sorte que les commentateurs ne passent plus pour des incultes.

    • C’est quand même un peu plus compliqué que ça, nous ne sommes pas des moutons. À notre cerveau reptilien (archaïque) est venu se greffer le cerveau limbique qui, lui, garde une expérience heureuse ou douloureuse de ce qu’il a vécu. Mais le pire est notre néocortex qui, lui, s’interroge sur le pourquoi : les musulmans veulent à tout prix nous égorger, eh bien, c’est notre humanisme. Finalement, servons-nous de notre cerveau reptilien, rentrons-leur dans le lard et ne faisons pas de quartier.

  3. Que faire contre trois gaillards de 90 kg pour 1m80 quand on pèse
    70 kg pour 1m68 , à part se faire massacrer ?

  4. J’ai ma bombe lacrymogène dans ma poche et un shocker électrique. Il paraît que ce serait interdit. La loi est du côté des assassins.

  5. Ce  »duo »: vigilance/action est d’une nécessité absolue! Une seconde de retard peut être fatale!!
    Pour étayer mon propos je rappellerai ce qui pendant  »la Guerre d’Algérie » a probablement fait le tour des popotes et qui nous a été répété par notre capitaine. Cela désigne de façon claire cette notion de vigilance/action!
    SI VOUS TOMBEZ EN EMBUSCADE, TIREZ LES PREMIERS. Cette devise ,je l’ai appliquée ………….et je suis encore là pour écrire.
    Un salut  »éveillé’ ‘à tous les lecteurs.

  6. Depuis la dernière guerre notre société s’est évertuée à produire des agneaux, maintenant elle laisse entrer les loups. Il nous importe de réveiller l’instinct primaire qui sommeille en nous sans crainte des sanctions.