Des pirates barbaresques à la suprématie islamique d’aujourd’hui

En 1797, les États-Unis consacraient près de 20 % de leur budget fédéral au paiement de tributs aux pirates barbaresques, un fardeau si lourd qu’il contribua à pousser l’Amérique à se doter de sa première véritable force navale.

➡️ Le concept de djihad s’inscrit dans une continuité historique ininterrompue depuis le VIIe siècle. Les dirigeants occidentaux contemporains commettent une erreur historique en qualifiant certains conflits de « guerres éternelles » qu’il serait possible de régler par la négociation ou le versement de tributs (jiziya), ignorant ainsi la nature permanente et idéologique du djihad.

L’époque des puissances barbaresques

Pendant des siècles, les États barbaresques (Maroc, Alger, Tunis et Tripoli) ont contrôlé les routes maritimes stratégiques de la Méditerranée. Leur modèle économique reposait en grande partie sur la capture de navires et la demande de rançons pour les équipages. Les puissances européennes préféraient alors payer un tribut annuel pour acheter la paix.

Le dilemme américain après l’indépendance

À la suite de sa guerre d’indépendance, la jeune république des États-Unis s’est retrouvée privée de la protection de la marine britannique. Sans flotte militaire d’envergure, ses navires de commerce sont devenus des cibles faciles. Dès les années 1790, les diplomates américains ont été contraints de négocier, d’offrir des cadeaux et même de construire des navires pour les dirigeants barbaresques afin de protéger leurs marins.

Le coût financier devint rapidement insoutenable. En 1797, le versement de ces tributs représentait près d’un cinquième (20 %) du budget fédéral américain. Face à cette humiliation et à la capture systématique de leurs équipages, un débat féroce s’est ouvert au Congrès américain sur l’impasse de cette stratégie de soumission.

Le tournant de 1801 et la naissance de la Navy

Le point de rupture survint en 1801 lorsque le pacha de Tripoli exigea des paiements encore plus élevés et déclara la guerre aux États-Unis. Le président Thomas Jefferson refusa de céder et choisit d’envoyer de nouveaux navires de guerre en Méditerranée. Ce choix marqua le début de la première guerre barbarique (1801–1805), suivie plus tard de la seconde guerre barbarique (1815). Ces conflits mirent fin au système des tributs et scellèrent la naissance de la marine américaine comme force globale, transformant l’identité des États-Unis qui passèrent d’une posture de vulnérabilité à une politique de force.

Le parallèle contemporain avec l’Iran

Bateau attaqué  dans le détroit d’Ormuz (mars 2026)

Il existe un parallèle direct entre cette période historique et la situation actuelle avec la République islamique d’Iran, définie comme un « État terroriste djihadiste constitutionnel ». En s’appuyant sur l’article 151 de la constitution iranienne et le verset coranique 8:60, l’armée iranienne se présente comme une armée idéologique ayant pour mission l’extension de la loi divine.

La position face à cette menace est claire : « Vous pouvez recevoir ces coups à perpétuité (de la part des Barbaresques ou des djihadistes chiites d’Iran), ou vous pouvez riposter comme Jefferson l’a fait, et comme le président Trump l’a fait samedi (21/06/25). »

Le témoignage historique de 1786

Pour illustrer les fondements historiques de cette confrontation, une rencontre décisive a eu lieu en 1786 à Londres. Thomas Jefferson et John Adams avaient alors interrogé l’ambassadeur de Tripoli pour comprendre les raisons de l’agressivité des corsaires envers une nation qui ne leur avait causé aucun tort.

Voici le compte rendu officiel de leurs échanges :

« Nous avons pris la liberté de poser quelques questions concernant les motifs de leurs prétentions à faire la guerre à des nations qui ne leur avaient causé aucun tort, et nous avons fait remarquer que nous considérions toute l’humanité comme nos amis dès lors qu’ils ne nous avaient fait aucun mal et ne nous avaient donné aucune provocation.

L’ambassadeur [de Tripoli] nous a répondu que cela était fondé sur les lois de leur Prophète, qu’il était écrit dans leur Coran que toutes les nations qui n’auraient pas reconnu leur autorité étaient des pécheurs, qu’il était de leur droit et de leur devoir de leur faire la guerre partout où ils se trouvaient, et de réduire en esclavage tous ceux qu’ils pouvaient faire prisonniers, et que tout musulman qui serait tué au combat était assuré d’aller au Paradis. »

Source : lien vers le texte d’origine en anglais ici https://sheikyermami.com/2026/07/bostom-from-the-barbary-pirates-to-todays-islamic-supremacy/

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1 Commentaire

  1. Merci Jules. Ces gens ont toujours vécu de rapines et de pirateries. C’est ça les mystères du Moyen-Orient. Malgré les évolutions des sociétés, ils n’ont pas changé. Chassez le naturel…