Vous connaissez la dernière de Barrot ? Le fidèle toutou de Macron, celui qui aboie au bon moment, remue la queue avec zèle et lèche les bottes avec une dévotion qui frise le record olympique. Dimanche dernier, à Versailles, le ministre des Affaires étrangères et vice-président du MoDem a sorti la phrase magique : le prochain président devra rendre le pouvoir aux Français pour rendre l’exécutif crédible .
Pardon ? Rendre le pouvoir ? Celui que Macron et sa bande ont confisqué avec une maestria digne des plus grands illusionnistes ? Celui qu’on a gentiment transféré à Ursula von der Leyen et à la technostructure bruxelloise pendant que le peuple regardait ailleurs, entre deux promesses de changement et de jeunes et nouvelles entreprises innovantes ?
Barrot, ce clown triste en costume bien coupé, ose nous faire la leçon sur la « fatigue démocratique » et la « colère des classes moyennes et populaires ». Lui, le pur produit du système qui a promis la France en grand et nous a livré le déclin en kit : dette stratosphérique, insécurité galopante, services publics en ruine, et un président que le monde entier regarde comme un phénomène de foire dans les sommets internationaux.
On se pince. Le même camp qui a méprisé les Gilets jaunes, traité les électeurs de « Gaulois réfractaires » et contourné le peuple à coups de 49.3 et de commissions européennes nous explique maintenant qu’il faudrait « rendre le pouvoir » via des référendums salvateurs. C’est beau comme un mea culpa… sauf que c’est le mea culpa des autres. Jamais le leur.
Pauvre Barrot. Fidèle jusqu’au bout de la laisse. Il aboie « démocratie ! » alors que son maître a passé sept ans à centraliser, verticaliser et technocratiser jusqu’à l’os. Et maintenant, il voudrait qu’on applaudît ce tardif sursaut de lucidité ? Trop tard, monsieur le caniche. Le spectacle a déjà trop duré, et le public commence à siffler.
Rire ? On rit jaune. Pleurer ? On en aurait presque envie, si ce n’était pas si pathétique.
En 2027, les Français risquent de rendre autre chose que le pouvoir : leur patience. Et là, ni Barrot ni son maître ne pourront rien y faire.
Parce que, quand même, avec les mêmes et la même poudre de Perlimpinpin … prétendre vouloir nous rendre un pouvoir cadenassé et nous faire croire que l’exécutif serait crédible malgré notre défiance envers les institutions, fallait oser !
On les voit venir de loin… En Macronie rien de nouveau : décentralisation accrue, refonte du contrat social entre générations, service civique ou militaire obligatoire, et surtout recours aux référendums dans les cent premiers jours du mandat… Autant de chantiers que Barrot souhaite soumettre directement au suffrage populaire pour restaurer la confiance . Ben voyons !
Gageons que le quidam va s’étonner du scepticisme avec lequel sa proposition est reçue ! Barrot est un proche de Macron depuis 2017 et il appelle à présent, au moment où l’hôte de l’Elysée doit changer, à corriger la confiscation du pouvoir mise en oeuvre depuis 9 ans par son maître qui l’a abandonné et aux caprices de Macron et aux compétences de l’UE !… Ubu roi, vous dis-je !
Forcément, beaucoup se demandent légitimement : pourquoi cet appel arrive-t-il maintenant, à quelques mois d’une présidentielle décisive ? Est-ce une réelle volonté de rééquilibrage démocratique ou une stratégie pour repositionner le centre face à la polarisation entre RN et gauche radicale ? Le diagnostic de Barrot sur la colère des classes moyennes et populaires rejoint des analyses partagées bien au-delà de son camp. Mais la capacité du camp macroniste à incarner le retour au peuple après sept années au pouvoir est… lunaire !
Quant au fond… Rendre le pouvoir aux Français passe-t-il vraiment par des référendums thématiques et une plus grande décentralisation ?
L’idée venant, forcément de Macron, elle ne peut qu’être mauvaise pour le peuple… une fois de plus. Je les sais capables d’amuser la galerie avec des thèmes bateaux pour éviter justement de parler de ce qui fâche, immigration, islam, Mercosur… On a déjà vu Macron à l’oeuvre pour casser le mouvement des Gilets jaunes avec les mêmes manipulations autour de l’arnaque du RIC…
Le peuple de France n’a-t-il rien appris ? Se laissera-t-il une fois de plus mener par le bout du nez ?
Christine Tasin
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Pas si certain d’une élection présidentielle en 2027 ! Il se pourrait bien que la clique qui soutient l’infâme Zelensky adopte sa façon de se maintenir au pouvoir…sans l’avis du peuple ! C’est-à-dire sans élections !!!!