C’est la crise chez les Anglais. Démission surprise de Keir Starmer le leader du parti travailliste, à peine 2 ans après sa victoire aux législatives de 2024 et départ du 10 Downing street après l’élection de son successeur prévue avant la rentrée parlementaire de septembre.
Il faut dire que, depuis des mois, le Labour accumule les défaites aux élections locales alors que le travailliste Andy Burnham (ex-maire du Grand Manchester, très populaire au Nord), son rival, vient de remporter une victoire grande victoire lors d’une élection partielle à Makerfield. Burnham devient donc le grand favori pour succéder à Starmer. Mais le Labour, pour l’heure arrive derrière Reform UK de Nigel Farage. En effet, le système biparti traditionnel a pris du plomb dans l’aile avec la montée fulgurante de ce dernier, le héros du Brexit, en tête des sondages et vainqueur des dernières élections locales . Nigel Farage attire en effet les mécontents et déçus de tous bords avec l’immigration, l’économie, les élites…
Quant aux conservateurs, (Conservative Party), les fameux tories, eux aussi sont en perte de vitesse et ne semblent pas prêts à profiter du désamour pour le Labour, d’ailleurs ils n’ont pas vraiment de leader charismatique.
Il reste les Verts et les « libéraux-démocrates » qui progressent un peu, surfant sur la mode écolo et le mécontentement général.
Bref gros risque d’instabilité, une élection générale anticipée pourrait bouleverser les traditions, habitudes… faire un vrai roi élu (pas le pantin Charles machin qui ne sert à rien à part coûter cher aux Anglais, mais chacun son héritage) et projeter Nigel Farage au 10 Downing street ?
Addendum : ce que les Britanniques reprochent à Starmer, l’un des premiers ministres les plus impopulaires de l’Angleterre des dernières décennies) et à son gouvernement.
– Manque de vision et de communication, pas de vrai projet, terne, juridique, sans charisme, froid…
– Gestion économique désastreuse, coût de la vie augmentant sans cesse, hausses d’impôts perçues comme injustes notamment pour les retraités, les fermiers, peu de croissance, et grosse crise du pouvoir d’achat.
– Services publics en déshérence notamment à la Santé ( NHS. Listes d’attente interminables, sentiment d’inaction...)
– Immigration : Incapacité (si tant est qu’il y ait volonté…) à stopper les bateaux, politique jugée trop laxiste par une partie de l’électorat…
– Scandales et volte-face sur les réformes, coupes dans les aides aux retraités, corruption, l’énorme scandale des petites Anglaises prostituées à Telford que Tommy Robinson dénonce depuis des lustres…
– Politique étrangère et intérieure : Soutien à Israël critiqué à gauche, mesures d’austérité sur les prestations sociales, sentiment que le gouvernement est déconnecté de la réalité avec les classes populaires et le Nord.
Bref, un Starmer accusé d’être indécis, faible (sauf pour encenser le nazi ukrainien et encourager Macron à nous envoyer à la guerre).

Beaucoup de Britanniques, y compris d’anciens électeurs du Labour, expriment une profonde déception : «On attendait du changement, on a eu plus de la même chose avec un emballage différent. »
Perspectives
L’arrivée probable Andy Burnham pourrait redonner un souffle plus populaire, moins londonien, mais la majorité sera fragile, les électeurs désabusés et l’opposition Reform en pleine forme…
Il n’est pas aberrant d’imaginer une élection générale anticipée d’ici 2029…
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Les gens ont voté Brexit pour retrouver leurs frontières. Lui n’a rien fait contre l’immigration.