
Le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre au Moyen-Orient par des tirs de roquettes sur Israël le 2 mars. Depuis, les opérations israéliennes au Liban ont fait 4.057 morts, selon un dernier bilan du ministère libanais de la Santé samedi. Source
Le 19 juin 2026, le sud du Liban a connu une nouvelle flambée de violence. Des frappes aériennes israéliennes ont fait au moins 47 morts côté libanais (dont des civils) et une centaine de blessés, selon les autorités libanaises. En face, Tsahal a annoncé la mort de quatre de ses soldats, tués dans un accrochage près de Nabatiyé, dans le sud du pays.
Ces événements interviennent dans un contexte extrêmement fragile, nous en avions parlé ces derniers jours, nous ne voyions pas comment Trump pourrait mettre fin à ce conflit à l’heure où il signe une paix séparée, laissant dans les faits Israël se débrouiller avec les exaltés d’en face…
Un protocole d’accord irano-américain, signé quelques jours plus tôt, visait à instaurer une trêve régionale, y compris au Liban. Une cessation des hostilités avait été annoncée, mais elle n’a pas tenu face à des échanges de tirs. Le Hezbollah, allié de l’Iran, affirme avoir visé des positions israéliennes en riposte à l’occupation partielle du sud du Liban par Tsahal. Israël présente ses opérations comme des réponses ciblées contre des infrastructures et combattants du Hezbollah après des attaques (missiles, drones).
Quid du contexte ?
Le Liban est entraîné dans ce cycle depuis mars 2026, lorsque le Hezbollah a ouvert un front en soutien à l’Iran et au Hamas. Les bilans cumulés font état de plusieurs milliers de morts, majoritairement libanais, et d’une dévastation supplémentaire d’un pays déjà exsangue depuis des décennies : guerre civile (1975-1990), occupations successives, crises économiques et politiques chroniques, et influence dominante du Hezbollah, qui agit comme un « État dans l’État ».
Israël, de son côté, considère le Hezbollah comme une menace existentielle à sa frontière nord, armée et financée par Téhéran. Les frappes visent à affaiblir cette capacité militaire. Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a réaffirmé que ses troupes resteraient « aussi longtemps que nécessaire » pour sécuriser la zone et on ne peut que lui donner raison et même l’applaudir. Chapeau Netanyahu ! Abandonné par Trump, traîné dans la boue, il résiste et rend coup pour coup.
A–t-il le choix, d’ailleurs ? A la tête d’un tout petit pays gros comme 2 départements français, voué aux gémonies, aux attentats, aux menaces, malédictions, mensonges et même aux envies de certains de faire renaître Hitler et sa solution finale… c’est le combat de David contre Goliath. Heureusement David était juif, c’est de bonne augure malgré tout.
Réactions politiques
Itamar Ben Gvir, ministre de la Sécurité nationale a réagi avec virulence : Tout le Liban doit brûler et Au Proche-Orient, on ne gagne pas avec des réactions mesurées. Il faut […] éradiquer. Et vaincre le terrorisme . Des propos qui reflètent la ligne dure au sein de la coalition israélienne, (ô combien nécessaire face aux ordures d’octobre 2023) mais qui ont été critiqués internationalement pour leur caractère incendiaire. Evidemment… un vent de dhimmitude souffle dans le monde entier
Du côté libanais, le président Joseph Aoun a dénoncé « une escalade dangereuse qui sape les efforts de paix ». Des milliers de civils ont fui le sud vers le nord du pays.
Or, il s’agit bien d’un cycle infernal. Comment y mettre fin ? Il suffit de voir les tarés de LFI qui depuis des années partent en croisière en Israël juste pour crier leur haine des juifs qui ont le mauvais goût de ne pas se laisser exterminer par le Hamas…
Depuis plus de 50 ans, le Liban paie le prix fort de son instrumentalisation par des acteurs externes (Syrie, Iran via le Hezbollah, Israël bien obligé de répondre… ). Le Hezbollah a largement contribué à la destruction du pays en imposant une logique de confrontation permanente, aux dépens de la souveraineté libanaise et du bien-être d’une population pas vraiment faite pour vivre ensemble : chiites, sunnites, chrétiens, druzes….
Certes, la solution n’est pas simple. Une victoire militaire totale d’Israël semble illusoire sans un changement politique profond au Liban (désarmement du Hezbollah, renforcement de l’armée libanaise, accords internationaux). Inversement, la stratégie du Hezbollah —résistance à tout prix — a surtout apporté ruines et souffrances aux Libanais. Beaucoup d’observateurs appellent à un sursaut national libanais pour reprendre le contrôle de son destin, loin des groupes rebelles régionaux…
La diplomatie (médiation américaine, qatarie, etc.) tente de sauver un cessez-le-feu, mais la méfiance est profonde des deux côtés. Tant que les armes parleront plus fort que la politique, les civils paieront le prix le plus lourd, et les soldats israéliens continueront de tomber comme les Libanais.
La situation reste très volatile. Un vrai apaisement exigerait non seulement des accords sur le papier, mais surtout une volonté réelle de tous les acteurs de sortir de la logique de destruction mutuelle. Le Liban, pays historiquement riche et divers (pour qui j’ai eu un coup de foudre incroyable en le découvrant juste avant le Covid) mérite mieux que d’être un champ de bataille permanent.
Mais, je le répète, à part bouter le Hezbollah hors du Liban pour qu’ils aillent rejoindre l’un des 57 Pays musulmans de la planète, je ne vois pas de solution à court terme.
Le sens de l’histoire, depuis 1974, est-il que le Liban est foutu et pourrait bientôt tomber dans l’escarcelle des pays musulmans et en devenir le 58ème ? On peut comprendre qu’un Ben Gvir, exaspéré, marqué par la mort de ses hommes, ne voie plus d’autre solution que la destruction du Liban pour faire disparaître les abominables du Hezbollah…et sauver Israël et ses habitants. Et ça se comprend. Quel homme pourrait envisager de voir mourir ses enfants sans vouloir détruire leurs assassins possibles ?
Christine Tasin
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