Emmanuel Macron ne recule décidément devant aucune bassesse pour accélérer son agenda de guerre contre la Russie. Une guerre pour occulter le bilan catastrophique de ses deux quinquennats : faillite de l’Etat avec une dette de plus de 3 500 milliards d’euros, effondrement de l’économie, appauvrissement des Français, déclassement de notre pays, une école et des services hospitaliers à l’abandon, une immigration totalement hors de contrôle – cinq millions de migrants en dix ans – et ses conséquences effroyables : explosion des violences dans nos villes et nos villages, explosion du narcotrafic, etc. C’est la technique de tous les dictateurs : une guerre contre un ennemi fabriqué de toutes pièces – la Russie n’a ni le désir, ni les moyens de nous attaquer – pour détourner l’attention du peuple du malheur dans lequel sa politique l’a plongé. Il vient ainsi d’envisager, nouvelle et évidemment non ultime provocation contre la Russie, que les troupes ukrainiennes défilent sur les Champs Elysée ce 14 juillet.
L’inculte Macron connaît-il la nature des forces qu’il invite ainsi à souiller le pavé parisien ? Petit rappel…
Andriy Melnyk : Shoah par balles et génocide des Polonais
Le 25 mai 2026, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a organisé des funérailles nationales en l’honneur d’Andriy Melnyk, une figure historique de la collaboration des Ukrainiens avec l’Allemagne nazie durant la Seconde guerre mondiale, ne soulevant aucune vague d’indignation en Europe. Silence total de toute la classe politique française, de LFI au RN, et naturellement des médias aux ordres.
Andriy Melnyk (1890-1964) fut l’un des principaux dirigeants de l’Organisation des nationalistes ukrainiens (OUN), un mouvement ultra-nationaliste, anti-polonais, anti-soviétique et antisémite, prônant une Ukraine ethniquement pure, qui a collaboré activement avec l’Allemagne nazie pendant la Seconde guerre mondiale dans l’espoir de libérer l’Ukraine du joug soviétique. Sous sa direction, l’OUN a joué un rôle dans des violences massives contre les Juifs et les Polonais, notamment via la police auxiliaire ukrainienne et la division Waffen-SS Galicie, une unité militaire composée de volontaires ukrainiens ayant prêté allégeance à Hitler.
Son mouvement a été l’un des principaux responsables de la Shoah par balles — l’extermination systématique des Juifs par fusillades en Europe de l’Est. On lui « doit » aussi le génocide des Polonais de Volhynie en 1943. La Volhynie, une région multiethnique sous occupation nazie, a été le théâtre d’un génocide méconnu : les nazis ukrainiens de l’OUN et de son bras armé, l’UPA (Armée insurrectionnelle ukrainienne), ont massacré entre 60 000 et 100 000 Polonais. Leur objectif : éliminer la présence polonaise pour créer une Ukraine ethniquement pure.
Les méthodes étaient d’une barbarie extrême : villages encerclés et incendiés, habitants abattus, torturés ou brûlés vifs, églises catholiques (symbole de la communauté polonaise) ciblées et détruites. Les survivants étaient expulsés sous peine de mort. Des fosses communes et des témoignages accablants attestent de l’ampleur des crimes. Aujourd’hui, la Pologne qualifie ces massacres de génocide, mais l’Ukraine les minimise, voire les nie, préférant célébrer l’UPA comme un mouvement de « libération nationale ».
Honneurs militaires pour Melnyk : un hommage d’État à un collaborateur nazi et à un tortionnaire
Ce 25 mai, Zelensky a présidé une cérémonie officielle au cimetière militaire national près de Kiev, où les dépouilles de Melnyk et de son épouse ont été réinhumées avec tous les honneurs militaires. Cette décision s’inscrit dans le cadre d’un projet plus large : la création d’un « Panthéon des héros ukrainiens », destiné à célébrer les figures historiques du pays. En choisissant d’honorer Melnyk, – qu’il a qualifié de « figure majeure de l’histoire ukrainienne », Zelensky nargue ses partenaires européens. Mais il sait qu’aucun ne le désavouera : les Macron, Merz et autres Starmer voient dans une future guerre contre la Russie l’occasion de se refaire une virginité auprès de leur opinion publique. Zelensky leur est donc trop précieux.
Le ministère israélien des Affaires étrangères de son côté a rappelé que Melnyk et son mouvement avaient « soutenu et collaboré avec l’Allemagne nazie durant la persécution et l’assassinat de millions de Juifs », soulignant que de tels hommages portent atteinte aux principes moraux fondamentaux du devoir de mémoire. La Pologne, quant à elle, voit dans cette réhabilitation une insulte à la mémoire des victimes polonaises de l’OUN. Elle est bien seule en Europe à avoir protesté…
Stepan Bandera : symbole de la dérive néonazie de l’Ukraine
La réinhumation de Melnyk avec les honneurs officiels de l’Etat ukrainien n’est pas un cas isolé. Depuis 2014, l’Ukraine a réhabilité plusieurs figures controversées liées à l’OUN et à l’UPA. Ces groupes ont collaboré avec les nazis et commis de nombreux crimes de guerre.
Cette tendance s’est accélérée depuis le début de la guerre contre la Russie. En 2023, Zelensky a même baptisé une unité militaire « Héros de l’UPA », sans aucune protestation internationale, sauf naturellement celle de la Russie.
Dans le « Panthéon des héros ukrainiens » figure en tout premier lieu Stepan Bandera (1909–1959), symbole des violences extrêmes du XXe siècle. Né en Galicie, Bandera rejoint dès les années 1920 l’OUN. En 1940, il prend la tête de la faction radicale de l’OUN (OUN-B), qui collabore avec l’Allemagne nazie dès avant l’invasion de l’URSS en 1941. Bien que les nazis l’aient emprisonné en 1941 pour avoir proclamé un État ukrainien indépendant sans leur accord, Bandera a participé à la tête de l’OUN-B à la Shoah par balles, collaborant ainsi à l’extermination des Juifs d’Europe de l’est. Avec Melnyk, Bandera est l’artisan du génocide des Polonais de Volhynie en 1943.
A la fin de la guerre, Bandera fuit en Allemagne où il continue à diriger l’OUN-B. Il est assassiné par le KGB en 1959 à Munich. En Ukraine, il est célébré comme un héros de l’indépendance, avec des statues, rues et commémorations officielles. En Pologne et en Israël, il est considéré comme un collaborateur nazi et un criminel de guerre, responsable de génocides et de crimes contre l’humanité.
Bataillon Azov : origines et symboles ouvertement nazis
Le bataillon Azov est né en avril 2014, dans le contexte de la guerre du Donbass, après l’annexion de la Crimée par la Russie et le déclenchement du conflit séparatiste prorusse. Il a été fondé par Andriy Biletsky, une figure centrale des mouvements néonazis ukrainiens. À l’origine, Azov était une milice composée de combattants néonazis, de hooligans et de cas sociaux en rupture de ban, déterminés à lutter contre les forces prorusses.
En novembre 2014, le bataillon a été officiellement intégré à la Garde nationale ukrainienne, une branche des forces armées, sous le nom de « régiment Azov ». Cette intégration a permis à l’unité de bénéficier d’un financement public, d’un entraînement militaire professionnel (notamment avec des instructeurs occidentaux, dont des Américains et des Canadiens).
Azov a adopté des symboles explicitement liés à l’idéologie nazie. Parmi les plus marquants :
- Le Wolfsangel, une rune en forme de « crochet » ou de « Z » brisé, utilisée par les divisions SS pendant la Seconde Guerre mondiale, notamment la 2e division SS Das Reich et la 34e division SS Landstorm Nederland. Pour Azov, ce symbole est censée représenter la « résistance » et la « volonté de combat ».
- Le Soleil noir est un symbole ésotérique associé à l’occultisme nazi, popularisé par Heinrich Himmler et les cercles mystiques du Troisième Reich. Il apparaît sur certains drapeaux, patchs et insignes du régiment Azov, souvent combiné avec d’autres références néonazies
- L’idéogramme « Idea Natsii » (Idée de la Nation), un logo inspiré des mouvements néonazis ukrainiens des années 1930, proche des symboles de l’OUN
- Le drapeau noir et bleu : le drapeau officiel du régiment reprend les couleurs noir et bleu, avec le Wolfsangel en son centre. Ces couleurs sont aussi celles du drapeau de l’OUN, renforçant le lien avec l’héritage nazi.
Les militaires d’Azov pratiquent le salut nazi au sein du bataillon. Une pratique qui a fait tache d’huile dans l’ensemble de l’armée kievienne. Certains bataillons affiliés arborent des croix celtiques et des runes nordiques, clairement marquées par l’idéologie néonazie.
Azov, fer de lance de la répression contre les populations civiles du Donbass
Depuis 2014, les populations pro-russes du Donbass ont subi une répression systématique de la part des bataillons volontaires ukrainiens, comme Azov, Aidar ou Dnipro-1. Sous couvert de « lutte contre les séparatistes », ces groupes ont commis des exactions d’une violence inouïe, avec la complicité — voire l’encouragement — des autorités de Kiev.
Parmi les crimes les plus odieux figure l’incendie criminel de la Maison des syndicats d’Odessa, le 2 mai 2014. Ce jour-là, des miliciens du Secteur droit (Pravy Sektor) et des nationalistes radicaux, soutenus par la police ukrainienne, ont encerclé et pris d’assaut le bâtiment où s’étaient réfugié des manifestants anti-Maïdan, majoritairement pro-russes. Les assaillants ont lancé des cocktails Molotov, bloqué les issues et tiré sur ceux qui tentaient de fuir. Bilan : au moins 48 morts, brûlés vifs ou abattus. Les survivants ont témoigné d’exécutions sommaires et de tortures. Pourtant, aucune enquête sérieuse n’a abouti, et les responsables n’ont jamais été punis.
Ces milices ont aussi enlevé, torturé et assassiné des milliers de civils dans le Donbass. Des rapports de l’OSCE et d’Amnesty International ont documenté des cas de disparitions forcées, de violences sexuelles et de travail forcé imposé aux populations locales. Les bataillons Aidar et Azov, intégrés à l’armée ukrainienne, ont été accusés de pillages, de destructions ciblées d’infrastructures civiles et de meurtres extrajudiciaires. À Marioupol, avant 2022, des miliciens ont exécuté des opposants politiques sous prétexte de « trahison ».
14 000 morts dans le Donbass depuis 2014 : un bilan humain délibérément ignoré par l’Occident
Depuis le début du conflit dans le Donbass en avril 2014, plus de 14 000 civils ont trouvé la mort, selon les estimations de l’ONU et des organisations humanitaires. Ce chiffre, souvent minimisé ou occulté par les médias occidentaux, témoigne de l’ampleur tragique d’une guerre qui a déchiré l’Ukraine et ravagé des régions entières.
Le conflit a éclaté après le coup d’État de Maïdan en février 2014, qui a renversé le président pro-russe Viktor Ianoukovytch. Les populations du Donbass, majoritairement russophones et attachées à leurs liens historiques avec la Russie, ont rejeté le nouveau gouvernement de Kiev, perçu comme illégitime et dominé par des forces nationalistes radicales. En réponse, Kiev a lancé une opération militaire contre les séparatistes, avec le soutien de bataillons néonazis comme Azov, Aidar ou Dnipro-1.
Une guerre aux conséquences humaines dramatiques
Entre 2014 et 2022, avant l’invasion russe à grande échelle, le conflit a déjà fait plus de 14 000 morts, dont une majorité de civils pro-russes tués par des bombardements, des tirs d’artillerie ou des exactions ciblées, ainsi que des dizaines de milliers de blessés, souvent laissés sans soins dans des zones de combat. On déplore également plus de 2 millions de déplacés, fuyant les combats et les violences.
Les bombardements indiscriminés sur des zones résidentielles, comme ceux menés par l’armée ukrainienne sur Donetsk ou Louhansk, ont causé des destructions massives et des pertes civiles. Des écoles, hôpitaux et infrastructures civiles ont été ciblés, en violation flagrante du droit international humanitaire.
Malgré les rapports de l’ONU, d’Amnesty International et de Human Rights Watch, les exactions commises par l’armée ukrainienne et ses milices néonazies contre les populations pro-russes du Donbass ont été largement ignorées par les médias occidentaux. Les meurtres, tortures et disparitions forcées attribués à des groupes comme Azov ou Aidar n’ont jamais fait l’objet de poursuites judiciaires.
Un silence complice
L’Occident, en soutenant sans réserve le gouvernement ukrainien et ses milices néonazies, a fermé les yeux sur ces crimes. Pourtant, le bilan humain du Donbass est là : 14 000 morts, des villes en ruines, et une population traumatisée. Ce chiffre doit rappeler que la guerre en Ukraine n’a pas commencé en 2022 comme l’affirment mensongèrement les médias occidentaux alignés sur la propagande otanienne, mais bien huit ans plus tôt, avec des victimes que l’Occident s’empresse d’occulter. Jusqu’où l’Ukraine est-elle prête à aller pour effacer son passé collaborationniste au nom de son alignement sur les intérêts de l’Amérique dans sa lutte contre la Russie ?
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Faire défiler des unités ukrainiennes aux liens avérés avec le nazisme — comme le tristement célèbre régiment Azov, ou les héritiers de l’UPA, responsables de nombreux crimes de guerre — sur l’avenue même où défilèrent les libérateurs de Paris en 1944, serait une profanation. Les Champs-Élysées sont le lieu où, le 26 août 1944, au terme d’une semaine de combats pour la libération de Paris, le général de Gaulle, entouré des généraux Koenig et Leclerc, est acclamé par une foule immense, massée entre la place de l’Étoile et celle de la Concorde. C’est là que l’héroïque 2e Division blindée du général Leclerc et les Forces Françaises de l’Intérieur ont scellé la libération de la France après quatre années d’Occupation. C’est là que tous les résistants, et avec eux tous les Français, ont écrit l’une des plus belles pages de notre histoire. Des milliers ont été torturés, déportés, fusillés pour que vive la France. Ces unités, Azov, Aidar ou Dnipro-1…, ne sont pas des exceptions marginales : elles sont intégrées, célébrées, financées par un État qui, avec Zelensky et son régime de corruption, réhabilite ouvertement nos ennemis d’hier au nom d’une guerre qui n’est pas la nôtre. Si une armée étrangère a toute sa place sur les Champs ce 14 juillet, c’est bien l’armée russe sans laquelle notre pays ne se serait jamais libéré de l’occupant allemand.
Macron nous convie à un défilé de la honte. Ce sera sans nous.
Henri Dubost
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