« Mieux vaut être dans la majorité » : pourquoi les jeunes Afrikaners se ruent vers les enclaves blanches

Protégée des barbares, Sune Jansen van Rensburg, une jeune résidente de Kleinfontein, pose pour une photo dans un jardin à Kleinfontein le 19 septembre 2025

Toute une génération a grandi dans le monde clos d’Orania, l’enclave afrikaner réservée aux Blancs en Afrique du Sud, en marge de la nation arc-en-ciel qui célèbre cette année son 35e anniversaire.

Cette ville aride, fondée dans la province du Cap-Nord en 1991, compte aujourd’hui un peu plus de 3 000 habitants.

Et de plus en plus de jeunes issus de la minorité blanche s’installent dans cette petite ville, attirés par une nouvelle université et un sentiment d’appartenance forgé dans le creuset culturel du pays.

Afrique du Sud : le grand exode intérieur de la jeunesse afrikaner

Face aux fractures persistantes de l’Afrique du Sud moderne, une partie de la minorité blanche fait un choix radical : la sécession quotidienne. Trente-cinq ans après la fin de l’apartheid, de plus en plus de jeunes Afrikaners tournent le dos au modèle de la « nation arc-en-ciel » pour se réfugier dans des enclaves autogérées comme Orania ou Kleinfontein. Ce phénomène, loin d’être un simple repli nostalgique, s’impose aujourd’hui comme une démarche pragmatique et politique pour une génération en quête de repères.

Survivre à l’insécurité chronique de l’extérieur à majorité noire

L’Afrique du Sud affiche un taux de criminalité parmi les plus élevés du monde.

Au cœur de cette dynamique migratoire interne se trouve un argument implacable : la sécurité. Dans un pays où la violence est perçue comme hors de contrôle par ces communautés, les enclaves fortifiées offrent une bulle de sérénité unique. À Kleinfontein, une colonie de 1 500 habitants ultra-sécurisée près de Pretoria, les nouveaux résidents arrivent souvent après avoir subi des traumatismes majeurs dans les grandes métropoles.

Pour ces familles, le choix de vivre derrière des barrières est d’abord un choix de survie. « Si mon enfant se promène dans ma maison, je veux qu’il interagisse avec des gens qui partagent les mêmes valeurs et la même vision du monde », explique Sune, 21 ans, installée ici après une tentative d’effraction violente à Pretoria. Dans ces villes closes, la criminalité de sang est quasi inexistante, offrant un contraste saisissant avec le reste du pays.

Fuir le système anti-Blancs

Au-delà de la peur physique, c’est le sentiment d’être marginalisés par l’État central qui pousse les jeunes vers ces refuges. Beaucoup d’Afrikaners estiment que les politiques de discrimination positive menées par le Congrès national africain (ANC) au pouvoir briment leur avenir économique. Ils dénoncent un système qui, selon eux, favorise systématiquement la majorité noire sur le marché de l’emploi et dans l’attribution des contrats publics.

« La discrimination en Afrique du Sud est brutale. Si votre entreprise n’est pas détenue majoritairement par des Noirs, vous ne pouvez pas trouver d’emploi », affirme Dannie de Beer, l’un des responsables de Kleinfontein, qui évoque une véritable « bataille pour la survie » des minorités. Pour ces résidents, le pouvoir noir a simplement inversé les mécanismes d’exclusion au détriment des descendants de colons européens.

Rebâtir l’identité afrikaner par le travail et la foi

Doret Le Cornu, 23 ans, pose pour un portrait devant une croix à Orania, le 29 janvier.

Alors que des milliers d’Afrikaners sont séduits par l’offre d’asile du président américain Donald Trump, Doret Le Cornu, âgée de 23 ans, a trouvé refuge à Orania lorsqu’elle s’y est installée il y a trois ans.

« C’est un endroit où nous voulons bâtir sur cette culture et ne pas la perdre ».

« Nous sommes ici majoritaires, sans avoir à craindre qu’une majorité plus importante nous entoure. »

Face à ce qu’ils qualifient de persécution, la réponse de cette jeunesse est collective et culturelle. À Orania (3 000 habitants), l’ouverture récente d’un institut de formation technique est devenue le symbole de ce renouveau. Le but ? Former une main-d’œuvre qualifiée, exclusivement blanche et afrikaner, capable de bâtir une économie totalement autonome, sans dépendre de l’État ni des travailleurs extérieurs.

Les critères d’entrée dans ces communautés sont drastiques : piété chrétienne, maîtrise absolue de la langue afrikaans et adhésion stricte aux valeurs traditionnelles. Les jeunes qui ont tenté l’aventure dans les grandes villes cosmopolites comme Le Cap reviennent souvent déçus et épuisés par le coût de la vie et le multiculturalisme. Ils trouvent dans ces villages une homogénéité rassurante.

« C’est un endroit où nous voulons bâtir sur cette culture et ne pas la perdre », résume Doret, 23 ans. « Nous sommes ici majoritaires, sans avoir à craindre qu’une majorité plus importante nous entoure. » Qu’il s’agisse de l’exil vers ces citadelles intérieures ou vers l’étranger, cette démarche témoigne d’une rupture profonde : pour ces jeunes, l’avenir ne se conjugue plus ensemble, mais séparément.

Manifestation de Noirs en 2025 pour exiger l’interdiction du refuge des Blancs

Les habitants de Kleinfontein sont strictement afrikaners et affirment être une minorité opprimée et menacée.un pays où le parti au pouvoir, le Congrès national africain (ANC), accorde un traitement préférentiel à la population noire.

Dannie de Beer, le vice-président du conseil d’administration de Kleinfontein, insiste sur le fait que les fermiers blancs sont « indésirables » dans le pays et qu’ils sont confrontés à une « mascarade tout aussi grave que l’apartheid ».

Texte : Jules Ferry.Source Dailymail

Photos : Daily mail, reportage du dimanche 7 juin 206

Norman van Heerden (à gauche), 18 ans, Belly Sharpe (au centre), 18 ans, et Eben Mans (à droite), 20 ans, posent pour un portrait dans une chambre du « Vaalbos Manskoshuis », l’auberge pour garçons de Vaalbos, à Orania, le 28 janvier.


Un spectateur fait griller de la viande sur un braai (barbecue) lors d’une course sur piste ovale en terre battue au club Orania Ovaalbaan à Orania, le 30 mai.

Un groupe d’étudiants observe une chambre de la résidence universitaire Steenbok à Orania, le 29 janvier.

Eben Mans, 20 ans, pose pour un portrait dans sa chambre du « Vaalbos Manskoshuis », l’auberge pour garçons de Vaalbos, à Orania, le 2 janvier.

Cara Tomlinson, 24 ans, pose pour un portrait au musée « Kultuurhistoriese » (histoire culturelle) à Orania, le 27 janvier.

Étudiants de l’institut de formation Bo-Karoo Opleiding à Orania lors d’une répétition pour le concert de juin, le 27 janvier

Belly Sharpe, 18 ans, pose pour un portrait dans sa chambre du « Vaalbos Manskoshuis », l’auberge pour garçons de Vaalbos, à Orania, le 28 janvier.

Les élèves du Bo-Karoo Opleiding s’entraînent sur le terrain de rugby d’Orania, le 27 janvier.

Une croix éclairée d’ampoules rouges orne la façade d’une maison à Orania, le 28 janvier.

Un groupe d’étudiants lors d’une pause devant l’institut de formation Bo-Karoo Opleiding à Orania, le 28 janvier

Carel Boshoff (à droite) tient son petit-fils Carel Boshoff. Alida Boshoff (à droite), 23 ans, est assise par terre à côté de son frère Hendrik Boshoff (à gauche), 28 ans. Anje Boshoff tient son petit-fils Sarel Boshoff, 4 ans. Willem Boshoff (à gauche), 20 ans, se tient debout à côté de son frère Carel, qui tient son fils Hendrik, 1 an. Il se tient également debout à côté de sa femme Melissa Boshoff à Orania, le 28 janvier.

Le 30 mai, des habitants d’Orania ont dévoilé une statue commémorative représentant un soldat britannique donnant un coup de pied à une femme boer tenant la main d’un enfant, au cimetière construit sur le site de l’ancien camp de concentration de Doornbult, près d’Orania, datant de la guerre des Boers.

Belly Sharpe (C), 18 ans, et Eben Mans (R), 20 ans, rient avec un ami à l’entrée de leur appartement au « Vaalbos Manskoshuis », le foyer pour garçons de Vaalbos, à Orania, le 28 janvier.

Des habitants d’Orania prient au cimetière construit sur le site de l’ancien camp de concentration de Doornbult, datant de la guerre des Boers, près d’Orania, le 30 mai.

Morne PEP Pretorius (à gauche), 19 ans, et Stephan Miellies Botha (à droite), 20 ans, posent pour un portrait à Orania, le 2 janvier.

Deux groupes d’étudiants construisent une clôture à la ferme de l’institut de formation Bo-Karoo Opleiding, à Orania, le 29 janvier.

Des étudiants discutent sur le balcon de la résidence universitaire Steenbok à Orania, le 29 janvier.

Phillip Brits, habitant de Kleinfontein, et son chien Milo posent pour une photo à leur domicile le 19 septembre 2025.

Un habitant tire sur une cible avec un fusil à air comprimé lors de l’Oesfees (fête des récoltes) à Kleinfontein le 13 septembre 2025.

Des habitants participent à un jeu de corde à tirer lors de l’Oesfees (fête des récoltes) à Kleinfontein le 13 septembre 2025.

Dannie de Beer, vice-président de la communauté de Kleinfontein, pose pour une photo devant une fresque murale de Paul Kruger, le premier président élu de la République du Transvaal en 1883, à Kleinfontein, le 19 septembre 2025.

Un habitant tire sur une cible avec un fusil à air comprimé lors de l’Oesfees (fête des récoltes) à Kleinfontein le 13 septembre 2025.

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26 Commentaires

  1. Un jour ils envahiront les quelques enclaves où les blancs ont pensé se mettre à l’abri, et ce sera un carnage.

  2. Les blancs ont créé un pays tout neuf, sur une terre vierge.
    Ils ont commis l’erreur de laisser entrer les noirs pour travailler, dans les métiers manuels de base.
    Comme les noirs sont dix fois plus prolifiques, ils ont vite pris le dessus, en quelques décennies, ils sont devenus plus nombreux.
    Maintenant quelques blancs subsistant, sont obligés de vivre dans des ghettos.
    Une grande partie des fermiers blancs ont été assassinés dans des massacres sanglants et odieux à l’arme blanche.
    Les noirs jalousent la réussite du blanc, celui qui bosse pour créer quelque chose.

  3. J’espère que cette enclave blanche ne se fera pas attaquer… Comment résister au nombre ? J’observe que ces jeunes sont vraiment costauds et paraissent plus âgés que leur âge… Mais leur communauté est-elle assez importante pour éviter la consanguinité ? C’est un problème qui risque de se poser dans la durée.

  4. Lorsque j’ai vu un documentaire sur les ghettos blancs d’Afrique du Sud ( ce n’était pas Orania) on ne pouvait pas ne pas remarquer que même le plus pauvre de ces bidonvilles était plus propre et mieux agencé que n’importe quel autre squat de clandos ou disons racisés, France y compris

  5. A la vue de ce qui se prépare chez nous ne soyons pas naïfs et dupe ! n’allez pas dans des endroits où votre sécurité et celle de votre famille ne soit pas assurée et garantie , je n’en dirais pas plus car il y a des choses qui se comprennent sans que l’on soit obligé de les expliquer . La France coloniale a fait surtout des pays a ceux qui n’en avait pas ce qui n’empêche pas ces pays de nous cracher a la figure chaque fois que l’occasion se présente , voyez le comportement de l’Algérie c’est le bon exemple .

  6. C’est ce qui nous attend , nous serions les parias dans notre propre pays, avec l’aide des traitres collabos gauchistes, voilà notre avenir, bien sombre en tous points

  7. Si l’on était attristé autrefois par l’apartheid régnant en Afrique du Sud, dorénavant la population noire semble prendre sa revanche. On pourrait dire que le racisme ne connaît pas de couleur.

    • Bien sûr qu’elle prend sa revanche… tout en se demandant comment faire pour remettre en marche tout le système d’écoles et d’hôpitaux gratuits pour les Noirs du temps de l’apartheid, des transports publics sécurisés, des dispensaires dans la brousse, et des fermiers Blancs qui faisaient vivre deux ou trois villages Noirs parce qu’ils savaient entretenir les puits et les machines…

      Tout cela a disparu… les centres villes sont devenus des dépotoirs, où chacun peut croiser au prochain carrefour un ou deux cinglés les yeux injectés de sang et la machette à la main…

      Quand est ce que la gauche progressiste va demander pardon aux Noirs, et leur permettre de retrouver une vie meilleure ?

      • Bonjour,

        Faut pas y compter.

        La Gauche explique aux envahisseurs algériens de la France, ruinés sur place par le régime FLN, que tout ce qui leur arrive est la faute du Francaoui !

        Et, ce qui est incroyable, c’est que ça marche à fond les ballons !

  8. Article très intéressant, merci Jules pour ce dernier …

    Là, on entend jamais la GAUCHIASSE sur le racisme, l’insécurité dans ce pays-là …

  9. Bonjour,

    Merci Jules.

    Ce qu’il faut savoir, c’est qu’il n’y avait pas de Noirs quand les Blancs sont arrivés dans cette région : les Noirs sont venus peu à peu, après.

    C’est Tidiane N’Diaye, un homme très droit, très courageux qui nous l’avait expliqué dans une conférence à laquelle j’avais assisté.

    Il concluait en disant la totale légitimité des Blancs sur cette terre.

    Cela dit, je pense que le mieux, pour tous, est qu’ils rentrent en Europe …

      • Bonjour,

        Ca je ne sais pas …

        Musk aux USA, c’est plutôt un joli résultat : plutôt que de passer son temps à se défendre, l’arme à la main, contre des barbares :=)

    • En effet, il faut corriger le mythe de la dépossession des indigènes, alors que les Blancs sont arrivés sur d’immenses territoires quasi déserts où il n’y avait aucune exploitation d’aucune sorte. Les Boers (à l’origine Néerlandais et quelques Français protestants) ont crée un pays, puis se sont fait spolier par les Anglo-saxons, momentanément alliés des Noirs (eux-mêmes divisés en X tribus et provenances, dont les différences sous-jacentes persistent,les dominants/ les dominés .Nelson Mandela appartenait au peuple Xhosa, plus précisément à la famille royale des Thembu, une sous-division du peuple xhosa. Dominants. Voir sur Mandela et sa harpie Winnie, bien pire que lui comment leur parti a traité les Noirs récalcitrants à leur propagande : https://bernardlugan.blogspot.com/2013/12/nelson-mandela-licone-et-le-neant.html

      • Bonjour,

        Oui, mais dans la partie originelle peuplée par les Afrikaners, il n’y avait pas de populations noires.

        Ce n’est qu’après, seulement, qu’il y a eu une poussée, bantoue, vers le sud peuplé d’Européens.

        Mais je ne connais pas du tout le détail de cette histoire.

  10. Ces communautés blanches autonomes démontrent tous les jours que les Blancs peuvent réussir par eux-mêmes, qu’ils n’ont pas besoin de main-d’oeuvre étrangère pour faire marcher leur société. Ayons le courage et la fierté de ramasser nous-mêmes nos poubelles, et faisons remigrer nos envahisseurs.

  11. Ton article, Jules, est une sacrée coïncidence avec ma vie privée !
    Ma fille vient de me téléphoner il y a 2 jours, m’informant qu’il sera, très probablement, proposé à son mari de s’expatrier pour quelques années en Afrique du Sud par sa boîte. Elle me demande mon avis.
    Comme toujours, je l’ai fortement encouragé d’aller vivre de nouvelles aventures dans de bonnes conditions, comme je l’avais fait avec mon fils qui est donc allé quelques années à Moscou.
    Le seul bémol dont j’ai parlé à ma fille, c’est la sécurité, l’Afrique du Sud étant un des pays les plus criminogène du monde, avec pour cible principale les blancs. Elle le savait, bien sûr.
    Je viens donc de lui envoyer le lien de ton article pour plus d’information la concernant. Elle est mariée avec deux enfants en très bas âge (7 mois et 3 ans). L’Afrique du Sud est-il le meilleur pays pour une expatriation ? Ton article l’aidera à réfléchir.
    Merci, ami.

    • @Cachou J’ai passé 4 ans à Pretoria et, outre les problèmes « classiques » liés à une forte insécurité (cambriolages violents etc.), il y a un problème particulier à l’Afrique du Sud, qui concerne très directement votre fille avec ses deux jeunes enfants: c’est la sorcellerie muti ou umuti, sorte de médecine magique qui consiste à enlever une personne, de préférence un enfant, et de préférence blanc pour lui faire subir des mutilations « médicales » censées permettre de préparer une potion magique pour un malade qui souffre dans ces mêmes parties du corps. Voyez l’article « Muti » dans Wikipédia, déjà informatif dans sa version française, mais beaucoup plus développé dans sa version anglaise. Donc surveiller d’encore plus près ses enfants. Mais il y a aussi beaucoup de belles choses en Zuid Afrika, votre fille et son mari y feront certainement un magnifique séjour.

    • Bonjour Cachou, incroyable en effet. Mais restons positifs. Un reportage n’est pas toute la réalité, un séjour est une belle découverte, c’est à voir, je pense, sur le plan culturel et humain. Je ne connais pas personnellement. J’ai de la famille qui a vécu au Brésil quelques années : une vie totalement entre Français dans une résidence sécurisée. Il n’était pas question de trainer en dehors.