La tête de l’ emploi comme acteur ?
Juvénal
L’histoire s’est invitée au cœur du site antique d’Hippone, où le Festival du film méditerranéen de Annaba a pris, pour sa sixième édition, une épaisseur intellectuelle singulière. Sous le ciel ouvert de ce haut lieu archéologique, l’historien Benjamin Stora a dirigé une masterclass captivante, transformant l’arène des vestiges en un laboratoire de réflexion sur les liens indéfectibles unissant le cinéma, l’histoire et la mémoire algériens. Dans l’assistance, un public hétéroclite composé d’étudiants, d’universitaires et de figures du monde de la culture, à l’image du critique de cinéma Taïfi, a suivi avec attention cette leçon d’histoire.
ParM. F. Gaïdi, 30 avril 26
La présence de personnalités comme Louisette Ighilahriz ou Salima Gallah a d’ailleurs souligné la portée symbolique de cette rencontre, où « le spécialiste de l’Algérie contemporaine » (sic) a replacé le septième art comme un vecteur essentiel de la mémoire collective.
Le cœur de son argumentation a reposé sur un constat de carence narrative frappant.
Benjamin Stora a souligné, avec acuité, que «les cinémas algérien et français se sont longtemps cantonnés à raconter la fin d’une guerre de 132 ans, délaissant ainsi de larges pans de l’ombre coloniale».
Il a notamment pointé… «l’absence de récits cinématographiques sur les débuts de la conquête française et sur les violences exercées dans le Sud», une région dont la «pacification» ne s’est achevée qu’en 1904.
Cette amnésie visuelle contraste violemment, selon l’historien, avec le modèle américain, là où le western a mystifié et documenté l’occupation des terres indiennes à la même époque, « le cinéma franco-algérien a laissé un vide » (?) que «les nouvelles productions doivent désormais combler pour restituer l’épaisseur du passé».
Cette rencontre, ponctuée par des interventions de l’assistance et d’Ahmed Bedjaoui, critique de cinéma, a également permis d’aborder les défis techniques et éthiques de l’image moderne.
Benjamin Stora a lancé un avertissement sur «la menace que fait peser le numérique sur l’authenticité cinématographique», craignant que «la prolifération d’images synthétiques ne finisse par noyer la vérité historique que le cinéma d’archive ou de création tente de préserver».
Pour l’historien, le film doit rester une «archive sensible», un objet capable de fixer ou de contester les représentations pour nourrir la connaissance savante autant que le débat citoyen.
En intégrant cette réflexion aux côtés des projections et des hommages traditionnels, le Festival de Annaba affirme sa volonté de dépasser le simple divertissement pour devenir un espace de transmission et de lecture critique (éreintage ? J.d.L.).
source
Juvénal de Lyon // LIBEREZ CHRISTOPHE GLEIZES !
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Bonjour,
Merci pour cet article.
Contre le mensonge d’Etat algérien, il faut revenir sur trois points historiques:
1)L’ « Algérie » actuelle, en 1830, était une colonie, un proxy des Turcs.
2)Durant la décennie 1820, la monstruosité des Turcs a multiplié les atrocités en Europe : Chios, Psara, Constantinople etc qui ont révulsé toute l’Europe (Byron, Hugo etc etc)
2)Les Français de 1830, comme tous les Européens, n’étaient, donc, pas très portés à l’indulgence contre le proxy turc qu’était Alger ….
Quels massacres ? Ceux commis pas le FNL sur les Français ? En tuant des enfants, des femmes enceintes, des Harkis parce que considérés comme traîtres ?
Par contre 200 000 victimes de la décennie noire… Évocation interdite pour Stora complice du silence de mort !!! UN PLEUTRE TRAGIQUE!
Bof.. tout le monde se fout du cinéma algérien
Il devrait changer de job !
Il a des problèmes gastriques, non ? Dites-moi docteur???
La gueule de l’emploi, non ?