2 mai : à Paris, courez rencontrer Tommy Robinson, Alice Cordier…

Patriots Network : enquête sur le réseau qui agrège les figures montantes de l’extrême droite mondiale
DémocratieDroites extrêmes
Lancé par un ancien responsable du RN, Patriots Network s’emploie à mettre en lien et former les futures élites de l’extrême droite mondiale. Un réseau fortement influencé par les États-Unis trumpistes et le mouvement MAGA.

Aujourd’hui a lieu à Paris la conférence de « Patriots Networks ».
Tables rondes + discours individuels avec des élus et figures de plusieurs pays européens (8 pays représentés).

Intervenants confirmés :
Tommy Robinson (Royaume-Uni)
Alice Cordier (présidente de Nemesis, France)
Filip Dewinter (Vlaams Belang, Flandre)
Fernand Kartheiser (député européen, Luxembourg)
Des représentants d’AfD (Allemagne), Chega (Portugal), Bulgarie, etc.

Le 16 mai aura lieu à Londres la suite, intitulé « the West » et non plus « Britain » car l’enjeu touche toute l’Europe.

Les forces vives de l’Europe sont là.

Naturellement la presse Macron-gauchiste s’en donne à coeur joie, on croirait volontiers que les nazis sont de retour en Europe… (ce qui n’est pas faux en fait, ils sont même au pouvoir à Bruxelles, Paris, Londres, Berlin, Madrid…).

Dans l’article en lien ci-dessous il n’est question que d’extrême-droite, de racisme, de pro-Russie, d’anti-migrants… (des mots, des mots, encore des mots, toujours des maux, hélas Dalida n’est plus là pour le chanter, le crier…)

Ce samedi 2 mai, plusieurs membres du gratin de l’extrême droite européenne participeront à une conférence à Paris, dans un lieu encore tenu secret. Y interviendront Alice Cordier, présidente du réseau fémonationaliste français Némésis, le militant raciste britannique Tommy Robinson, ancien hooligan et multicondamné pour agressions, fraude ou diffamation, l’un des chefs de file de l’extrême droite flamande Filip Dewinter, le député européen luxembourgeois Fernand Kartheiser, connu pour ses positions pro-Poutine, ainsi que des représentants et élus de l’extrême droite allemande (AfD), portugaise (Chega) ou bulgare.

Tous sont invités par le Patriots Network, fondé en France, à Aix-en-Provence, en 2023 et, jusqu’à présent, passé sous les radars politiques et médiatiques. Cette sorte d’internationale réactionnaire a été lancée par un ancien responsable de la jeunesse du Front national (FN) puis du Rassemblement national (RN) dans les Bouches-du-Rhône, Enzo Alias-Blanes. Ce réseau met en relation de jeunes « patriotes » d’une quarantaine de pays. Ces potentiels futurs cadres de l’extrême droite mondiale ont, pour la plupart, entre 20 et 40 ans et se réunissent régulièrement pour échanger sur les marottes classiques des courants réactionnaires : sécurité, immigration, valeurs familiales… Quels sont les objectifs de cette nébuleuse d’extrême droite, quels intérêts sert-elle et qui la finance ?

Une toile réactionnaire sur cinq continents

Sur la quarantaine de pays représentés au sein du Patriots Network, la moitié sont européens. Vient ensuite le continent américain avec, principalement, des pays d’Amérique centrale et du Sud. Le vice-président du réseau, Frank Alley, est ainsi député au Congrès hondurien et secrétaire international du Partido Nacional de Honduras (Parti national du Honduras), parti de droite au pouvoir, ardemment soutenu par Donald Trump, malgré son implication dans de nombreuses affaires de corruption en lien avec le narcotrafic. Puis l’Asie, avec notamment une influenceuse d’extrême droite sud-coréenne, Mina Kim, fondatrice du mouvement Build Up Korea qui, selon le média Politico, « s’inspire clairement de l’organisation de jeunesse conservatrice Turning Point USA et entretient des liens directs avec le cercle MAGA [« Make America Great Again », NDLR], notamment avec Donald Trump ». Et, enfin, l’Afrique.

Chaque pays possède un ou deux coordinateurs chargés de promouvoir le réseau et d’organiser des événements. Ces jeunes sont aussi bien membres de partis politiques plus ou moins influents, députés locaux, régionaux ou nationaux, lobbyistes, influenceurs… « Nos coordinateurs ont tous moins de 40 ans. Ils nous sont souvent recommandés par les partis [dans chaque pays]. C’est souvent un secrétaire pour les relations internationales, cela peut être le président d’un mouvement de jeunesse », nous dit Enzo Alias-Blanes, joint par Basta!.

 

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