Seulement, les enquêteurs et magistrats du Parquet national financier n’ont pas été autorisés à accéder à l’Élysée, a indiqué le procureur de la République financier, Pascal Prache. Ils se sont vus opposer le fait que l’article 67 de la Constitution entraînait « l’inviolabilité des locaux rattachés à la présidence de la République », a-t-il précisé dans un communiqué.
« Des enquêteurs se sont présentés ce matin à la présidence de la République », a confirmé l’Élysée auprès du Parisien, assurant qu’il leur avait été indiqué que « les documents des agents de l’Élysée, détachables de l’activité du chef de l’État, et ainsi communicables, leur seraient transmis sur demande ».
Ces « opérations de perquisition » ont visé mardi « divers lieux », dont des « domiciles », a de son côté ajouté Pascal Prache, sans donner davantage de détails.
Plus de 20 ans de panthéonisation
Ces opérations s’inscrivent dans le cadre d’une information judiciaire ouverte en octobre 2025 pour « favoritisme, prise illégale d’intérêt, corruption et trafic d’influence ». Elle vise « notamment les conditions d’attribution de certains marchés publics relatifs à l’organisation de cérémonies de panthéonisation par le Centre des monuments nationaux (CMN) », a poursuivi le procureur.
Reste que, selon l’hebdomadaire satirique, les enquêteurs s’interrogent sur le choix de la société Shortcut Events pour organiser les cérémonies d’entrée au Panthéon des hommes et des femmes illustres du pays depuis 22 ans. Chaque panthéonisation, de Missak Manouchian à Joséphine Baker, a été facturée à l’État « autour de 2 millions d’euros », estime le Canard.
En plus de ces cérémonies, Shortcut Events se vante sur son site Internet d’avoir organisé le 80e anniversaire du Débarquement en 2024, l’inauguration de la Cité internationale de la langue française en 2023 ou la célébration des dix ans de la loi Taubira en 2011.
Selon l’article 67 de la Constitution, le président de la République n’est, en règle générale, pas responsable des actes accomplis en cette qualité. Il ne peut, durant son mandat et devant aucune juridiction ou autorité administrative française, être requis de témoigner ni faire l’objet d’une action, d’un acte d’information, d’instruction ou de poursuite.
Le Parisien
voila, voila : le roi des cafards est bien protégé !!
Dès qu’il aura fini son mandat, toutes ses victimes devront porter plainte.