Numéro spécial Charlie Hebdo en forme de règlement de compte (3) : ces nouvelles « fatwas » venues de la gauche

Voir les 2 premières parties ici :

https://resistancerepublicaine.com/2020/09/02/beau-numero-de-charlie-hebdo-en-forme-de-cri-et-de-reglement-de-compte-1/

https://resistancerepublicaine.com/2020/09/03/numero-special-charlie-hebdo-en-forme-de-cri-et-de-reglement-de-compte-2-les-charognards-du-7-janvier/

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Une double page intitulée exactement : la « cancel culture » ces nouvelles « fatwas » venues de la gauche.

Le titre fait forcément penser au livre de Pierre Cassen Et la gauche devint la putain de l’islam. Les grands esprits se rencontrent…

https://resistancerepublicaine.com/2018/11/08/et-la-gauche-devint-la-putain-de-lislam-fabuleux-ouvrage-pour-nos-descendants-et-nos-historiens/

Les grands esprits se rencontrent… sauf que Pierre Cassen, bien que venant de la gauche n’aurait pas l’idée de hurler avec les loups contre Valeurs Actuelles avec l’affaire Obono.

Alors que Charlie Hebdo, sur le coup, est répugnant, il n’y a pas d’autre mot… Voir l’analyse d’Anne-Marie G  qui démontre à quel point certains journaleux  de Charlie lancent eux aussi des fatwas de gauchistes dégénérés contre ceux avec qui ils ne sont pas d’accord politiquement…

https://resistancerepublicaine.com/2020/09/04/je-ne-defendrai-plus-jamais-charlie-hebdo-leur-reaction-sur-laffaire-obono-est-la-men-table/

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L’article commence très fort, la gauche est carrément accusée de faire disparaître des radars ceux qui ne pensent pas « bien » selon ses critère. L’analyse est impitoyable et plus que juste.

La bonne vieille censure, on la connaît : elle venait de la droite et tronqué des propos ou des œuvres. Voilà maintenant la supercensure : celle venue de la gauche, au nom du « bien ». Mais surtout, il ne s’agit plus seulement d’effacer des propos, mais la personne elle-même, symboliquement, quand sa parole est jugé offensante. C’est ce qu’on appelle la « cancel culture »*. Tout est fait pour que cette individu perd de son emploi ou ne puisse plus ni éditer ni produire quoi que ce soit. Une sorte d’excommunication laïque et moderne, qui fait des ravages aux États-Unis et pointe son nez en France

(*NDLR : culture de l’effacement).

La démonstration est faite avec plusieurs exemples, dont celui de Gordon Klein dont nous avons rendu compte en juin, professeur engagé contre les discriminations suspendu pendant 3 semaines pour avoir refusé de faire un traitement à part pour les étudiants noirs.

https://resistancerepublicaine.com/2020/06/15/jai-vu-peu-a-peu-le-niveau-de-mes-etudiants-baisser-avec-laugmentation-du-nombre-deleves-africains/

Ce ne sont pas seulement les paroles, mais, symboliquement, toute la personne qui doit être FSI. Lorsqu’une personne est considérée comme ayant tenu des propos « offensants », elle fait l’objet de pressions par des pétitions, du cyber harcèlement. Elle ne doit être ni invitée, ni lue ni écoutée, sa production n’est plus digne d’intérêt. C’est comme si toute sa vie passée était désormais entachée des propos qu’elle a tenu, explique Laurent Dubreuil, enseignant aux États-Unis et auteur de La dictature des identités. Subtilité, ceux qui l’utilisent assument rarement cette censure : quand on est censé être du côté du bien, on fait disparaître jusqu’au mot même de censure, analyse-t-il. Tout à fait Orwellien. Devant cette emballement, un collectif de 150 intellectuels, parmi lesquels l’écrivain Salman Rushdie, la journaliste féministe Gloria Steinem ou encore l’écrivain Kamel Daoud, a alerté contre cette dérive, au début de l’été, dans une tribune publiée dans Harper ‘s Magazine, puis dans le quotidien Le Monde.

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En effet, la « culture de l’effacement » veut, tout  bonnement et simplement, faire disparaître les opinions divergentes…

L’article cite de multiples exemples, dont celui, fort marquant, de la journaliste Bari Weiss qui, aux Etats-Unis,  a démissionné, estimant ne plus pouvoir faire son travail et précisant que  » désormais, c’est twitter et ses indignations qui déterminent la ligne éditoriale de son journal… et, surtout, celle de J.K. Rowling, auteur de Harry Potter qui avait protesté à propos de la disparition du mot « femme », remplacé par « personnes qui ont leurs règles », comme le demandent certains transgenres… Et voilà que nombre de salariés de sa maison d’édition ont refusé de travailler pour son prochain roman…

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Ils sont fous ces Américains ? Et si leur Constitution qui leur garantit une liberté d’expression absolue était responsable de ces dérives, le peuple se chargeant de faire le tri et la loi par la mobilisation ?  Or, les dérives américaines arrivent en France et s’installent durablement….Ce qui n’a aucun sens, eu égard à l’arsenal juridique et répressif que nous connaissons bien à Résistance républicaine !

Mais cette culture de l’effacement est bien entendu justifiée par des « -logues » affirmant sans rire que racisme et sexisme seraient honorés, que Noirs et Arabo-musulmans seraient  tués par des policiers, que cela durerait  depuis longtemps et qu’il serait donc normal qu’il y ait un « retour de bâton ».

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L’auteur de l’article s’interroge tout de même sur l’efficacité de la « culture de l’effacement » avec l’exemple de Polanski. Est-ce que la mobilisation contre lui a empêché son film d’être projeté et de recevoir 12 nominations aux derniers Césars ?  Non,  on se demande si les auteurs le regrettent… mais ils font à juste titre remarquer que, en fait, cette tyrannie touche, profondément, cette fois, Monsieur tout le monde, pas ou peu connu. C’est l’exemple de la féministe Marguerite Stern, accusée de transphobie… qui n’ose plus aller aux manifs féministes, de peur de se faire casser la gueule  et d’une quinzaine d’adhérents de la Ligue du Lol qui ont perdu leur boulot… entre autres.

Tout cela est bel et bien bon, mais…

Mais que Laure Daussy, auteur de l’article, vienne pleurnicher sur le triste sort de la voilée Mennel qui aurait été ostracisée pour des propos tenus quelques années avant. Elle ne veut pas savoir et dire que le seul et vrai problème est et était son voile, accompagnant des propos n’ayant rien de laïque…

D’autant plus stupide que la fin de son article concerne précisément « la moquerie des religions », avec l’exemple de Mila…

Sa conclusion est pourtant limpide : plus besoin de menaces djihadistes, quand la menace d’ostracisation est à l’œuvre.

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Pas mal, mais peut mieux faire, Charlie Hebdo. Une fois de plus... hélas !  Et le pire est que cette dhimmitude ne les a jamais protégés contre le djihad… 

 

Demain notre dernier compte-rendu du numéro spécial de Charlie-Hebdo : Peut-on rire dans l’islam ? 

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5 Commentaires

  1. Charlie hebdo fait partie de la gauche qui pratique la censure par le dénigrement, la dérision et les anathèmes.
    A Charlie hebdo, ils ne s’en sont pas rendus compte tellement ils sont sûrs de leur supériorité, de leur valeur unique !
    Sauf qu’ils participent ainsi au terrorisme intellectuel (ou moralisateur) de la gauche, qui les dispense d’argumenter en détail leurs positions idéologiques et de les questionner, entretenant le confusionnisme, arme de destruction massive de la pensée.
    Ne se sont-ils pas demandés pourquoi le système les subventionne ? Et pas VA ?
    Cependant, Christine, quand ils tapent sur « les charognards » tels la lamentable Despentes, une paumée en fait, qui essaie de se faire une réputation littéraire dans le domaine de l’abjection, on ne peut qu’être d’accord et partager leur dégoût. En regrettant qu’ils ne soient lucides que sur les écarts de ceux qui ne partagent pas leurs idées bien qu’étant du même bord qu’eux.

  2. Bonjour,

    Merci pour cet article passionnant.
    La situation est dingue : ce sont les électeurs du RN qui soutiennent le plus « Charlie Hebdo » (à 81%) et « Charlie Hebdo » les vomit.

  3. J’estime que Charlie Hebdo a le droit de critiquer Valeurs Actuelles et inversement.

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