
La France était autrefois un pays chrétien où l’on communiait autour de la figure de Jésus-Christ, son sacrifice et toute la symbolique qui allait avec.
Contrairement à d’autres cultes qui ont besoin de faire couler le sang, la grandeur du christianisme était d’avoir accédé à un niveau de civilisation supérieur en termes de croyances et de cultes.
Quoi qu’en pense de ces rituels, ils étaient un fait de société dans un pays où la majorité de la population était croyante et pratiquante. Des vertus morales étaient associées à ce mode de vie.
Je ne dis pas que c’était bien ou que c’était mal, mais c’était mieux qu’aujourd’hui où l’on assiste à un délitement total du tissu social. Cela part dans tous les sens, et ça tire davantage du côté du mal que du bien…
Le sacrifice symbolique n’a plus de rôle dans la cité. Le peuple se retrouve autour du sang qui a coulé et célèbre de nouveaux rites.
Contrairement aux fêtes chrétiennes qui avaient une date fixe, et que l’on célèbre encore sous la forme de jour de congé où l’on a le droit de faire ce qu’on veut sans avoir à rendre compte à son patron, les rites des nouveaux Aztèques qui s’appellent Français ont une échéance aléatoire, mais ils reviennent souvent, plus souvent que Noël, la Pentecôte (abolie par Raffarin) et autres Pâqu’otilles chrétiennes !
Une marche blanche.
Des fleurs et des bougies.
« Plus jamais ça »
Le bandeau noir sur les sites officiels
La médaille de victime du terrorisme
La minute de silence
Sans oublier le front républicain lors des élections…
sont devenus les cultes de mon pays laïque, la « Néo-Aztéquie »...

Dans ce pays, d’ailleurs, on ne donne plus de prénoms issus du calendrier chrétien. C’est ringard.
On invente des prénoms farfelus pour appeler les enfants de ce pays, c’est amusant on se croirait chez les Incas.
De ce fait, quand on les appelle, on ne sait plus si ce sont des animaux ou des enfants qu’on appelle. Autrefois, on ne faisait pas cela, ça s’appelait l’humanisme. Mais de nos jours, avec l’antispécisme, un chien peut s’appeler Norbert et un enfant Eden…
Autrefois, les lois étaient dures. Le crime était marginal, on gardait un souvenir mémorable des infractions les plus graves.
Par exemple, on écrivit un paquet de livres sur des faits divers tels que « la séquestrée de Poitiers » ou « l’empoisonneuse de Loudun ». C’était des petits joueurs à l’époque, le culte aztèque était encore très peu développé.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Marie_Besnard
Alors bien sûr, vous trouverez étonnant qu’on présente le sacrifice humain comme un fait de civilisation français.
Pourtant, au-delà des rites dont j’ai fait état plus haut, rien n’est fait pour enrayer définitivement cette machine infernale.
Loin de regretter d’avoir aboli la peine de mort, on s’en glorifie en en inscrivant l’interdiction dans la Constitution et en faisant entrer Badinter au panthéon.
On demeure parties à des conventions internationales prohibant les châtiments les plus durs à l’égard des délinquants ultraviolents, on s’autoflagelle en faisant payer des amendes à notre pays pour cause de surpopulation carcérale.
On prend soin de nos prisonniers les plus médiatisés et dangereux, comme des reliques de leurs crimes à préserver, ou des saints à protéger.
On libère des récidivistes, en sachant qu’ils vont très probablement repasser à l’action, ce qui ne manque pas d’arriver bien souvent. Ils ont purgé leur peine, que voulez-vous.
On conserve encore des fichés S, des OQTF au lieu de les expulser ou de les enfermer pour intelligence avec l’ennemi…
Si vraiment on était sérieux quand on dit « plus jamais ça », on renouerait avec des procédures et des sanctions aux sources antiques ou encore médiévales, des siècles d’Histoire se sont écoulés qui nous fournissent un véritable arsenal de « trucs qui marchent » pour inspirer la terreur du châtiment aux candidats aux crimes.
D’ailleurs, contrairement au titre du roman de Fiodor Dostoïevski, le crime n’est plus sanctionné par un châtiment, mais par une « peine » dans son sens devenu le plus affaibli qui soit. On inflige une peine comme on a de la peine, un sentiment qui dure quelque peu mais qui n’éreinte pas autant que la victime et ses proches peuvent être éreintés par le crime.
On a même parfois l’impression que des familles de victimes n’ont qu’un peu de peine, comme quand on perd un chat écrasé par une voiture. Cela arrive…
On ne conçoit pas de réclamer un « châtiment » exemplaire.
Car châtier, c’est plus que punir, c’est punir sévèrement. Le mot vient directement du latin « castigare », moyennant quelques transformations de prononciations qui montrent qu’il est souvent passé dans la bouche des vieux Français, vous savez ceux qui se retournent dans leur tombe en nous regardant, les gars du Moyen-âge en gros, nos ancêtres les plus lointains…
Personne ne songerait à dire en 2026 que tel terroriste ou pédocriminel a été châtié. Non, il a eu une peine, snif, un mouchoir et va dans ta cellule qu’on aille prendre soin de toi pendant 30 ans, logé, nourri, blanchi, soigné, entraîné, diverti et tutti quanti… snif.
Quant à nous, nous aurons de la peine et allumerons une bougie. Et au suivant, à qui le tour ?
Ainsi, la France de 2026 se recrée les saints qu’elle a cessé de vénérer. Ils sont nos contemporains, des petites vies supprimées injustement sur qui pleurer. C’est quand même plus excitant que de songer aux martyrs du Ier siècle de notre ère.
Je conçois que mon propos soit mordant, l’ironie le cède au désespoir. Ce peuple est-il incapable de se révolter contre ça ?
Alors excusez-moi d’en être arrivé à cette déduction que bon nombre de nos contemporains aiment, sans se l’avouer, ces sacrifices humains, comme les Aztèques avant eux, puisqu’ils ne font rien, dans les actes, dans leurs votes, dans leurs ambitions politiques, pour changer les choses.
Maxime
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Bien d’accord avec vous. L’apathie m’insupporte. La passivité se trouve là où devrait se trouver la colère, la révolte, la non acceptation des faits. Je trouve également que les familles de victimes ne réagissent pas comme il le faudrait. Ces familles sont pratiquement toutes d’accord pour refuser que la droite ou le RN compatissent à leur deuil… Elles obéissent à l’injonction : « Pas d’amalgame »… Sarko peut se féliciter. Les autres aussi…
Bonjour
On adore par un homme mort sur la croix mais un Dieu fait homme qui a donné sa vie pour nous sauver son agonie et ses souffrances sont le prix de nôtre rachat
C est de son propre gré qu il a accepté cette ignomineuse mort Lui qui a fait tant de miracle et ressuscité des morts dont Lazare
Ne mélangeons pas tout
Comment ne pas être d’accord ? C’est révoltant
@Maxime, oui le Peuple est incapable de se révolter pour sauver son Pays et pour se sauver en même temps.
Au temps d’avant, le Peuple avait toute sa conscience et la volonté de vivre en faisant tout pour. Aujourd’hui il est amorphe et ce qui compte seulement, le PSG et Cie !…
Bonjour, je ne vois vraiment pas l’utilité de la comparaison des hommages rendus aux victimes des criminels et les sacrifices des aztèques ! Faut chercher loin ! Vous oubliez aussi que les saints ou les saintes que l’on fête étaient bien souvent des victimes ou des bourreaux repentis! Quand on adore un homme cloué sur une croix qui se sacrifie lui même ou est sacrifié par son père, il ne faut pas s’étonner du comportement de la population! Avant on sacrifiait des moutons, mais en bon amoureux des animaux, jesus préfère le sacrifice humain: lui même! Et depuis lors, des crétins, comme par hasard, en Amérique du sud, se clouent chaque année sur une croix, a k’imitation de celui qui hurlait « je t’aime » ! On ne peut changer la nature humaine. La peine de mort ou autres sanctions, n’a jamais empêcher les crimes, comme les amendes, les excès de vitesse, c’est en amont qu’il faut agir, par l’éducation et exclure les brebis galeuses. Le christianisme a aussi commis des horreurs! J’aime a citer Berlioz,: « le christianisme, cette religion charmante depuis qu’elle ne brûle plus personne » Bonne journée.
Les « bûchers de l’inquisition » auxquels vous faites allusion sont de l’ordre de la justice civile, interdits par l’Église catholique– et pratiqués hors juridiction catholique.
Lisez Marion SIGAUT : « Au Moyen Âge l’Inquisition n’a brûlé AUCUNE sorcière. »
https (://www.amazon.fr/Chasse-aux-Sorcières-lInquisition/dp/2367250561
Bonjour,
Les crimes de l’Inquisition ont été gonflés au-delà de tout.
Certains bouffeurs de curés du XIXème lançaient le nombre de plusieurs millions de victimes.
On sait maintenant que sur toute la période de son existence l’Inquisition a fait moins de 5000, probablement 3000 morts sur 350 ans.
A comparer, par exemple, avec la guerre entre islamo-islamistes et islamo-FLN des années 90 : probablement plus de 150 000 morts sur 10 ans …
Bonsoir, Antiislam, je ne vais pas contester ou chercher à savoir combien de victimes ont causé les religions et encore moins les comparer, je ne pense qu’une chose, une seule victime pour des croyances qui n’ont aucune réalités tangibles et parfois même d’une débilité déconcertante, c’est deja de trop! J’espère n’avoir choqué personne, car ce n’était pas mon but.
Bonjour,
Oui, certes …
Mais j’attache beaucoup d’importance au nombre de victimes d’un « système » quel qu’il soit.
C’était l’idée d’Hannah Arendt dans son livre fondateur sur le totalitarisme.
Je sais que ce n’est plus un critère retenu aujourd’hui et que certains qualifient de totalitaire, par exemple, le fascisme italien.
Je persiste à croire qu’il est d’une autre nature que le Léninisme, le Stalinisme, le Nazisme, le Maoïsme etc etc
Bonjour Casterman, mon commentaire n’avait pas pour but de faire le procès de l’inquisition, mais simplement de citer Berlioz pour son cynisme amusant. Marion Sigaut, que vous citez n’est en aucun cas historienne et ses orientations politiques l’incline a minimiser les faits! Oui le bras séculier se chargeait du sale boulot, mais après la condamnation de l’inquisition! Pour autant que je sache, De lancre n’était pas un civil et de toute maniere le pouvoir temporel et spirituel étaient la main dans la main. C’est bien là le côté sournois de l’inquisition, ne pas se salir les mains. Je préfère, et de loin lire « la sorcière » de Michelet, un véritable historien talentueux qui savait, comme plus tard, A.Decaux , nous faire vivre l’histoire. Le negationnisme ne concerne pas seulement que la shoah. Bonne soirée.
Ah bon ? Pierre de Lancre aurait été ecclésiastique ? Il était magistrat au parlement de Bordeaux, tout ce qu’il y a de plus laïc. C’était un cinglé, certes, mais un cinglé laïc.
J’aimerais connaître un procès en sorcellerie dans lequel le sorcier a été condamné par l’Inquisition et brûlé par le bras séculier.
Quant à moi, il paraît que ne suis en effet pas historienne (c’est-à-dire quelqu’un qui fait de l’Histoire), mais plombier-zingueur. Si, si…
Bonsoir sigaud, je n’ai jamais dit que De lancre etait un ecclésiastique mais qu’il n’était pas un civil! Tel qu’on le conçois aujourd’hui! C’etait un juriste. Dans un régime royaliste, on ne peut pas faire réellement la différence entre le pouvoir et la religion, les deux sont liés. On a d’ailleurs brûlé bien plus de « sorcière » que de « sorcier ». Ce n’est pas non plus parce que l’on écrit des romans historique que l’on est historien, Dumas ne l’était pas non plus, bien que ses personnages ont existé. Pour votre gouverne, puisqu’on en est à mettre les points sur les « i », plutôt plombier chauffagiste ou couvreur zingueur, au choix , ce serait plus correct. Bonne soirée
Bravo Le Chti pour cette réponse argumentée et étayée
Mr le chti Français,je suis entièrement d’accord avec vous,sur l’éducation qui manque cruellement à notre société.Je ne sais pas votre age,mais à mon époque dans les années 60,à l’école,en arrivant,leçon de morale,instruction civique et l’autorité du maitre ou de la maitresse,on sortait de l’école à 16ans en sachant lire et écrire correctement,après chacun s’orientait à sa guise,apprenti dans le batiment,j’ai vite appris que le plus important dans une construction,c’était les fondations,il en va de meme dans la vie,ça passait quelquefois par des coups de pied dans le derrière,on en est pas mort,tout le monde jouait le jeu,les voisins nous réprimandaient si on faisait des bétises,au catéchisme,les curés en remettaient une couche,et vous savez quoi,malgré tout ça on avait une très grande impression de liberté.
Bonjour mr guerry, j’ai 65 ans et j’ai vécu la même expérience que la vôtre, l’image que vous faites avec les « fondations » de la vie et le rapprochement avec le bâtiment illustre parfaitement bien l’idée qu’il faut suivre en effet aujourd’hui on a l’impression que l’on construit l’avenir de nos futurs adultes sur des sables mouvants, un sol oh combien incertain! Bonne journée.
C’est une réflexion que je me fais de longue date et que je partage. Je ne vais pas à la messe et j’ai très peu d’éducation religieuse, je sais cependant tout ce que je dois au fait d’avoir été baptisé au lieu d’être élevé comme un animal sauvage. Je ne me sens ni croyant ni pratiquant mais je sais que chaque jour Dieu veille sur moi… je regarde le désastre autour de moi, comment rester muet et ne pas partager les intuitions, les évidences ? J’aurai toujours de la gratitude pour nos amis et familles qui étaient à l’église lors des enterrements de proches et qui connaissaient les prières par coeur, tout cela est d’une force incroyable, c’est autre chose que laisser agoniser un mouton dans son sang ou de faire une cérémonie civile dans le local de la SARL Duchemol avant la crémation… Entrer dans une église est toujours une ressource mais je préfère vivre avec une autre approche que le culte, la conscience tout simplement de ce qui est essentiel.
Oui c’est en effet ce qu’on pourrait croire. Pas que nos enfants, c’est tous le monde. Tous les blancs qui sont en danger. Mais tous ce qui arrive c’est la faute de ces politiconnards vendus à la mafia nazis de l’UE. Mais pas seulement, tous les gens qui votent à gauche et qui veulent encore malgré tous les coups de couteaux, toutes les agressions, un vivre ensemble qui se fera jamais, marre des « welcome » à la con. Qu’ils partent dans un pays musulmans si ils les aiment autant, mais pas chez nous. On est chez nous merde, on était là avant.