Victoire jacobine : le Sénat enterre l’autonomie de la Corse et sauve la République !

Et cette fois (pour une fois), bravo au Sénat!
Dans la nuit du 26 au 27 octobre 2026, par 181 voix contre 134, le Sénat a rejeté le projet de loi constitutionnelle sur l’autonomie de la Corse. Et a enterré du même coup le processus de Beauvau.
Enfin. Enfin une assemblée qui se souvient de ce que veut dire le mot République.
Que voulait ce texte infâme, négocié depuis 2022 par Darmanin à la demande de Macron après l’affaire Colonna?
Inscrire dans la Constitution une « communauté insulaire historique, linguistique et culturelle » corse. Comme si la Corse n’était pas française. Comme s’il y avait un peuple corse distinct du peuple français.
Créer un article 72-5 inédit pour donner à une collectivité de métropole un statut autonome dans la Constitution. Une première.
Donner à la Collectivité de Corse un pouvoir normatif : le droit de faire ses propres lois, d’adapter les lois de la République, de fixer ses propres règles.
Autrement dit : détricoter 230 ans de République une et indivisible. Faire de la Corse un laboratoire du séparatisme constitutionnel.
Le Sénat, à l’initiative de la commission des lois et de son rapporteur LR Muriel Jourda, a d’abord vidé le texte de son poison : suppression de la « communauté », suppression du « lien singulier à la terre corse », encadrement du pouvoir normatif. Puis, ne trouvant même plus d’accord sur cette version édulcorée, il a tout rejeté.
Et les autonomistes ? Ils hurlent, et pour cause, quand les jacobins dont je fais partie sabrent le champagne. C’est que nous, nous savons que l’objectif des mondialistes est de faire semblant de donner plus de pouvoir au local pour mieux détricoter le national, qui disparaît peu à peu au profit de la mondialisation… à laquelle le local obéit. Et c’est ce que l’on voit déjà avec le Mercosur et autres horreurs… Nulle part le local ne parvient à être un rempart contre la mondialisation folle.
Paul-Toussaint Parigi, sénateur Femu a Corsica, a claqué la porte de l’hémicycle en hurlant à la « majorité archaïque ». Gilles Simeoni parle de « défaite cinglante pour le camp de l’archaïsme ». Ils annoncent leur retrait du processus de Beauvau. Tant mieux. Qu’ils partent.
Car ce projet, je le répète, n’était pas qu’une affaire corse. C’était la matrice du projet mondialiste que Macron et Bruxelles préparent depuis 30 ans : l’Europe des régions.
Une Europe où il n’y aurait plus de France, plus d’Italie, plus d’Espagne. Mais des Bavière, des Catalogne, des Corse, des Bretagne, des Alsace autonomes, toutes reliées directement à Bruxelles, toutes dépendantes des subventions européennes, toutes incapables de se défendre seules.
C’était la fin des pays jacobins, libres et indépendants. La fin de l’Etat-nation. La fin de la République une et indivisible proclamée en 1792.
Le constitutionnaliste Benjamin Morel le dit sans détour au Figaro : « tout le monde savait que ce texte n’aboutirait pas, mais personne ne voulait porter la responsabilité ». Le mistigri est passé de Macron à Darmanin, de Darmanin à l’Assemblée, de l’Assemblée au Sénat. Les sénateurs sont les premiers à avoir pris leurs responsabilités. Merci à eux, c’est l’une des trop rares occasions où on se félicite de l’existence et du sénat et des sénateurs pour préserver note substance, notre existence…
Oui, le Sénat a pris ses responsabilités. Il a rappelé que la France n’est pas un agrégat de communautés. Il n’y a pas de peuple corse, il n’y a qu’un seul peuple: le peuple français. Il n’y a pas de loi corse, il n’y a qu’une seule loi: la loi de la République.
Merci au Sénat. La République est sauvée. Pour cette fois.
Vive la République une et indivisible ! ‎
Christine Tasin

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3 Commentaires

  1. Vous avez raison Mme Tasin,il n’y a pas de loi Corse,mais la loi Corse qu’ils savent appliquer,fait que les chances pour la France réfléchissent à deux fois avant de se comporter comme sur le continent,et ça,c’est un vrai bonheur pour nous,pas de casse un certain week end du 16 et 17 octobre.Cherchons l’erreur?

    • c’est la tradition plus que la loi corse, la loi est la même qu’en France sauf que, en parallèle il y les choses qui se fpnt malgré la loi..