Voilà ce bon vieux Méluche de retour, tel qu’en lui-même. Invité chez François Lenglet sur TF1, il a lâché le morceau : La conception que vous avez de la propriété n’est plus supportable. Bigre !
Traduction : votre pavillon, votre petit deux-pièces acheté à crédit, l’héritage de vos parents, tout ça, c’est fini. Il faut réquisitionner ces espaces (pour accueillir convenablement tous les damnés de la terre, sans doute, de préférence sortis de Gaza et autres territoires soumis aux islamistes).
Et tout cela au nom de quoi ? De la crise du logement qu’il a lui-même contribué à créer avec ses normes, ses taxes, son immigration massive.
Et en plus il prétend faire l’oeuvre de Robespierre, qui n’a jamais voulu supprimer la propriété privée ! La cerise sur le gâteau, c’est que Méluche ment !!! « La propriété, c’est comme tout le reste, c’est une liberté qui a sa limite. »
Or, Robespierre aimait la propriété privée et la jugeait au contraire plus que nécessaire en ces temps troublés où une bonne partie du peuple n’avait RIEN, ne transmettait RIEN… La définition de la propriété privée de Robespierre n’a rien de scandaleux : la propriété c’est le droit de chaque citoyen de jouir et de disposer de la portion de biens qui lui est garantie par la loi. Son rêve ? Une société composée de petits propriétaires indépendants. La seule limite c’est juste le bon sens, le refus de l’Ubris (la démesure) comme Socrate : si dans un pays quelques centaines, quelques millions de personnes sont multipropriétaires alors que l’immense majorité n’a que les yeux pour pleurer, ça ne va pas. C’est l’un des substrats de toutes les révolutions. Quand la richesse insolente et la propriété de quelques-uns qui refusent de partager a comme résultat qu’une majorité de familles ne peuvent nourrir leurs enfants, ce n’est pas tolérable. Alors oui, pour Robespierre, dans ce cas, la propriété est une liberté qui a des limites.
Bref, Robespierre était contre les inégalités extrêmes mais il était aussi contre le partage « égalitaire » de toutes les terres, étant contre une espèce de collectivisme aberrant.
Robespierre oui, Mélenchon, par contre, on le verrait bien à la manoeuvre, la férule à la main, depuis l’une des résidences de luxe dont il est propriétaire…
En effet, le meilleur de l’histoire, c’est que ce gauchiste donne des leçons de collectivisme depuis un appartement parisien déclaré à 1,2 million d’euros. Oui, vous avez bien lu. Le révolutionnaire qui veut réquisitionner vos mètres carrés est propriétaire, et pas d’une chambre de bonne.
C’est le vieux principe LFI : faites ce que je dis, pas ce que je fais.
Il veut plafonner votre héritage à 12 millions, mais l’héritage de la petite maison de vos parents, ça le démange déjà. Il veut réquisitionner les bureaux vides de La Défense, mais vous savez comment ça finit : on commence par les bureaux, on finit par votre résidence secondaire, puis votre résidence principale parce que vous avez, forcément, trop de surface pour une personne seule.
La propriété, article 2 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789: « Les droits naturels et imprescriptibles de l’homme sont la liberté, la propriété, la sûreté et la résistance à l’oppression. » C’est un droit fondamental. Mélenchon veut le rayer d’un trait de plume.
Comme le disait très bien Zohra Bitan dans les Grandes Gueules sur RMC : Ça s’appelle le communisme et On n’a pas à spolier des propriétaires .
En France, pays le plus taxé au monde, avec 58% des propriétaires qui ont trimé toute leur vie pour payer leur crédit, la dernière chose dont on a besoin, c’est d’un apparatchik multimillionnaire qui vient nous expliquer que notre propriété n’est plus supportable.
Qu’il commence par donner la sienne, le bon apôtre…
Christine Tasin
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