Vers un nouveau Yalta ?

  
 La guerre de Troie n’aura pas lieu, écrivait Giraudoux en 1935. On connaît la suite : elle a eu lieu. Aujourd’hui, on nous dit: la paix en Ukraine va arriver, avec un nouveau Yalta.
Que nous préparent-ils donc ?
Le Wall Street Journal a révélé que, le 9 octobre, Poutine a proposé à Trump un sommet à trois — Trump, Poutine, Xi Jinping — en Chine, à Shenzhen, en marge de l’APEC des 18-19 novembre. Sujet :  la fin de la guerre en Ukraine, la dénucléarisation et l’Iran. Sans Zelensky. Sans les Européens.
Trump a dit oui sur le principe. Le Kremlin temporise: « Pas d’agenda concret« . Pékin: « Aucune info à partager ». Mais l’idée est lancée, et elle a un nom qui fait trembler: Yalta.
Les raisons de ce nouveau Yalta?
L’épuisement américain. Trump veut sortir du bourbier. Il a déjà levé des sanctions sur le diesel russe et veut un « deal » global avant le G20 de décembre qu’il organise.
La revanche russe. Poutine veut rejouer 1945: redevenir l’égal des USA, sortir de l’isolement. Être sur la photo avec les deux autres géants, c’est sa victoire.
L’effacement européen. L’Europe a payé 90 milliards, on lui en redemande 70. Mais elle ne pèse plus militairement sans le renseignement US. Résultat: on paie l’addition, on ne choisit pas le menu.
Les conséquences?
Un Yalta 2026 serait la fin d’une illusion : l’Europe a cru être une puissance diplomatique. Elle découvre qu’elle est un guichet.
Si le partage se fait : arrêt des combats, oui, mais à quel prix? Une Ukraine découpée sans elle, un continent qui apprend que 27 chefs d’État valent moins qu’une poignée de main entre trois empires.
Si ça échoue: on continue la guerre par procuration, jusqu’à l’épuisement complet.
Faut-il s’en réjouir?
Non. Giraudoux avait raison : ce ne sont pas les peuples qui veulent la guerre, ce sont les orgueilleux qui la rendent inévitable, et les naïfs qui croient que la paix se décrète dans leur dos.
Une paix sans l’Ukraine et sans l’Europe est-elle possible ? Serait-ce une paix juste ? Ce serait une trêve d’empires. Et comme en 1945, les peuples trahis risquent de s’en souvenir.
La leçon? En 1935, Hector voulait éviter la guerre de Troie. Il a échoué parce que Troie n’était pas assez forte pour imposer la paix. En 2026, l’Europe veut éviter le dépeçage de l’Ukraine. Elle échouera si elle n’est pas assez forte pour imposer sa présence à la table. Il y a juste 2 énormes problèmes qui s’appellent Macron et Der Leyen qui prétendent se mêler de tout et imposer leur vue à eux… et leur vue, on le sait, passe par des conditions inacceptables faites à la Russie, que Poutine ne peut évidemment pas accepter…malgré le soutien de Trump. 
Le nouveau Yalta n’est pas à fêter. Il est à comprendre comme un avertissement. 
L’histoire se répète. La première fois en tragédie, la seconde en farce si nous ne devenons pas enfin une puissance. L’Europe sera-t-elle à la table ou au menu ? 
En 1945, à Yalta, Roosevelt, Churchill et Staline se partagent l’Europe. Sans l’Europe.
En 2026, à Shenzhen, on parle d’un sommet Trump-Poutine-Xi pour régler l’Ukraine. Sans l’Ukraine. Sans l’Europe.
 Après 90 milliards dépensés, on nous dit : merci, sortez, les grands vont parler.
 Ce n’est pas vraiment la paix. Si l’Europe ne devient pas une puissance, elle restera le terrain de jeu des empires. Le souci c’est qu’il n’y a plus d’Europe il y a une UE dirigées par des petits, des médiocres rongés par l’ambition  ne voyant pas plus loin que le bout de leur nez 
Jeanne la Pucelle

 1 total views,  1 views today

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*


Soyez le premier à commenter