Ils étaient place de la République, à Paris, pour couvrir une journée de mobilisation marquée par de fortes tensions et des affrontements. Aux abords de la porte Saint-Denis, notre équipe a été violemment prise à partie. Nos journalistes ont été poursuivis sur près de 200 mètres par des individus issus d’un cortège d’environ 200 personnes. Ils ont essuyé des coups de poing et des jets de bouteilles en verre, dans un climat d’une extrême violence. Notre agent de sécurité a été violemment frappé, recevant notamment un coup de pied à la tête alors qu’il se trouvait au sol. Sur place, ses agresseurs criaient « ANTIFA » pendant qu’ils lui portaient des coups. D’après nos premières informations, il souffrirait également d’une déchirure au mollet. Pour échapper à leurs agresseurs, nos journalistes ont été contraints de se réfugier dans l’arrière-pièce d’un restaurant. Il aura fallu près de deux heures d’attente pour qu’ils puissent enfin être en sécurité et sortir. Nous déposerons plainte dans les plus brefs délais. Dans le même temps, ailleurs à Paris, les locaux de CNews, Europe 1 et du JDD étaient eux aussi visés par des dégradations. Dans plusieurs villes françaises, la mobilisation a donné lieu à des affrontements et à des violences. Et Frontières était là. Caméras allumées. Parce que notre travail consiste précisément à vous montrer ce qui se passe lorsque la situation devient difficile, tendue ou dangereuse. |
Hier, bals tragiques à Paris et en province, les voyous et les crapules mènent la danse.