Comment se libérer de l’islam et de son totalitarisme

En partenariat avec la fondation Jean-Jaurès et sur la base de documents inédits, Smaïn Laacher explore et éclaire, en sociologue, le phénomène si méconnu de l’apostasie en France. Un essai courageux et passionnant.

oSmaïn Laacher est sociologue et son livre n’est pas un pamphlet. Il ne déclare pas de guerre aux musulmans. Il leur tend un miroir. Il montre l’extraordinaire difficulté de rompre avec l’islam pour ceux qui le souhaitent.
Pourquoi l’islam est-il essentiellement incompatible avec la République ? 
Le sujet de l’apostasie est capital car il s’agit tout simplement de « la liberté de conscience » définie au titre de l’article 18 de la Déclaration Universelle  des Droits de l’ Homme (ONU 1948) . (1)
En partenariat avec la fondation Jean-Jaurès et sur la base  de documents inédits, Smaïn Laacher explore et éclaire,  en sociologue, le phénomène si méconnu de l’apostasie en France. 
Un essai courageux et passionnant. Son livre n’est pas un pamphlet,  il ne déclare pas la guerre aux musulmans, mais il leur tend  un miroir. Il nous montre l’extrême difficulté de rompre avec l’ islam  pour ceux qui en sont prisonniers et qui souhaitent s’extraire de son  emprise idéologique totalitaire et prendre l’air de la liberté !
Juvénal
(1) article 18 : Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion ; ce droit implique la liberté de changer de religion ou de conviction ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction seule ou en commun, tant en public qu’en privé.

le 14/10/2026

S’éloigner de l’islam est-il possible ? Le mot d’apostasie veut dire cela.
Se tenir loin. En droit musulman, il n’en est pas question. L’apostat est un déserteur, un rebelle, un traître.
Il risque gros en choisissant une nouvelle vie. Smaïn Laacher nous le raconte.
L’année dernière, il publiait L’Algérie, ma mère et moi (Grasset). Un essai d’ego-sociologie qui raconte la migration de ses parents dans la France des années 1950 et son éducation française. Sa mère, algérienne de cœur et musulmane convaincue, ne savait quoi penser de son fils voltairien.
Elle se désolait de l’avoir offert à la République. « La France a mangé mes enfants », disait-elle.
Laacher n’eut pas à apostasier l’islam, car il ne l’a jamais pratiqué. « Mes parents ne m’ont pas élevé dans la religion musulmane, même s’ils étaient croyants », nous dit-il.
Mais il a côtoyé ceux qui choisissent de quitter la foi coranique, y compris en France. Il a vu l’enjeu de cette mutation. Lui, Laacher, ex-musulman, est devenu un Français assimilé. Mais un musulman pratiquant peut-il s’assimiler à un pays laïc ou dont la religion majoritaire n’est pas musulmane ? Toute la confrontation franco-musulmane est là. Tout le destin de l’islam sur la planète aussi.
La tendance mondiale est la suivante.
Le christianisme compte 2,3 milliards de fidèles. L’islam, 2 milliards. Il est talonné par l’athéisme (1,9), l’hindouisme (1,2), le bouddhisme (0,3).
Nous reprenons ici les ordres de grandeur donnés par Laacher. Une étude américaine également citée par l’auteur souligne que les deux systèmes de croyances confessionnelles les plus facilement quittés sont le bouddhisme et le christianisme. Mais ce sont aussi eux qui attirent le plus de nouveaux convertis.
L’islam, en revanche, pèse lourd grâce à un dynamisme démographique endogène et une redoutable capacité de rétention. Ce poids est-il durable ? Les pays musulmans font moins d’enfants. Et la sécularisation est à leur portée.

Que se passera-t-il si le barrage de rétention cède ?

Si s’enclenche une désislamisation massive comme il y eut une déchristianisation ? L’immense aire islamique connaîtra la mutation qu’elle a commencée sur la pointe des pieds ces vingt dernières années. Les nations musulmanes deviendront pluralistes et possiblement démocratiques.

Il ne s’agit pas ici d’un plaidoyer laïcard, mais d’une tentative d’anticipation à froid. On comprend en quoi il est de la toute première importance de mesurer la réalité d’une évolution qu’on devine d’ampleur. « Le sujet est peu étudié. Quand on naît musulman, on meurt musulman. Une enquête a été conduite dans dix pays musulmans, et elle établit que seules 8 % des personnes interrogées se considèrent comme non religieuses. « En France, ce chiffre s’élève, pour les musulmans, à 15 %. Il est probablement sous-évalué, car ces apostats ne parlent pas ». L’éloignement de l’islam se fait parfois sur de longues années, et dans une très grande discrétion », nous dit Smaïn Laacher, « qui dirige également l’Observatoire du fait migratoire et de l’asile de la Fondation Jean Jaurès ».

C’est un peu comme les clauses de désabonnement sur les sites en ligne. En islam, on ne trouve pas l’onglet qui permet de résilier l’adhésion à « la Communauté »

Son livre comble donc un vide. Il nous explique pourquoi, d’un pays musulman à l’autre, le choix de sortir de la religion natale n’est pas monnaie courante. « Dix nations punissent l’apostasie de la peine capitale, de l’Afghanistan au Yémen, en passant par le Qatar ». Et il ne faut pas chercher plus de souplesse du côté de la Déclaration du Caire sur les droits de l’homme en islam. Elle a été adoptée en 1990 par les ministres des Affaires étrangères des 49 États musulmans, et Laacher nous en fait lecture.

Elle déclare d’emblée que « l’islam est la religion naturelle de l’homme ». Et elle ne dit rien sur le droit de la quitter. Bien au contraire, elle renvoie à la loi islamique, « seule source pour interpréter tout article de cette déclaration ». Or la loi islamique condamne l’apostat à la mort par pendaison. L’apostasie n’est donc pas un droit de l’homme en islam.

Qu’en est-il en France ?

C’est un peu comme les clauses de désabonnement sur les sites en ligne.

En islam, on ne trouve pas l’onglet qui permet de résilier l’adhésion à « la Communauté ». Est seulement tolérée une impiété discrète. « Le châtiment ne porte pas sur l’abandon de la religion en tant que telle mais sur la manifestation de cette séparation en public. » La rupture manifeste est le problème. L’islam – à l’exception du soufisme – a la hantise de l’opinion hétérodoxe. La tentation d’une fitna (« sédition, mécréance ») est donc scrutée et conjurée. Et, si la mort physique n’est plus au goût du jour, la mort sociale prend le relais. Ainsi, l’apostat ne peut pas hériter, car « le musulman n’hérite pas du mécréant et le mécréant n’hérite pas du musulman », dit un hadith cité par Laacher. L’apostat perd le soutien de sa famille, ses amitiés d’enfance, ses relations.

Certains parlent de « désaffiliation ». Un terme de sociologie du travail qui décrit la solitude sociale du chômeur. L’auteur préfère le terme de « déconditionnement », tant le musulman a été incorporé, façonné, dressé, endoctriné aux coutumes du monde islamique depuis son enfance la plus tendre. Soudain, l’apostat est déraciné, abandonné. Ni d’ici ni d’ailleurs. Il a quitté la secte. « L’islam est gouverné par les États musulmans, qui en font un vecteur central de contrôle de la société. Ce contrôle est sans cesse fragilisé. Les sociétés musulmanes, y compris dans les pays démocratiques, se sentent sans cesse attaquées de l’extérieur et de l’intérieur. La figure du traître est centrale. C’est pourquoi l’apostat militant est rare. Il ne lui reste que la vie privée, voire son for intérieur », nous dit Laacher, qui décrit en l’occurrence une forme de cauchemar totalitaire.

Qu’en est-il en France ? Pays où la détestation des dévots remonte au Pantagruel de Rabelais et au Tartuffe de Molière. Pays qui chérit sa loi de 1905. La charte des principes du Conseil français du culte musulman (CFCM) s’engage à ne pas criminaliser un renoncement à l’islam. Mais trois fédérations sur neuf ont refusé de la signer. De même, « 75 % des Français musulmans estiment qu’il y a une seule vraie religion », contre 17 % en moyenne pour l’ensemble des Français. « La tolérance n’est pas à l’ordre du jour chez les musulmans de France ». Des témoignages d’apostats français d’origine musulmane existent néanmoins. Ils documentent la réalité du phénomène. Eux aussi font semblant.

« Croyant le jour, apostat la nuit, il leur faut des années parfois avant de l’assumer », résume Laacher. La nuit, le jour, ils fréquentent les réseaux en ligne. Des gens comme eux, avec qui ils peuvent échanger. Et ils écoutent les influenceurs aux noms baroques : JackLeFou, Adelaxia, Casus Lady, Mihoub. Enfin, dernière remarque.

Laacher est de gauche, mais il relève que la gauche convertie à l’islamophilie laisse tomber les apostats soupçonnés d’islamophobie. Ce sont les dévots de l’islam qui placent les apostats dans « la solitude des opprimés ». À ces derniers il ne reste plus que « la communauté en ligne » des individualistes, des sceptiques, des libres penseurs. Avant de devenir autre chose. Des athées, des chrétiens, des bouddhistes ?

« Des Français libres » !        source   

      Juvénal de Lyon

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1 Commentaire

  1. « L’ Homme a autorité sur la Femme,,, » sourate 4,vertet 34 du Coran ! Le principe d’autorité est un rapport hiérarchique de supérieur à inférieur incompatible avec les valeurs républicaines d’égalité homme/femme… Ohé Mmes Rousseau, Panot, de Haas, Le Pen, Hassan et consœurs….