L’information est passée discrètement, comme toujours quand on veut étouffer la démocratie. Une des plus hautes institutions françaises, par la voix de l’âme damnée de Macron, explique tranquillement qu’on ne pourrait pas demander l’avis du peuple par référendum sur certains sujets. Traduction: le peuple vote mal, donc on ne va pas le faire voter.
Et quel sujet dérange tant ? La modification de la Constitution et la préférence nationale.
On comprend mieux les grandes manœuvres en cours. Toute la Macronie, toute la caste juridico-médiatique, est en train de verrouiller le système pour empêcher Marine Le Pen, si elle est élue en 2027, de faire ce pour quoi les Français l’auraient élue : reprendre le contrôle.
La méthode est vieille comme la Vème République mal comprise. On oppose l’article 11 à l’article 89. De Gaulle, lui, avait utilisé l’article 11 en 1962 pour faire élire le Président au suffrage universel direct. On avait hurlé à la forfaiture. Le peuple avait dit oui à 62%. Aujourd’hui, quand Marine Le Pen annonce qu’elle utilisera le même article 11 pour inscrire dans la Constitution la suppression du droit du sol et la priorité nationale, les mêmes hurleurs ressortent: « C’est anticonstitutionnel ! ».
La ficelle est énorme. La Constitution dit que la souveraineté appartient au peuple qui l’exerce par ses représentants ET par la voie du référendum. Mais dans la pratique, on a tout fait pour que le référendum ne serve à rien. On préfère le Congrès de Versailles, les conseils d’experts, les avis du Conseil constitutionnel.
Pourquoi cette panique ? Parce que la préférence nationale, c’est la fin de leur projet. La fin de la submersion migratoire organisée, encouragée, financée depuis 10 ans par la macronie. Si on inscrit dans le marbre que l’État doit d’abord servir les Français – pour le logement, l’emploi, les prestations sociales – tout leur système s’effondre.
Ils le savent. Ils savent que 70% des Français sont pour. Alors ils ne veulent pas de référendum. Ils ne veulent pas que la question soit posée.
On nous dit que le droit du sol est un principe sacré, que la préférence nationale est discriminatoire. Mais qui est discriminé aujourd’hui ? Le berger qui ne peut plus faire paître ses moutons à cause du loup, l’ouvrier français qui attend 5 ans un logement social pendant que des clandestins sont logés à l’hôtel, le jeune diplômé qui se fait doubler pour un poste aidé ?
Le vrai coup d’État, ce n’est pas de demander au peuple s’il veut la préférence nationale par référendum. Le vrai coup d’État, c’est d’expliquer à l’avance que même si le peuple vote Marine Le Pen pour faire ça, une institution non élue l’en empêchera.
On refuse l’avis du peuple au nom du droit. On refuse le droit au nom de la morale. C’est toute la technique macroniste: gouverner contre le peuple, mais au nom des valeurs. Va-t-on devoir refaire 1789 ?
Christine Tasin
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