Je me permets de proposer aux lecteurs de Résistance républicaine l’article de mon ami Éric de Verdelhan ci-dessous, susceptible de les intéresser.
Jean-Pierre Laborde
« …Durant toute la semaine dernière, on a oublié la délinquance qui augmente, l’insécurité, les agressions par des OQTF, les narcotrafics, les refus d’obtempérer quotidiens, bref, « la France orange mécanique » pour ne parler que d’un fait
divers somme toute anodin : les propos tenus lors d’une patrouille par un policier de Carcassonne.
Des propos tenus il y a… 8 mois mais qui resurgissent comme par miracle depuis l’élection d’un maire RN dans la ville. Il se trouve que le flic incriminé a fait partie du service d’ordre du RN. Aussitôt le chœur des vierges outragées a donné de la voix. Les cris d’orfraie et l’indignation plus ou moins surjouée ont fusé de partout.
Et ceux qui criaient le plus fort étaient des gens de droite.
Je peux comprendre le besoin impératif de se dédouaner du nouveau maire de Carcassonne, Christophe Barthès, auquel on reprochait le recrutement de ce policier. Je comprends moins, et je n’excuse pas la cour de petits marquis poudrés qui gravite autour de Marine Le Pen, d’ajouter sa voix ou de surenchérir aux beuglements indignés de la gauche morale.
L’enregistrement des policiers municipaux a été réalisée, sauf erreur, « en douce », lors d’une nuit de patrouille. C’était une discussion entre collègues. Une conversation entre des hommes, des flics de base, qui en ont assez d’être accusés de tous les maux (« la police tue ! »), mal traités par les médias, insultés, caillassés dans les banlieues de non-droit, trainés devant les tribunaux et poursuivis pour homicide volontaire quand ils ouvrent le feu sur une racaille lors d’un refus d’obtempérer.
Pour ma part, je ne sais rien de ce flic qu’on traite de « raciste, sexiste et homophobe » ; je ne connais ni son nom, ni son âge, ni son grade, ni ses années de service.
Ce que je sais de lui, je l’ai trouvé dans un texte rédigé par un ancien médecin du 3ème RPIMa de Carcassonne qui écrit : « j’ai connu cet homme dans des circonstances où les mots comptaient moins que les actes. Il a effectué 17 opérations extérieures, dont deux en Afghanistan.
Il y a connu la violence, la peur et la souffrance. Il a perdu son binôme, un frère d’armes commando parachutiste. Il a lui-même été blessé par explosion. Je l’ai également vu en opération extérieure…en République centrafricaine, au Gabon, en Côte d’Ivoire, au Kosovo, dans ces terres où la guerre ne demande pas aux hommes leur opinion avant de leur imposer la souffrance, je l’ai vu apporter son aide et participer aux soins d’enfants et de femmes victimes de viols, d’hommes victimes de tortures et de populations prises dans les conflits. Je l’ai ensuite retrouvé à son retour d’Afghanistan. Là encore, il était engagé au milieu de populations musulmanes, exposé aux mêmes dangers que ceux qu’il était venu protéger. Face aux talibans, il a fait ce que font les militaires : il a servi parce que la France le lui demandait. La République a reconnu son engagement et son courage, et ses états de service ont été récompensés comme ils devaient l’être, par plusieurs citations… ».
Dans le même texte, l’auteur aussi décrit aussi la ville de Carcassonne : « J’y suis allé. J’y ai soigné. J’y ai été agressé. Ma voiture y a été vandalisée. J’ai connu ces nuits où certains quartiers étaient devenus suffisamment dangereux pour que nombre de médecins de garde refusent de s’y rendre. Et ces quartiers ne connaissaient pas seulement les incivilités ou les petits trafics. Ils étaient déjà confrontés aux violences liées au narcotrafic, aux armes, aux morts par balles, aux règlements de comptes et à une violence qui, peu à peu, avait cessé d’être exceptionnelle. L’assassin-terroriste du colonel Beltrame et trois audois y vivaient…J’ai vu leurs armes. J’ai vu leur haine. Je me suis moi-même rendu plusieurs fois dans ces quartiers, accompagné par la police municipale…je sais ce que signifiait, concrètement, envoyer des hommes dans ces endroits, la nuit…Il fallait des hommes capables d’intervenir de jour comme de nuit, par tous les temps, dans des quartiers où la tranquillité publique avait depuis longtemps cédé du terrain à la peur, au trafic et à la violence… ».
Il conclut en disant : « C’est dans cette réalité que cet homme avait été recruté… au regard de son passé militaire et de son expérience opérationnelle, à juste titre par notre ancien maire Gérard Larrat, qui avait lui-même accordé sa confiance à de nombreux parachutistes du 3ème RPIMa. Je l’ai vu dans ce qu’il avait de meilleur. Je ne l’ai jamais vu, dans mon expérience personnelle, professionnelle ou médicale, accomplir un acte raciste ou misogyne. Bien au contraire… ».
Même si cet ancien médecin militaire condamne les propos tenus, tout est dit et bien dit. Ce flic a porté le béret rouge des « paras-colos ».Il a risqué sa vie pour la France lors de 17 « Opex ».
Il est des nôtres ! J’en parle d’autant plus aisément que je n’ai moi-même jamais risqué ma peau sur un quelconque théâtre d’opérations. À cause de mots un peu crus, d’un langage brut de fonderie qu’on qualifiait jadis de viril, il a perdu son emploi et sera sans doute lourdement condamné pour des propos jugés « racistes, sexistes, et homophobes » (excusez du peu !) tenus pendant une patrouille, un soir de ras-le-bol, lors d’une conversation qui aurait dû rester strictement privée. Ceux qui se permettent de le juger n’ont jamais entendu siffler que des balles de tennis (ou de golf pour les plus aisés) ; lui a risqué sa vie à moult reprises et ça mérite un minimum de respect.
Que celui qui, devant la dégénérescence de notre pauvre France, devant sa ruine morale et mentale, devant la montée de l’insécurité, devant l’arrogance impunie des racailles, n’a jamais, en privé, employé des mots comme « négro » ou « bicot », lui jette la première pierre. Moi, la pierre, je la garde dans ma poche et si je dois m’en servir un jour, ce ne sera pas contre mon camp. »
Eric de Verdelhan
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J’ai entendu pire au cours de ma déjà très longue existence.