À Cardiff, le 14 septembre 2026, les dirigeants indépendantistes d’Écosse, du Pays de Galles et d’Irlande du Nord ont signé un mémorandum d’entente inédit.
Ils demandent au gouvernement britannique de « préparer, planifier et faciliter le changement constitutionnel » .
Certes, vu de ce côté de la Manche on a envie de leur crier « au fou » parce qu’ils n’ont rien trouvé de mieux que de demander à rejoindre l’abominable UE, l’UE la tueuse... Zont rien compris. C’est pas le Brexit qui les tue, c’est l’immigration et les lois liberticides qui vont avec, sans parler de l’incurie de leurs dirigeants Mais l’essentiel de mon propos n’est pas là. Ce qui m’intéresse c’est la démarche, le retour à la petite entité quand la grande, dirigée par des dhimmis et des mondialistes ne fait pas le boulot.
C’est terrible pour la Jacobine que je suis de voir que les trahisons de nos dirigeants vont, de la même façon, amener nos concitoyens à essayer se mettre à l’abri dans des petites entités, à savoir la région, le département… plus proche, avec des dirigeants plus accessibles, plus au fait des problèmes de chacun. L’histoire n’est faite que de paradoxes, d’avancées, de retours en arrière…. Mais quand rien ne va il est logique de chercher des solutions, même dangereuses.
Pour la première fois, donc, les trois nations celtiques du Royaume-Uni sont dirigées par des partis favorables à l’indépendance. Le Brexit a endommagé leurs économies, affirment-ils, et chacune aspire à rejoindre l’Union européenne — l’Écosse et le Pays de Galles comme nouveaux membres, l’Irlande du Nord par réunification.
Ce signal politique n’est pas anodin. Il intervient dans un Royaume-Uni où les flux migratoires élevés, les tensions identitaires et le sentiment d’une identité nationale diluée nourrissent un repli vers le local et le régional. Des analyses récentes soulignent que l’immigration accrue renforce l’importance de l’identité de naissance et pousse une partie des populations natives vers des postures nativistes ou tribalistes. Dans certains quartiers, le sentiment que « le pays n’est plus le nôtre » se traduit par un retour à des identités plus étroites, parfois hyper-locales.
La France n’est pas le Royaume-Uni. Son modèle jacobin, centré sur la République une et indivisible, a longtemps absorbé les particularismes régionaux. Pourtant, les dynamiques démographiques et identitaires ne sont pas sans parallèles. Selon l’Insee, la part des immigrés dans la population résidante atteint environ 11,6 % en 2025 (près de 8 millions de personnes), avec une proportion importante née hors d’Europe, notamment en Afrique. (et ce sont les chiffres de l’INSEE… la perception du Français moyen est bien plus élevée, quand il est dans la rue, à l’hôpital… dans toute la France, pas seulement en Seine-Saint-Denis). Plus de 30 % des naissances récentes ont au moins un parent né hors UE. Ces chiffres, combinés à des difficultés d’intégration persistantes dans certaines banlieues et à une polarisation croissante du débat public sur le sujet de l’immigration, alimentent un sentiment de perte de contrôle culturel et politique chez une partie des Français.
Dans ce contexte, le repli vers les régions n’est plus un fantasme purement folklorique. En Corse, les mouvements indépendantistes (dont Nazione) restent actifs et rejettent les statuts d’autonomie jugés insuffisants. En Bretagne, le régionalisme culturel et politique, porté par des médias et des associations, dénonce régulièrement ce qu’il perçoit comme une uniformisation et une perte d’identité. D’autres territoires (Pays basque, Catalogne nord, Alsace) entretiennent des revendications autonomistes plus ou moins affirmées. Certes, Ces mouvements, pour l’heure, restent minoritaires et souvent divisés, mais ils prospèrent sur le même terreau que leurs homologues britanniques : le sentiment que l’État central ne protège plus suffisamment l’identité historique, linguistique et culturelle face aux transformations démographiques rapides.
Bien sûr, l’analogie a ses limites. La France n’a pas de nations constitutives reconnues comme l’Écosse ou le Pays de Galles ; son histoire d’assimilation républicaine est plus forte. Pourtant, si le sentiment d’une submersion culturelle s’installe durablement, et si l’État apparaît impuissant ou indifférent, le risque d’un transfert de loyauté vers le niveau régional existe. Des études montrent que l’immigration culturellement distante peut homogénéiser les natifs autour d’une identité française tout en renforçant les clivages territoriaux. Le Royaume-Uni illustre déjà comment le Brexit, les flux migratoires et le sentiment de dépossession peuvent fragiliser l’unité d’un État multinational.
Sortir de l’UE est un autre débat. Mais le cœur du problème reste le même : une République qui cesse d’être vécue comme le cadre protecteur d’une identité partagée risque de voir ses citoyens se tourner vers des échelles plus petites pour reprendre la main.
Le pacte de Cardiff n’est pas encore la dislocation du Royaume-Uni. Il est un avertissement. La France gagnerait à y prêter attention avant que le « une et indivisible » ne devienne une formule creuse.
Christine Tasin
798 total views, 798 views today


Deux civilisations ne peuvent vivre en harmonie sur le même territoire. Qui pourrait donner un seul exemple ?
Les Romains et les Gaulois. Devenus Gallo-romains.
On ne fait pas venir impunément 20 millions de non européens sur un même territoire européen en leur donnant notamment le droit de vote : même le Qatar ou l’Arabie Saoudite ont compris cette connerie extrême qui n’accordent aucun droit politique aux importés, nos politiciens non : ils sont réellement et objectivement des abrutis.
Il y a aussi la fracture irréversible entre ceux qui se prétendent l’élite alors qu’ils n’ont réussi par tour de force qu’à ruiner un pays il y a encore 40 ans florissant et le citoyen de base qui subi cette mondialisation qui est devenue une foire à chantage permanent entre pays.
De toutes les manières la partition existe déjà de fait.
La crise actuelle fait ressortir la partition campagnes-grandes métropoles et particulièrement Paris, ces dernières se branlant comme de l’an pèbre du prix de l’essence avec leurs transports publics au taquet et les normes écologiques qu’elles imposent à la ruralité pour l’empêcher de vivre.
Autre partition, villes islamiques vs villes libérales : on l’a vu avec les interdictions de la musique rock-punk-rave qui se multiplient et l’affaire du voile.
D’ailleurs Mélenchon parle de nouvelle France contre l’ancienne.
Le pays finira mal car aucun politicien ne veut prendre la seule disposition qui serait garant de son unité vu l’état de déliquescence actuelle : comme dans l’Allemagne des années trente, une élimination de toutes les forces qui ruinent l’homogénéité des valeurs communes.
La République sera tout simplement remplacée par une république islamique.
Avec une sacrée nuance, la république islamique ne supporte pas les forces opposées à son unité jusqu’à pendre les dénommés « déviants ». Or justement, ce qui va achever la France c’est son laxisme général à défendre ses valeurs et l’unité héritée de son Histoire. En Iran l’ayatollah avait procédé à l’extermination du Toudeh, la gauche iranienne, j’ai une hâte curieuse à voir cela en France : Faure, Valls, Cazeneuve, Hollande et tous les autres au stade de France la corde au cou.
J’avais en avril 2024 envisagé l’utilisation du texte sur l’autonomie de la Corse pour trouver un espace viable aux de souche pour vivre sans migratoires ni islam :
https://ripostelaique.com/texte-sur-lautonomie-de-la-corse-vers-un-coup-darret-a-limmigration-dans-les-regions/
J’avais élargi le concept quelques jours plus tard en reprenant le droit des Peuples Autochtones reconnu par l’ONU pour ne plus avoir à subir la colonisation :
https://ripostelaique.com/et-si-les-francais-utilisaient-les-droits-onusiens-des-autochtones/
Même les cahiers du Conseil Constitutionnel reconnaissent une valeur supérieure à toute autre règle de droit à ce droit des peuples premiers pourtant qualifié de droit déclaratoire, donc supérieur au Traité UE ou au pacte migratoire ou notre constitution.
https://www.conseil-constitutionnel.fr/nouveaux-cahiers-du-conseil-constitutionnel/declarations-et-conventions-en-droit-international
Intéressant mon cher Jean, peut-être une synthèse à faire ?
Je vous laisse reprendre les post si vous voulez.
Merci Jean je ferai une petite synthèse si vous le permettez (en mettant la source bien sûr) si je vois que ça fait trop long de les reprendre in extenso