Les hauts fonctionnaires, cadres supérieurs de l’administration généralement issus des grandes écoles comme « Sciences po », gagnent généralement au moins 5000 euros nets par mois et jusqu’à 20 000 euros par mois.
Souvent proches des hommes politiques de premier plan, pour être issus des mêmes parcours, fréquenter les mêmes réseaux, ils donnent le sentiment d’être protégés et en réalité jamais vraiment responsables malgré l’empilement hiérarchique de responsables de ceci et cela…
Ils changent d’ailleurs souvent de postes, restant 3 ans maximum sur un poste pour éviter d’accumuler trop de responsabilités. Toujours nouveaux partout où ils passent, jamais très anciens sur un poste, ils sont passe-partout, sachant tout faire, ou ne rien faire, au choix.
Je partage l’article suivant tout à fait édifiant en la matière. Une série d’insuffisances, de laxisme, de jemenfoutisme conduit à un préjudice de 30 millions d’euros pour les finances publiques.
Qu’importe, le CONtribuable paiera. Le haut fonctionnaire y laissera 15 jours, 1 mois de rémunération et basta.
Responsable pour encaisser le salaire, mais pas pour payer les pots cassés.
Un chef d’entreprise y aurait laissé sa maison, sa voiture, ses comptes en banque et probablement sa vie de famille. Des hypothèques, des saisies, un divorce et pourquoi pas une condamnation pour banqueroute en passant par la case prison.
Je précise que je suis très attaché au service public et que j’adhère à la théorie de la lutte des classes. En l’occurrence bon nombre de hauts fonctionnaires exploitent le peuple comme le ferait un capitaliste pur jus. Je me considère néanmoins comme patriote pour partager beaucoup d’idées classées à la prétendue « extrême-droite » et à ce titre quelque peu orphelin politique.
La Cour des comptes sanctionne les responsables du logiciel de la police dont l’échec a coûté 30 millions d’euros
La Cour des Comptes a condamné à 18.000 euros d’amende six personnes chargées du programme informatique de rédaction de procédures pénales « Scribe », destiné à la police
La Cour des Comptes a condamné vendredi six personnes chargées du programme informatique de rédaction de procédures pénales « Scribe », destiné à la police. Ce dernier s’était soldé par un échec dont le préjudice financier est évalué à un peu plus de 30 millions d’euros.
Lancé en 2015, le projet est envisagé comme un outil commun à la police et à la gendarmerie. Mais très vite, la gendarmerie se désengage, laissant la direction générale de la police nationale (DGPN) en assurer la maîtrise d’ouvrage, et le service de technologie et des systèmes d’information de la sécurité intérieure la maîtrise d’œuvre. Au bout de six ans d’errance, il est mis fin à ce programme.
Une « faute collective grave »
Dans son arrêt, la chambre du contentieux de la Cour des comptes égrène une liste de manquements aux obligations de « surveillance, organisation et pilotage » du projet constituant une « faute collective grave » ayant conduit à l’échec de « Scribe ».
En octobre dernier, une ordonnance de 500 pages de la Cour des comptes avait levé le voile sur cet échec colossal, dont le coût a été évalué à 257 millions d’euros. En février 2026, la procureure générale auprès de la Cour des comptes avait alors décidé de renvoyer devant la chambre du contentieux les six personnes impliquées, dont deux anciens directeurs de la police et deux anciens secrétaires généraux du ministère de l’Intérieur.
Une responsabilité collective
Dans son arrêt, la chambre du contentieux a fait valoir qu’il n’avait pas été possible d’attribuer à l’une ou l’autre de ces personnes « un manquement qui serait la cause majeure de l’échec ». En conséquence, les manquements constatés forment « un tout indissociable correspondant à la qualification d’infraction complexe ».
Dans sa décision, la chambre s’est appuyée sur une estimation du préjudice financier s’élevant à 30,21 millions d’euros. Comme pour la faute, elle a estimé « impossible d’imputer une part du préjudice à tel ou tel manquement ou à telle ou telle personne », concluant ainsi qu’il était « indivisible ». Elle a néanmoins prononcé des peines d’amende individuelle : deux d’entre eux devront s’acquitter d’une amende de 6.000 euros chacun, deux autres de 4.000 euros chacun et les deux derniers devront verser chacun un euro d’amende.
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Ca me rappelle Dame Lagarde qui alors qu’elle était ministre des finances dans l’affaire Tapie a été reconnue coupable de négligences pour un montant de 400 millions d’euros des deniers publics accordés à tors au Sieur Tapie. Elle n’a jamais été poursuivie, même pas un blâme ! Une petite étourdie Dame Lagarde. Ben voyons.