Nous sommes le samedi 12 septembre et je regarde sur arte une émission qui s’intitule :
« Pompéi : la villa de Poppée et Néron ».
Pour ceux que ça intéresse :
« Au Ier siècle après Jésus-Christ, les empereurs romains et les grandes familles de l’élite romaine ont choisi le golfe de Naples comme lieu de villégiature pour fuir l’agitation de Rome. La splendide Villa Oplontis se distingue en particulier par son faste. Son luxe suggère un propriétaire richissime et proche du pouvoir, mais son identité demeure méconnue. S’agirait-il de la mystérieuse Poppée Sabine, la favorite puis seconde épouse de Néron ? L’éruption du Vésuve, en 79 après J.-C., a certes préservé la beauté des lieux, mais elle a aussi capturé l’image d’un système hiérarchique et profondément inégalitaire de la société romaine. »
Je passe un bon moment devant cette émission de qualité et j’admire, au passage, les explications des archéologues italiennes non seulement charmantes mais aussi pétillantes d’intelligence. On peut les qualifier de : coruscantes (à vous de trouver ce que ça veut dire !).
Je suis impressionné par ce bassin de 60 mètres de long (soit plus qu’une piscine olympique !) dans cette résidence et je me demande, de façon sans doute un peu saugrenue, si certains Romains savaient nager et sous quelle forme ?
Et, tout à coup, je suis tiré de ma rêverie par des coups forts portés sur ma porte d’entrée…
Je me lève pour aller voir ce qui se passe : par la petite fenêtre du côté droit j’aperçois deux types corpulents et aussitôt je me dis :
– Tiens ça doit être le voisin qui vient avec du renfort pour me casser la gueule.
Il est toutefois surprenant qu’il vienne avec un allié sachant que ma masse de 60 kg (de coureur de fond) ne constitue pas une menace : je suis loin, bien loin, du gabarit de Teddy Riner !
J’ouvre et je tombe sur deux policiers qui ont escaladé ma clôture, la sonnette ne fonctionnant pas. J’ai le temps de distinguer dans la rue un nombre impressionnant de policiers et c’est tout juste s’il n’y a pas un hélicoptère avec projecteur au-dessus du quartier !
Aussitôt le plus grand des deux policiers me pose des questions de manière courtoise (je tiens à le préciser !).
Il a un gilet pare-balle et il me semble voir l’insigne de la BAC sur son uniforme…
-Est-ce que vous avez crié au secours ?
-Non absolument pas !
Pourtant un voisin a signalé avoir entendu des cris provenant de chez vous d’une femme criant au secours.
Je reconnais que j’ai ouvert ma fenêtre il n’y a pas longtemps pour crier aux propriétaires qui habitent deux jardins plus loin de faire cesser les aboiements de leur chien qui a d’ailleurs aboyé toute la journée ce qui m’a bien énervé !
-Il y a combien de temps environ que vous avez ouvert votre fenêtre pour crier ?
-Oh ! ça doit faire 20 ou 25 minutes.
Le grand policier costaud regarde alors son collègue et lui dit :
-Ça correspond.
Puis il me demande :
-Où se trouve votre femme ?
–Dans la pièce du bas
-Et pourquoi est-elle en bas ?! Nous voudrions la voir.
–Oui, pas de problème je vous accompagne
Je leur propose de passe par l’extérieur car l’escalier intérieur est raide.
Ils refusent donc je les fais passer par l’intérieur et le grand type de la BAC me dit :
-Ah oui effectivement c’est raide.
Je tape à la porte de la chambre de ma femme, laquelle, allongée sur son lit, regarde tranquillement une émission de divertissement à la télévision (l’antiquité ne l’intéresse pas), je la préviens que deux policiers veulent lui parler.
Ils constatent aussitôt qu’elle va bien et qu’elle est surprise de cette visite fort inattendue et elle se met à leur expliquer que nous sommes souvent emmerdés par un chien du voisinage (ou un sac à merde si vous préférez) qui aboie plus que de raison.
Le grand policier me demande ensuite ma carte d’identité que je lui présente et il la photographie. Il me demande de surcroît mon numéro de téléphone et, chers amis lecteurs, j’obtempère sans discuter. Il fait son travail !
Les policiers me quittent et le plus grand (le chef ?) me dit que pour le bruit occasionné par le clébard je devrais déposer une main-courante.
Je lui demande s’il ne peut pas aller voir les propriétaires pour faire cesser ce tapage (plutôt récurrent).
Bref, je suppose que, rapidement une fois dans son véhicule, le policier à dû vérifier au moyen de mon identité si je n’étais pas fiché et, plus précisément, sur le fichier des conjoints violents ; or, ayant la conscience totalement tranquille, je n’éprouve aucune inquiétude.
Cet incident (et je suis confus de savoir que des policiers se sont déplacés pour rien) m’amène aux réflexions suivantes :
D’abord je comprends que des voisins aient été impressionnés par des cris tard le soir, ça peut surprendre, faire peur, etc…
Ma gueulante a été assimilée à celle d’une femme alors que je confirme que je suis un homme :
« Je suis un homme
Je suis un homme
Quoi de plus naturel en somme
Au lit mon style correspond bien à mon état civil. » Polnareff
Mais ce qui me sidère c’est la façon dont mes paroles ont été interprétées et le véritable « film » que se sont fait les voisins ! Au point que la BAC suspectant un « féminicide » se déplace en urgence !
J’ai appelé quelques fois la police pour signaler les aboiements du clébard en plein nuit et il n’y a eu aucune intervention !
Tout cela m’amène à penser, et il n’y a rien de neuf sous le soleil…, à quel point les témoignages sont fragiles et assez souvent peu fiables !
Un fait : je gueule par la fenêtre pour exprimer mon énervement et c’est totalement interprété de travers !
On peut se demander, par analogie, quel crédit on peut apporter à des témoignages écrits, au plus tôt, 80 ans après la disparition de l’être vénéré (vous m’aurez deviné…) et recopiés avec des fautes et des rajouts par des copistes.
Notons au passage qu’un texte sacré (qui commence par C….) date de 144 ans après la mort du prophète dont il parle.
Retenons aussi qu’au IXe siècle, sept versions différentes de ce texte sacré seront établies, la plupart d’origine iraniennes.
Bref les capacités d’affabulation humaines sont infinies…
Certaines croyances ne sont-elles pas des formes de délire ?
Nous ne sommes rationnels qu’occasionnellement…
Diogène le païen (sans religion)
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Quand la police sonne chez vous, toujours répondre, foutez le camp où j’appelle la police.
C’est plutôt une bonne chose que vos voisins soient vigilants et attentifs.
Une fois ma fille s’était endormie et nous avions oublié les clefs à la maison.
Elle n’entendait ni la sonnette ni les coups à la porte.Nos hurlements (nous étions très inquiets) ont certainement alerté les voisins qui n’ont pas bougé le petit doigt.
Pour la petite histoire, avec une échelle mon mari a pu aller casser une fenêtre à l’étage et s’assurer que tout allait bien.
La police vient toujours quand nous n’avons pas besoin d’elle, mais en cas d’urgence…