Ce n’est plus de la critique médiatique. C’est du chantage. Un parti politique qui, sous prétexte de dérive vers l’extrême droite, s’arroge le droit de trier les journalistes, les formats et les interlocuteurs. Qui décide quels plateaux sont acceptables et lesquels relèvent de la propagande ? (et c’est LFI qui dit ça !!!).
La chaîne a eu raison de rappeler l’essentiel : elle reste libre de sa programmation. Elle n’a pas à se laisser dicter sa ligne par un parti qui, fort de ses scores électoraux et de sa capacité à faire le buzz, se comporte comme un actionnaire moral. Quand LFI boycotte, elle ne défend pas le pluralisme. Elle le nie.Elle refuse le débat dès qu’il devient trop inconfortable. Elle préfère la chaise vide sélective à la confrontation. Et pendant ce temps, elle continue d’exiger d’être invitée partout ailleurs, histoire de ne pas perdre en visibilité.
Le parallèle avec ce qui se passe à France Inter n’est pas anodin. Là-bas, la direction tente de faire entrer un peu d’air frais en proposant seulement un édito de Charles Sapin (Valeurs actuelles). Immédiatement, grèves, assemblées générales, motions. La direction propose alors de transformer l’édito en débat. Refus. La grève est maintenue. Là encore, on assiste à la même logique : tout ce qui n’entre pas dans le cadre idéologique dominant doit être combattu, dilué, ou purement et simplement empêché. Interdit.
LFI et une partie des rédactions pratiquent le même sport : le monopole de la vertu.Eux seuls savent ce qui est acceptable. Eux seuls peuvent définir la frontière entre le débat légitime et la dérive. Les autres n’ont qu’à se taire ou à s’adapter. C’est une conception du pluralisme à sens unique : le leur.
On a connu des partis qui boycottaient des médias. On a moins souvent vu un parti conditionner son retour à des engagements précis sur le fonctionnement interne d’une chaîne privée, tout en maintenant un boycott ciblé contre des personnalités qui le dérangent. C’est nouveau. Et c’est dangereux. Parce que cela instaure un précédent : demain, n’importe quelle force politique pourra exiger ses propres garanties avant de daigner paraître. Le débat public deviendra alors une série de négociations bilatérales entre partis et médias, où la liberté éditoriale sera la première victime.
LFI ne veut pas seulement être présente. Elle veut contrôler les conditions de sa présence. Elle veut choisir ses adversaires, ses formats, ses règles du jeu. C’est le contraire exact de ce qu’exige une démocratie vivante. Vous imaginez ce qui se passerait si Mélenchon était élu ? Un parti qui refuse le débat avec ceux qui le contestent n’est pas un parti fort. C’est un parti qui a peur. Et qui, pour masquer cette peur, préfère brandir le bâton du boycott plutôt que d’affronter les arguments.
Puisse BFMTV tienne bon. Puisse France Inter tienne bon. Que les médias refusent de se laisser dicter leur ligne par ceux qui confondent pluralisme et confort idéologique. Le jour où les partis choisiront les plateaux, les invités et les conditions d’antenne, ce ne sera plus de l’information. Ce sera de la communication politique sous contrôle. Et là, on aura vraiment perdu. Et pour longtemp
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Puisse BFM tenir bon, puisse France inter tenir bon
Avec Mélenchon président, le défilé du 14 juillet sera un spectacle grandiose, inoubliable, nous pourrons y admirer les troupes nord-coréennes et cubaines en train de défiler plus une délégation du Hamas et du Hezbollah. Et quelques autres venant de pays où la liberté est mise sous séquestre.