Lors de son discours de rentrée de Reconquête à Port-Marly : Éric Zemmour a énoncé ce qu’il présente comme les « trois piliers » de la civilisation occidentale : « la parole libre, les peuples enracinés et l’individu prométhéen »
Beau concept. Beau programme, même. Mais sur les trois, à mes yeux, le plus essentiel, le plus vertigineux, c’est le troisième.
L’individu prométhéen, c’est l’homme qui vole le feu aux dieux… et devient Dieu en personne. Vertigineux, abyssal, magnifique, exaltant… aux antipodes de la vision négative de l’homme que donnent certaines religions/philosophies qui le voudraient moustique à écraser.
Oui, c’est à mes yeux le mythe essentiel. Si l’homme ne vole pas le feu aux Dieux il demeure un animal réduit à se battre pour survivre, ne créant rien, ne changeant rien à son environnement naturel, demeurant à jamais un simple élément de la nature.
Zemmour ne l’a peut-être pas développé jusqu’au bout, et je ne sais s’il serait d’accord avec moi et ma vision très forte, très positive de l’homme, mais l’image est immense. Prométhée, c’est le Titan qui défie Zeus pour donner le feu, la technique, la connaissance aux hommes. C’est l’homme qui refuse de ramper. Qui dit aux dieux: vous ne me faites pas peur. Je vais me faire plus grand que vous.
C’est ça, l’Occident. Depuis les Grecs. L’homme occidental ne se soumet pas. Il discute, il conteste, il invente. Il fait de la philosophie à Athènes, du droit à Rome, des cathédrales qui montent vers le ciel en France, mais construites par la main de l’homme, et aujourd’hui il envoie des fusées et invente l’IA.
L’homme prométhéen, c’est l’homme libre par essence. Plus grand que les dieux qu’il a lui-même créés. Il ne les adore pas à genoux, il les défie. Il leur vole le feu.
Et c’est là qu’est la différence fondamentale, abyssale, avec l’Orient. Et notamment avec le monde sous l’islam.
Le mot le dit lui-même: islam = soumission. Soumis à Allah. L’homme oriental, dans cette conception, n’est rien. Il se prosterne, il obéit, il se soumet. Sa grandeur n’est pas en lui, elle est dans son obéissance au divin. Il ne vole pas le feu, il attend que le feu lui soit accordé ou refusé.
L’homme occidental, lui, dit: je prends. Je prends le feu, je prends la parole libre – premier pilier de Zemmour – et je m’enracine dans un peuple, dans une terre – deuxième pilier – pour bâtir.
Parole libre, peuples enracinés, individu prométhéen. Les trois se tiennent. Sans parole libre, Prométhée ne peut pas parler. Sans peuple enraciné, il n’a nulle part où rapporter le feu. Sans Prométhée, le peuple reste dans le noir.
Zemmour a remis au centre ce que 40 ans de repentance et de multiculturalisme avaient voulu enterrer: l’Occident n’est pas une zone géographique, c’est une attitude devant le monde. L’attitude de l’homme debout, pas couché. Immense merci à toi, Eric !
C’est pour ça que ce discours de Port-Marly compte. Il ne parle pas de gestion, de pouvoir d’achat, de petite mesurette. Il parle de civilisation. Eric a montré hier que, contrairement à nombre de candidats à la présidentielle à la vue plus que courte, il a une vision de la France, grande, éternelle, prométhéenne. Immense merci à lui.
Christine Tasin
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