ancement de campagne présidentielle ou fête de la souveraineté ? Les deux mon capitaine !
A l’initiative des Patriotes de Florian Philippot, les Assises de la souveraineté se sont déroulées à Arras, ce samedi 12 septembre 2026. Plus de 4000 participants de tous âges ont répondu à l’appel. Mais attention, avant de rejoindre les tables rondes (trois ateliers en simultané), pas question de prendre son café croissant avant d’être passé au bureau de change pour troquer quelques euros contre des francs ! Cela mettait tout de suite dans l’ambiance !


Les habitués des manifs pouvaient aussi retrouver la boutique des Patriotes avec ses célèbres badges, lunettes de soleil orange, mugs, cabas, drapeaux et j’en passe. Et non loin de là, des stands où médias alternatifs et essayistes (pour utiliser un mot à la mode) pouvaient vendre et dédicacer leurs publications dans la bonne humeur. Le lieu d’accueil, « Artois Expo », est spacieux et agréable : un grand auditorium et un hall aménagé en deux espaces : la salle orange et la salle bleue.

Tous les participants reconnaîtront une organisation sans faille avec une équipe de bénévoles hors pair !
Ce qui fut très apprécié, c’est la diversité des intervenants, avec un dénominateur commun : en découdre avec l’Union européenne. Ainsi, parmi les politiques, Juan Branco, Nicolas Dupont-Aignan, Jean-Frédéric Poisson et Philippe de Villiers ont pu largement s’exprimer. Le lecteur pourra trouver la longue liste des intervenants sur le site des Patriotes.
https://les-patriotes.fr/arras2026/
On notera aussi la participation aux tables rondes de nombreux journalistes venus de médias alternatifs ou dissidents.
Les neuf tables rondes étaient les suivantes :
- Frexit : sortir des mensonges pour redresser la France
- Nous sommes les médias !
- Comment se débarrasser du crédit social ?
- Qui sont les vrais et les faux amis de la France ?
- Vont-ils voler l’élection présidentielle aux Français ?
- Les forces de la France : quels sont nos atouts ?
- Santé : remettre l’humain au cœur
- Les paysans, précurseurs de la révolte française ?
- Conférence exclusive, interventions en plénière
Et deux émissions en direct : Putsch Média et Les Incorrectibles
Contrairement au Rassemblement National, qui ne rassemble que son ombre (Marie Le Pen n’a-t-elle pas interdit à Virginie Joron d’intervenir dans les manifs de Philippot contre la dictature sanitaire ?), Florian Philippot nous a montré sa volonté de rassembler à Arras toutes les énergies patriotes.
N’a-t-il pas vanté l’alliance gagnante en Allemagne entre l’AfD d’Alice Weidel et les patriotes de gauche du BSW, unis pour la sortie de l’UE et la fin du soutien à l’Ukraine ?
Difficile de faire un compte rendu exhaustif de tout ce qui a pu se dire lors de ces Assises.



J’ai sélectionné l’atelier « Comment se débarrasser du Crédit social « .
En effet, la mise en place d’une société de plus en plus totalitaire, va en effet de pair avec la perte de notre souveraineté.

Jean Frédéric Poisson nous explique d’abord ce qu’est le « crédit social » : accorder des droits et libertés sous condition et à crédit, un peu comme le permis à point. Il fonctionne en Chine grâce aux outils technologiques à disposition, parmi lesquels la reconnaissance faciale. Les sanctions tombent sans procès et sans contradictoire. Plus besoin de la justice ! Pour lui, ce système s’installe chez nous petit à petit et aujourd’hui, le seul maillon manquant, c’est l’euro numérique que l’on tente de nous imposer, pour notre bien of course !
Marion Saint-Michel, psychologue et diplômée en sciences politiques nous explique comment des techniques de marketing ont été mises au service de l’ingénierie sociale. Ainsi le nudge est une technique bien connue des commerciaux et destinée à orienter nos choix à notre insu. « Il faut prendre conscience de ces techniques (…) Il est malsain de faire le bien pour quelqu’un sans son consentement » nous dit-elle. « Tout est fait pour rendre les gens dépendants. On commençant par les infantiliser, avec l’argument de la sécurité et de la facilité. La hiérarchie procède par petites touches de sorte qu’on ne puisse revenir en arrière. Ce sont ces effets de cliquets qui nous empêchent tout retour en arrière. »
Quentin Numérique propose d’aider les gens à lutter contre le contrôle des réseaux sociaux en installant bénévolement des VPN. Pour lui des technologies existent pour contrer l’identité numérique. Il faut les utiliser.
Carlo Brusa, avocat parisien, nous explique que le crédit social existe déjà. Quelqu’un de surendetté voit déjà de nombreuses portes se fermer. Le fichage se généralise : le nombre de voyages que vous avez faits, au prétexte de suivre votre empreinte carbone, la reconnaissance faciale, etc. Il peste contre la facturation électronique dont il dénonce la nature profonde : mettre un terme au secret des affaires, livrer un profilage des entreprises à des sociétés privées qui pourront ensuite commercialiser les informations recueillies à notre insu, orienter les consommateurs et guider les choix stratégiques des décideurs. Il se réjouit du fait que 3,5 millions d’entreprises ont actuellement refusé de s’inscrire. Le droit de désobéir n’est pas en contradiction avec notre Constitution, rappelle-t-il.
Jean Frédéric Poisson reprend : « Il faut se débarrasser des partis complices qui veulent installer le crédit social (…) Selon un modèle matérialiste néolibéral, ils veulent une société où l’argent est maître. Ils veulent atomiser la société et contraindre les consommateurs. L’enquête PISA révèle la destruction industrielle de l’intelligence. Il faut alerter les concitoyens sur ce qui est en train de s’installer. »
Puis Marion Saint -Michel rappelle les objectifs du totalitarisme :
– le contrôle de la population
– la dépopulation (via des lois mortifères comme l’aide à mourir)
« Il faut comprendre l’ensemble du tableau, une véritable toile d’araignée pensée par des gens intelligents (…) L’enjeu, c’est le combat entre ceux qui croient encore en l’humanité et ceux qui n’en ont rien à faire. »
Bien entendu, la question de l’élection présidentielle de 2027 était abordée un peu partout. Un atelier lui était plus particulièrement consacré avec pour intitulé : « Vont-ils voler l’élection présidentielle aux Français ? »
Pour David Guyon, les dés sont pipés : « On nous propose la peste ou le choléra ! ». Il dénonce les barrières qui pénalisent les « petits » candidats, à commencer la question des cinq cents parrainages et son aggravation par la loi de 2016, votée sous Hollande, mettant fin, de fait, à l’anonymat. Elle a ouvert la porte aux pressions sur les élus, ce qui est de nature à nuire à l’égalité des chances entre les candidats.
Il déplore également que le débat public soit biaisé par des argumentations volontairement faussées de la part de certains candidats. L’effacement d’une partie de la dette d’un coup de crayon en est un exemple.
C’est ensuite le pouvoir de la presse qui est mis en cause : certains candidats sont acceptés par les médias, d’autres sont exclus, en particulier les souverainistes, victimes d’un bannissement de fait !
On censure les mots qui fâchent : frexit, Russie, Ukraine, remigration, on multiplie les nouvelles à sensation pour faire diversion, comme les « vacances » d’Edouard Philippe. On rabâche des noms, on ostracise les journalistes du mauvais camp (Sonia Mabrouk pour avoir sévi sur CNews, Charles Sapin pour avoir travaillé pour Valeurs Actuelles…) quand on ne prend pas ouvertement parti pour tel ou tel candidat. On va infantiliser les gens, leur dire où se situe le camp du bien, diaboliser les adversaires, manipuler la peur entre les deux tours. Cela commence avec les fact-checkers qui tentent d’imposer l’autocensure en décidant de ce qui est compatible avec la doxa et de ce qui ne l’est pas.
Certains attribuent ce pouvoir extrême des médias à la loi Balladur du 1er février 1994. Ce texte a profondément modifié le paysage médiatique français en assouplissant les règles anti-concentration, favorisant ainsi l’émergence de grands groupes industriels et de puissants patrons à la tête des médias. La liberté de la presse n’est plus qu’un mythe !
Jon de Lorraine, présent à la table des intervenants, nous explique que la France ne se contente plus de réglementer les réseaux sociaux mais construit toute une infrastructure pour contrôler le discours politique avant l’élection présidentielle de 2027. Dernier outil en date : la loi du 24 juillet 2024 sur la lutte contre les ingérences étrangères au nom de la protection de l’information. Ben voyons !
Cet acharnement de la macronie à museler la liberté d’expression montre bien qu’ils ont compris que les réseaux sociaux sont devenus un véritable contre-pouvoir puisque les gens vont de plus en plus y chercher l’information.
Marion Saint Michel rappelle comment les médias ont été utilisés pour instiller la peur durant la crise du Covid. Et pour désamorcer cette peur, un travail de conscientisation s’impose. C’est ce qu’elle appelle retrouver la souveraineté intérieure, c’est-à-dire renouer avec les lois naturelles, être capable de distinguer ce qui est bien et ce qui est mal, ce qui est juste et injuste, bref, sortir du mécanisme de confusion dans lequel on nous a enfermés.
La table ronde se termine sur une note pessimiste : « Si l’Assemblée nationale est dissoute avant les élections, pour plomber le prochain gouvernement, il faudra descendre dans la rue par millions, comme après la chienlit de 1968 » nous dit Jean-Frédéric Poisson.
Il serait trop long de commenter les autres ateliers, tous aussi riches les uns que les autres. Le lecteur pourra en trouver de nombreux échos sur les réseaux sociaux.
Retour dans la grande salle de l’auditorium. On visionne la séquence de Charbel Lakisse, qui nous rappelle la genèse de la confiscation de notre souveraineté : le traité de Lisbonne qui a honteusement piétiné le non au référendum de 2005.

Puis, après un moment de suspense, savamment entretenu, le message téléphonique de Philippe de Villiers est porté en direct à la connaissance de la salle en liesse.
On ne cache pas au public que l’ARCOM a fait pression sur l’ancien secrétaire d’Etat à la Culture pour qu’il ne se rende pas à l’invitation de Florian Philippot, sous peine de voir sa participation supprimée à l’émission du vendredi Face à Philippe De Villiers sur CNews. Voilà où l’on en est dans notre démocratie agonisante.
https://www.youtube.com/watch?v=PKmDSj1Q0ZM
Dans son discours de clôture, Florian Philippot, non sans quelque esprit de provocation, nous dit que dès les premières minutes de son mandat, il sortirait la France de l’Union européenne, de l’espace Schengen, de l’OTAN et de la CEDH, ainsi que la fin du soutien à l’Ukraine et le retour au franc.
Selon un récent sondage Harris Interactive, son potentiel électoral, à ne pas confondre avec les intentions de vote, atteindrait 14 %. Beau score tout de même qui est bien mérité compte tenu de sa ténacité, dans son investissement de tous les jours, et de son courage à vouloir sortir de l’eau une France au bord de la catastrophe.
Hector Poupon
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