Google, Fauda et le 7 octobre: quand Libé donne le la à l’intelligence artificielle

J’ai cherché des informations sur la dernière saison de Fauda pour écrire mon article sur le sujet.
J’ai eu la surprise de découvrir en première page  de google une présentation de l’IA plus que tendancieuse, reprenant carrément les arguments de la presse gauchiste française, Libé, NOuvel obs etc.
La diffusion de cette ultime saison suscite de très vifs débats en France : [1, 2]
  • Un virage assumé vers la propagande : Entièrement réécrite après les massacres du 7 octobre, la série abandonne l’illusion d’équilibre des débuts pour embrasser un récit de pure vengeance. Plusieurs médias de premier plan, comme Le Nouvel Obs ou Libération, fustigent une saison qui cède à la caricature grossière et légitime la violence aveugle. [1, 2, 3, 4]
  • La France et Marseille ciblées : L’intrigue met en scène une cellule du Hamas qui aurait fui à Marseille, épaulée par l’actrice Mélanie Laurent. Cette description de la cité phocéenne, jugée outrancière et truffée de clichés anti-français, agace profondément les spectateurs locaux et divise la critique. [1, 2, 3]

Bigre, la preuve par 9 que l’IA n’est pas objective mais obéit essentiellement à nos ennemis sur un certain nombre de sujets ? 

L’IA qui sévit sur google est-elle antisémite ? 

Tapez « Fauda saison 5 » sur Google. En haut de page, l’intelligence artificielle de Google vous résume la série. Et que lisez-vous ? « Manque de pudeur », « caricature », « brûlot politique ».
Vous pensiez chercher une info, vous tombez sur l’édito de Libération.
La magnifique série israélienne Fauda vient de sortir sa saison 5 sur Netflix. Onze épisodes. Deux d’entre eux reviennent sur le 7 octobre 2023. Avec une retenue exemplaire: une courte vidéo, une évocation, un avertissement pour les familles. Les créateurs, Lior Raz et Avi Issacharoff, ont perdu un membre de leur équipe tué à Gaza, un autre grièvement blessé. Ils ont tout réécrit. Par respect pour les 1.200 morts et les 251 otages.
Et qu’a fait la presse « de référence » française ? Elle a dégainé le mot le plus obscène possible: impudeur.
Libération ouvre le bal le 8 septembre: « Fauda entre dans la bataille des récits« . Le Nouvel Obs enchaîne: « une saison qui cède à la caricature« . Télérama conclut: « un brûlot politique avec des scènes hautement dérangeantes ». Ben voyons ! 
Et l’IA de Google, que fait-elle ? Elle recopie. Mot pour mot.Parce que pour Google, un média « dominant » est un média qui fait autorité.. et qui détient donc la vérité ???Libé, Obs, Télérama sont dominants. Dreuz, qui défend Fauda, est classé « blog partisan ». Le Figaro, qui donne la parole à Issacharoff, est relégué en bas de page.
Résultat: l’algorithme n’est pas neutre. Il est le porte-voix d’une caste.
Le mécanisme est simple et redoutable:
Les médias dominants imposent un vocabulaire: « bataille des récits », « cycle de la vengeance », « contexte ».
Google l’ingère et le transforme en « vérité » synthétique en haut de page.
L’internaute qui ne clique jamais plus bas repart avec l’idée que Fauda est une série de propagande vulgaire.
On a tué la hiérarchie de l’information, mais on a gardé la hiérarchie des bien-pensants. Hier, ils faisaient la Une des kiosques. Aujourd’hui, ils font la réponse de l’IA.
Ce n’est pas de l’intelligence artificielle. C’est de la connivence artificielle.
Le 7 octobre mérite mieux qu’un résumé de Libé. Il mérite la vérité que Fauda a eu le courage de montrer, même avec pudeur. ‎
Christine Tasin

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2 Commentaires

  1. Sans une solide formation préalable avec de bons instructeurs, l’IA peut se révéler redoutable. L’IA sans instructions préalable c’est comme confier les commandes d’un avion de ligne à une personne incapable de piloter. C’est le crash assuré. Par contre, avec une solide formation préalable c’est un outil formidable. Et lorsque nous parvenons à prendre l’IA en défaut (comme le fait Christine dans cet article), cela prouve que nous avons acquit la connaissance minimale indispensable.