Les faits
– Démographie et immigration. Aux États-Unis, la population musulmane est passée d’environ 2,4 millions en 2007 à environ 5,5 millions en 2026. La croissance vient à la fois de l’immigration et de la natalité plus élevée. En Europe occidentale, les flux en provenance de pays à majorité musulmane se sont poursuivis après 2001, souvent sous forme de regroupement familial, d’asile et de migrations économiques, malgré les attentats de Madrid (2004), Londres (2005), Paris (2015), Nice, Manchester…
– Représentation politique. Zohran Mamdani, démocrate socialiste de 34 ans, d’origine indienne né en Ouganda, est devenu le premier maire musulman de New York. Il a prêté serment sur le Coran. Aux États-Unis, le nombre d’élus musulmans a atteint un record (255 selon CAIR en 2026). En Europe, Sadiq Khan est maire de Londres depuis 2016 ; nombre d’autres villes (Dearborn aux États-Unis, certaines municipalités britanniques ou françaises) ont aussi des maires ou des majorités locales où la communauté musulmane pèse lourd.
– Le clivage politique français. La gauche de la gauche (La France insoumise et ses alliés) a clairement misé sur le vote des quartiers populaires à forte population immigrée d’origine musulmane. Mélenchon et ses troupes ont souvent adopté un discours qui relativise ou minimise les questions d’intégration, de laïcité et d’islamisme politique, tout en ciblant les patriotes (Marine, Éric Zemmour, Sarah Knafo, etc.) comme xénophobes ou islamophobes . Ce n’est pas une invention : c’est une stratégie électorale assumée dans un pays où la démographie change.
Alors, la question terrible, la question qui tue : À quoi ont servi les morts du 11 septembre ?
Certes, on nous dira qu’ils ont servi à déclencher la » guerre contre le terrorisme », les interventions en Afghanistan et en Irak, le Patriot Act, la surveillance accrue, et une prise de conscience temporaire. Mais ils n’ont pas modifié durablement les politiques migratoires de fond ni la logique multiculturaliste dominante des élites occidentales.
Comment expliquer cette inertie ? En 4 points.
1. Ils se sont tous dépêchés de distinguer islam et islamisme. La majorité des élites politiques, médiatiques et universitaires ont refusé d’établir un lien structurel entre une religion (ou certaines de ses interprétations dominantes) et les actes terroristes ou les problèmes d’intégration. Tout questionnement a été rapidement taxé d’ islamophobie, ce qui a paralysé et même interdit le débat public pendant des années, sauf à se retrouver devant la 17ème Chambre comme votre serviteur…
2. Intérêts électoraux et idéologiques : dans les grandes villes (New York, Londres, Paris, Marseille…), les communautés issues de l’immigration constituent des réservoirs de voix. La gauche a souvent privilégié le clientélisme communautaire plutôt que l’exigence d’assimilation. Le multiculturalisme est devenu un dogme : toute culture a droit à sa place, même si elle porte des valeurs incompatibles avec l’égalité hommes-femmes, la liberté d’expression ou la laïcité.
3. Dhimmitude et auto-censure. Le terme est fort, mais il décrit un phénomène réel : la peur de la violence (attentats, émeutes, pressions communautaires) conduit une partie de la société à s’adapter par anticipation. On évite certains sujets, on relativise, on multiplie les excuses ( la pauvreté, le colonialisme, les discriminations..). Pendant ce temps, les chiffres de la criminalité, des attentats, des zones de non-droit et des sondages sur les « valeurs » (notamment chez les jeunes musulmans) continuent de montrer des écarts persistants.
4. L’illusion du temps. Ils ont cru (ou plutôt ont voulu nous faire croire) que le temps et la prospérité occidentales assimileraient automatiquement. Or, le plus souvent, c’est le contraire, on observe plutôt une réislamisation des secondes et troisièmes générations, un renforcement identitaire, et parfois une hostilité ouverte envers la société d’accueil.
Peut-on comprendre sans s’aveugler ?
Bien sûr, tous les musulmans ne sont pas en cause. Des millions d’individus d’origine musulmane vivent en paix, travaillent, et partagent les valeurs de leur pays d’accueil. Mais le problème n’est pas l’individu isolé : c’est la masse critique, la proportion, le poids politique et culturel d’une population qui, dans sa majorité, conserve des attitudes plus conservatrices (voire radicales) sur la religion, la sexualité, le statut des femmes et le rapport à l’Occident.
J’appelle tout cela la dhimmitude suicidaire, ce n’est pas du tout une théorie du complot. C’est le résultat d’une combinaison de lâcheté morale, d’intérêts électoraux, de naïveté idéologique et de pression démographique. Les morts du 11 septembre ont servi d’avertissement. L’avertissement a été largement ignoré, ou transformé en occasion de « dialogue » et de « vivre-ensemble » sans conditions. Ils sont morts deux fois, servant malgré eux à faire avancer les islamistes !
On peut continuer à nier le problème. On peut aussi regarder les faits — démographie, votes, sondages, attentats, espaces publics transformés — et en tirer les conséquences politiques. C’est le débat que l’anniversaire du 11 septembre devrait, 25 ans plus tard, permettre enfin d’avoir sans tabou. A l’heure où j’écris ces mots, la veille de l’anniversaire, je pressens qu’il va falloir encore bien du temps pour y arriver… et pendant ce temps l’invasion continue…
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