
Giorgia Meloni et le président tunisien Kais Saied le 6 juin 2023 lors de négociation sur le contrôle de l’immigration
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POUR UNE VISION CLAIRE :
L’IMMIGRATION EN ITALIE SOUS MELONI…
Après la « prestation » des duettistes Hollandescu et Philiponpon sur LCI, face à l’argument que Méloni recevait 400 000 immigrés par an, ce qui est proche de la réalité, il est plus que nécessaire de bien cadrer le sujet…
Mélonie est arrivée au pouvoir le 22 octobre 2022, après Draghi et la période covid.
Avec son arrivée, l’Italie a pris un tournant économique en devenant la 4ème puissance exportatrice mondiale, derrière les USA, la Chine, l’Allemagne, devant le Japon et la Corée… Sa balance commerciale a été excédentaire de plus de 50 milliards en 2025 après un déficit de 35 milliards en 2022 avec le choc énergétique.
Elle est soumise à certaines contraintes par ses engagements européens liées à l’aide qui lui est apportée (194 milliards : 72 milliards en subventions non remboursables et 122 milliards de prêts à taux réduits de la BCE remboursables sur 30 ans à compter de 2028). Son endettement a baissé puis est remonté en 2022 à 138 % du PIB (3300 milliards d’€).
La situation démographique de l’Italie :
300 000 décès/an de plus que de naissances et un solde de 52 mille italiens émigrants/an :110 mille départs, 58 mille retours, marque d’un pays en difficulté. En gros, 6 millions d’italiens vivent à l’étranger.
L’immigration clandestine :
– 2022 (début période post-covid) : 105 131 arrivées, une reprise importante !
– 2023 : 157 651 arrivées (plus 10 000 migrants à Lampedusa en 24 heures).
– 2024 : 66 617 arrivées. Chute de 57 % par rapport à 2023. Un recul s’explique par le coup d’arrêt des départs depuis la Tunisie (-80 %), suite à des accords de coopération stricts.
– 2025 : 66 316 arrivées, la Libye est devenue la principale base de départ vers l’Italie.
– 2026 : 1er semestre, les arrivées ont diminué de 50 % par rapport au 1er semestre 2025, de l’ordre de 3 mille/mois.
Certaines immigrations passent par maille : arrivée de petites embarcations discrètes sur les cotes, par les Balkans malgré des contrôles renforcés, l’utilisation de visas de tourisme et des légaux, dont le contrat ou visa arrive à expiration, qui ne retournent pas dans leur pays. Estimation entre 35 et 60 mille.
L’immigration contrôlée de travail d’origine hors UE :
– Une immigration saisonnière (CDD spécifiques).
Des contrats de travail de 20 jours à 9 mois maximum, retour dans le pays d’origine obligatoire. Facilité d’un autre contrat si le séjour précédent s’est passé correctement. Possibilité de passage à un CDD long ou CDI, parfois hors quotas.
96 900 en 2026 après une pointe à 110 000 en 2025.
– Une immigration générale de travail (CDD long et CDI).
* D’abord, l’Italie a régularisé 500 000 immigrés déjà présents. Ont été intégrés dans le plan tri-annuel de l’immigration de travail (2023-2025), a priori de 452 000 visas.
⇒ D’énormes difficultés administratives, des de fraudes massives… la maffia n’est pas inactive (Plainte de G. Meloni auprès des juges anti-maffia). Il serait trop beau que cela se passe comme prévu…
Parade pour 2025 : vérification de la réalité des entreprises demanderesses de main d’œuvre.
Une partie de ces régularisés ont cependant pris la direction des autres pays de l’UE…
* Nouveau plan 2026-2028.
497 550 visas prévus. Des contrôles renforcés…
Sur 6 ans l’Italie aura régularisé 1 million de travailleurs et ouvert à des entrées par rapprochement familial sous conditions…
* Les modalités des contrats CDD long et CDI.
Liés à des emplois permanents (BTP, usines, aides à la personne). Le permis de séjour est généralement d’un à deux ans (renouvelable si l’entreprise et l’intéressé le demandent).
* Le rapprochement familial, trois conditions :
– accordé après 2 ans ou si un CDI de 2 ans, pour la proche famille (les époux, les parents, les enfants).
– des conditions de ressources (8800 à 9000€, voire plus selon l’importance de la famille).
– un logement décent.
– une 4ème théorique, s’intégrer : langue, respect de la loi…
Conséquence, le rapprochement familial conduit environ de 1,2 à 1,5 arrivées par travailleur.
==> En 6 ans, l’Italie aura accueilli 2,2 à 2,5 millions de personnes liées au travail et à son corollaire familial.
A rapprocher de la situation de l’emploi en Italie.
Le taux de chômage est descendu de 10 % (période covid) à 5 % (mai 2026).
Le chômage des étrangers atteint 10 %.
Deux autres problèmes : le chômage des jeunes 19 % et un taux d’activité faible, 63 % (75 % des 18-64 ans dans l’UE, la France entre 73 et 74 %).
De nombreux emplois non assurés (ingénierie 44 % de postes vacants, industrie, santé, nouvelles technologies, agriculture, bâtiment, etc.) !!!
Origines des immigrés (les10 premières).
– Roumains : 1,05 million,14,4 % (UE).
– Albanais et Marocains : 410 mille chacun.
– Chinois : 310 mille.
– Ukrainien 290 mille.
– Indiens et Bangladais : 160 à 180 mille chacun.
– Ensuite dans l’ordre, Égyptiens, Philippins et Pakistanais entre 110 et 130 mille…
Les autres immigrations.
– Étudiants, environ 20000, autorisations temporaires, repartent à 60-70 %.
– Pour raisons humanitaires, environ 8500, peu repartent dans leur pays d’origine mais souvent vers d’autres pays européens.
– Libre circulation des originaires de l’UE, deux sortes.
Les originaires de pays comme la Roumanie repartent pour 2 raisons, la situation économique dans leur pays s’est améliorée, ou sont retraités. Les retraités d’autres pays de l’UE viennent et restent généralement (coût de la vie favorable) : installations favorisées dans les Pouilles par exemple.
Les départs d’immigrés.
Environ 35 000 à 40 000 par an, le solde des entrées pour le travail, les régularisés divers, le rapprochement familial est ainsi de l’ordre de 348 000/an.
Délinquance étrangère et expulsions d’Italie.
Causes des expulsions : entrées illégales et rejet du droit d’asile, infractions administratives (entrées légales mais restant malgré la fin de la validité de leur titres : touristes, fin de contrat et rapprochement familial, étudiants…), crimes et délits.
Ordres d’expulsions : environ 25 000/an, exécutions 5 000. Mêmes difficultés que pour la France bien que les ordres d’expulsion soit 5 fois moins nombreux que nos OQTF.
Nombre total des immigrés.
5,6 millions originaires hors UE (9,5 % de la population) ; 3,8 millions étrangers (6,4%) et 1,8 millions de naturalisés.
1,7 millions originaires de l’UE (2,9%) :1,4 millions étrangers (2,4%) et 300 mille naturalisés.
Soit 7,3 millions d’origines étrangères toutes situations confondues (12,4 %).
L’Italie naturalise entre 210 mille et 220 mille personnes/an. En premier, 48 % sont de 2ème génération, une option à 18 ans liée aux parents (10 ans de présence, mariages…). Les origines dans l’ordre : Albanais (26 000 à 38 000), Marocains (23 000 à 31 000), Roumains (16 000), les Indiens et Bangladais (entre 7 000 et 9 000), mais aussi 11 % de reconnaissance d’origine italienne expatriée…
Population carcérale.
En gros 65 mille incarcérés (équivalent à la France), dont 20500 étrangers (31,4 %), dont 17 500 hors UE (2,7%) alors que les étrangers représentent 8,8 % de la population.
La délinquance des mineurs étrangers et encore plus disproportionnée (42%), surtout MENA.
La (ma) conclusion.
L’Italie est fortement touchée par l’immigration, bien qu’elle soit relativement contrôlée (réduction importante de l’immigration clandestine), surtout une immigration de travail. Tend à intégrer l’immigration illégale dans les dispositions prévues pour le travail.
Georgia Meloni, avec sa volonté de protéger l’Italie, s’est cependant pliée aux contraintes économiques de son pays, usant de modalités financièrement avantageuses négociées auprès de l’UE. L’Italie n’est assurément pas prête à quitter l’UE…
Comme en France , une certaine immigration y est très impliquée dans la délinquance !
Pense-t-telle réellement pouvoir assimiler tout ce monde ? Douteux vu le dernier constat.
Note : Étude sur trois jours, assisté par une IA, la même par cohérence. Une telle étude m’aurait pris trois mois ! Ces 3 jours m’ont permis de réfléchir -ce que je ne fais pas suffisamment en général- pour n’oublier aucun aspect, ce que j’espère…
Jean-Paul Saint-Marc
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