Superbe article dans le Figaro pour présenter le dernier livre de Sarah Knafo. Apparemment c’est du lourd et du sérieux.
LE CASSE DU SIECLE !
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Extraits.
Elle est sans doute la seule énarque capable de rendre compréhensible par le commun des mortels un rapport de la Cour des comptes. Là où ses camarades se complaisent à rendre compliqué un tableau de chiffres, Sarah Knafo le simplifie et trouve la comparaison qui illustre parfaitement la situation. C’est l’objet de son dernier livre dont la construction elle-même est originale. Elle part de ce qu’elle considère comme un vol par l’État de l’argent des Français pour instruire le procès, avec l’enquête, l’instruction et l’audience. « J’ai suivi l’argent », explique celle qui est partie de la feuille de paie pour démontrer les dérives d’un système qui ne cesse de ponctionner davantage les Français.
Chaque chapitre est également l’occasion pour elle de lancer des propositions qui feront débat dans la campagne présidentielle qui démarre. En revanche, contrairement aux candidats, son livre n’est pas l’occasion d’évoquer son enfance ou ses envies. « Je ne parle pas de moi, mon objectif était d’enquêter pour les Français, » ajoute Sarah Knafo, en faisant le tri dans les notes qu’elle a prises depuis dix ans, quand elle n’imaginait pas entrer en politique. Elle ne cite pas non plus Éric Zemmour (en dehors des remerciements). « S’il est absent du livre, c’est qu’il n’est pas coupable du casse, contrairement à tous les autres. »
«Je les vois venir. Nous les voyons tous venir. Ils vont nous dire que la France est un grand pays. Ils vont nous dire qu’elle s’est toujours relevée de toutes les épreuves. Ils vont nous dire que nous avons tous les atouts pour réussir. Ils vont nous dire qu’il suffit de croire en nous-mêmes, en nos valeurs, en notre génie. Ils vont nous dire qu’il faut faire confiance à notre jeunesse. Ils vont nous dire que nos fonctionnaires sont dévoués, que nos soignants sont héroïques, que nos agriculteurs doivent être respectés. Ils vont nous dire que c’est le moment ou jamais. Ils vont nous dire que c’est la dernière chance. Ils vont nous dire que notre destin se décide maintenant. Ils vont nous dire que, cette fois, nous avons le choix entre la catastrophe et la renaissance, et que ce choix dépend de chacun d’entre nous. Ils vont nous parler de notre modèle social. Ils vont nous dire que nous y sommes profondément attachés. Ils vont nous dire que l’éducation est la clé de tout et qu’il faut sauver l’école. Ils vont nous dire qu’il faut taper du poing sur la table, ou monter dessus, ou la renverser. Ils vont nous dire qu’il faut davantage de démocratie. Qu’il faut nous écouter. Qu’il faut des référendums. Qu’ils ont le programme qui va tout changer. Un programme massif. Ils vont nous parler de la dette et du déficit. Ils vont nous parler du désespoir et de l’espérance.
Ils vont invoquer Jeanne d’Arc, Jaurès, de Gaulle et même Mitterrand. Ils vont nous parler de sincérité, de droiture et de courage. Ils vont surtout beaucoup parler d’eux-mêmes, de leur compétence, de leur volonté politique et de leur magnifique détermination. Chacun d’entre eux va nous assurer qu’il est l’homme de la situation. L’homme qu’il nous faut. Celui qui incarne ce que nous avons de meilleur. Celui qui a l’énergie. Celui qui a la fermeté. Et chacun de ces hommes providentiels va tenter de décrédibiliser tous les autres. Nous les voyons venir parce que c’est toujours le même scénario. Ils ne savent pas faire autrement. Ils ne veulent pas faire autrement. Ils sont comme ça. C’est leur métier. Leur job. Leur business : ils sont les politiciens français et l’élection présidentielle se profile à leur horizon. Ils ne pensent qu’à elle. Ils ne vivent que pour elle. Ils n’existent que par elle.
J’ai compris qu’on formait des générations entières à ne jamais questionner le désordre établi.
Alors, comme ce sont toujours les mêmes scènes, toujours les mêmes tirades, toujours la même chanson, si tout se répète, nous savons d’avance comment cette comédie française, qui tient plutôt de la tragédie, va se terminer. Comme la fois précédente. Comme la fois d’avant. Comme à chaque fois. Vous et moi, nous allons faire autre chose. Nous n’allons pas dénoncer. On a trop dénoncé. Nous n’allons pas nous indigner. Notre indignation n’a jamais rien changé. Nous allons enquêter. Ensemble, nous allons nommer ce qu’on nous a pris, comment on nous l’a pris, qui nous l’a pris, qui a regardé ailleurs, et qui empêche, aujourd’hui, que nous le récupérions. Ce qui s’est passé en France et que vous vivez dans votre chair n’est pas un complot. Je ne vais pas vous raconter qu’un grand horloger malveillant aurait organisé notre ruine dans l’ombre. Personne ne s’est réuni en cercle restreint pour décider de vous voler puis de tout saccager.
[…]
Ce que nous traversons n’est pas la répétition d’un phénomène déjà vécu dans le passé. La France a connu des crises, des guerres, des révolutions, des effondrements. Mais elle n’a jamais connu ça. Elle n’a jamais subi un mécanisme aussi long, aussi diffus, aussi général, qui prélève à chacun pour ne rendre à personne, qui dégrade les services publics tout en augmentant les impôts censés les financer, qui démolit les piliers de notre pays sans qu’on puisse identifier un seul auteur.
Cette catastrophe porte un nom. Ça s’appelle un casse. Ce n’est pas une provocation ni une caricature. C’est le mot juste. C’est même le casse du siècle. C’est un casse légal, validé par le Parlement, publié au Journal officiel, mais il est mille fois plus gros que tous les casses criminels que nous avons connus. Il se chiffre en milliers de milliards d’euros. C’est le plus grand et le plus long casse de notre histoire.
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(…) Ce que je m’apprête à réaliser avec vous, j’ai voulu le faire toute ma vie. Face à un casse, on n’écrit pas un livre-programme. On ne propose pas un essai. On ne se lance pas dans un plaidoyer ni dans un pamphlet. Face à un casse, on enquête. On ouvre le dossier. On rassemble les pièces. On reconstitue les faits. On identifie les responsables. On écoute les témoins. On confronte les versions. On chiffre le préjudice. On nomme les complices. On désigne ceux qui protègent les coupables. Et on dit ce qu’il convient de faire pour qu’enfin justice soit rendue. Vous vous demandez peut-être comment nous allons procéder pour démontrer un casse de cette ampleur. Il y a une règle dans ce genre d’enquête. Il faut suivre l’argent. Regarder d’où il vient.
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Le coût du laxisme
«Il y a un autre coût dont on ne parle jamais : celui du laxisme. Si un individu est bel et bien interpellé, il est possible qu’il soit déjà bien connu du commissariat. Imaginons que ce soit la cinquième fois cette année que les policiers ont affaire à lui. Alors cinq fois, ils auront rédigé un procès-verbal, procédé aux constatations, mené les auditions, joint le substitut du procureur, recueilli la plainte d’une victime. Et cinq fois, probablement, au bout de la chaîne, une réponse sans conséquence, un classement, une convocation lointaine. Si cet individu avait été incarcéré six mois dès le premier délit, les quatre suivants n’auraient pas eu lieu. Quatre délits évités, quatre victimes de moins et quatre fois toute cette paperasse épargnée aux policiers comme aux magistrats. À force de ne pas sanctionner une fois, on paie cinq fois. Et ce n’est malheureusement pas une exception. 40 % des personnes condamnées pour un délit sont des récidivistes ou des réitérants. Autrement dit, près de la moitié du travail de la police, de la gendarmerie et des tribunaux sert à traiter, encore et encore, des délinquants que l’on connaît déjà. Faisons le calcul. La sécurité et la justice coûtent ensemble 38,5 milliards d’euros par an. Si nous occupons toute la chaîne à traiter les 40 % de délinquants déjà condamnés, cela signifie que l’État dépense environ 15 milliards d’euros par an à courir derrière les mêmes individus, faute de les avoir arrêtés à temps. C’est le prix du laxisme.
[…]
Le business de l’immigration
«L’immigration vers la France, vue du terrain, n’est pas un mouvement spontané de désespérés. C’est un business. Les passeurs ont des groupes WhatsApp où ils comparent en temps réel les politiques publiques européennes. Ils savent ce que verse la France, ce que verse l’Allemagne, ce qu’expulse l’Italie, ce que régularise l’Espagne. Ils choisissent rationnellement la destination optimale pour mener à bien cette nouvelle traite d’êtres humains. Et le résultat de ce calcul est implacable : par son “modèle”, la France attire ceux qui sont attirés par l’assistanat. L’Italie et l’Angleterre attirent ceux qui sont attirés par le travail. Tant qu’on ne nomme pas cette réalité, on ne peut rien régler.
[…]SOURCE LE FIGARO
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C’est une femme très honnête, que je crois sur parole, parce que depuis 50 ans on nous a menti.
En effet Chatbleu c’est un excellent argument elle se démarque totalement des autres qui continuent, toute honte bue à parader, causer affirmer qu’ils ont des solutions, eux les fossoyeurs
La réalité je l’ai déjà annoncée, ce qu’il faut c’est le président Salvadorien à l’Elysée :
https://ripostelaique.com/recherchons-facho-de-premiere-bourre-pour-remise-en-ordre-de-la-france.html
https://ripostelaique.com/quand-envoie-t-on-darmanin-faire-un-stage-au-salvador.html
Un petit pays de 8 millions d’habitants comme le Salvador a vu sa délinquance baisser de 90 % en deux ans.
Recette : mise au pas du Conseil Constitutionnel, licenciement de 30 % de la magistrature pour donner envie de bien bosser aux autres, échelle des peines portée à 45 ans notamment pour les dealers, création en deux ans de 70 000 places de prison ce qui pour la France de 68 millions d’âmes correspondrait à plus de 400 000 places.
Concernant noter pays au surplus il faudrait comme je le préconise déclarer caduc le Traité UE.
Tout ça je ne le vois dans aucun programme y compris chez Reconquête qui sont pourtant les mieux disant.
Merci Jean pour ce rappel plus que nécessaire mais que les journaleux se gardent bien de faire, évidemment
Merci de cette communication. Pourriez-vous nous fournir le lien du FIGARO. Sympathie.
Bonjour Juvénal, ici je crois : https://www.lefigaro.fr/lefigaromagazine/ce-casse-je-l-ai-vu-de-mes-yeux-a-tous-les-etages-l-enquete-choc-de-sarah-knafo-sur-les-milliards-dilapides-de-nos-impots-20260827
Sympa, merci Jules ! Suis abonné numérique et cet article avait échappé à ma curiosité.
Cette République a un parfum de l’Ancien Régime, car ce sont des rois fainéants qui l’ont détruite.
J’ai déjà démontré sur la base base des motivations retenues par les Cours de Cassation et d’appel que tous les régaliens police-justice-préfectorale sont complices de la délinquance et du trafic de dope :
https://ripostelaique.com/complicite-demontree-des-politiques-magistrats-et-policiers-dans-le-trafic-de-drogue.html
https://ripostelaique.com/trafic-de-drogue-a-rennes-et-lyon-politiciens-police-et-justice-complices/
https://ripostelaique.com/insecurite-tous-coupables/
On en arrive à la conclusion logique suivante, les voyous, qu’il y ait un ministère de l’intérieur et de la justice ou pas, sont toujours dehors. Ces deux ministères et leurs fonctionnaire ne servent donc à rien sinon à la protection de la Caste :
https://ripostelaique.com/supprimons-les-ministeres-de-linterieur-et-de-la-justice-ils-ne-servent-a-rien/
Or la Constitution ne prévoit pas que les ressources nationales puissent servir à seulement une minorité de privilégiés mais au Peuple de France.
La question de les supprimer dans son fonctionnement actuel se pose donc dans un souci d’économies.