Les medias français ont beau oublier le sujet, la réalité ne peut être cachée et nombre d’articles étrangers osent… Par exemple ici
Oui, des filles et femmes marocaines fuient réellement la violence intrafamiliale, les mauvais traitements et les mariages forcés (ou arrangés sous forte pression), et ce phénomène est documenté, y compris dans les arrivées à la nage vers Ceuta. RTVE a consacré plusieurs articles au problème et dit explicitement : jeunes et mineures Marocaines arrivent en fuyant la violence familiale et les mariages forcés ; des associations locales réclament des espaces sécurisés car elles se retrouvent exposées dans la rue, avec déjà des agressions sexuelles signalées sur place (sources sanitaires et judiciaires évoquent plusieurs cas). Vive l’islam, qu’on vous dit, religion de paix, d’ amour et de respect des femmes !
D’autres reportages récents, espagnols (les Français sont peu diserts sur le sujet, on se demande pourquoi) décrivent des femmes et filles dans un gymnase improvisé à Ceuta qui « fuient leurs maris et les violeurs « , certaines sont enceintes ou avec enfants, et toutes soulignent leur vulnérabilité extrême (risque de traite, exploitation).
Le phénomène de féminisation des traversées à la nage vers Ceuta n’est pas nouveau : des reportages plus anciens (InfoMigrants, etc.) notaient déjà que des mineures de 16-17 ans partaient seules ou avec des amies, souvent pour échapper à un mariage imposé ou à un contexte familial oppressif, en plus des motivations économiques et d’absence de perspectives.
Réalité des mariages forcés / précoces au Maroc
Les chiffres officiels marocains montrent que les autorisations de mariage de mineures persistent (des milliers par an selon les rapports du Conseil supérieur du pouvoir judiciaire, très majoritairement des filles). La loi a relevé l’âge légal, mais les juges peuvent encore exceptionnellement autoriser, et dans les zones rurales ou traditionnelles la pression familiale, l’honneur, la pauvreté et le contrôle social restent forts. Des cas de filles marocaines protégées en Espagne (Catalogne notamment) contre des mariages forcés organisés par la famille existent et sont traités par la police. Ce n’est pas un fantasme.
La violence conjugale et intrafamiliale est aussi un problème reconnu au Maroc (enquêtes nationales, associations locales). Beaucoup de femmes qui migrent (légalement ou non) évoquent ces facteurs parmi d’autres.
Qui en parle ?
– Des journalistes et associations : RTVE, El Español, InfoMigrants, reportages Pulitzer Center sur les femmes marocaines en situation de violence domestique à Ceuta, etc. Les associations de terrain à Ceuta et des ONG (Save the Children, etc.) alertent sur les risques spécifiques pour les filles (agressions, traite). Les associations françaises sont étrangement silencieuses, peur de parler de la réalité de l’islam ?
– Les politiques sont eux aussi étrangement timides sur le sujet..: le sujet apparaît parfois dans les débats sur l’immigration, les centres d’accueil, la violence de genre ou les retours, mais il est souvent dilué dans le cadre général migration irrégulière / crise humanitaire / droits des migrants. En Espagne, néanmoins le ministère de l’Égalité a tout de même écrit aux autorités de Ceuta pour alerter sur le risque extrême de violence sexuelle et de traite pour ces femmes !
Néanmoins, comment ne pas pointer le relatif mutisme, voire l’euphémisation dans certains milieux médiatiques et politiques européens ? Aborder frontalement le rôle des normes patriarcales ancrées dans certaines interprétations religieuses et culturelles (tutelle masculine, pression sur la sexualité féminine, mariages précoces, codes d’honneur…. peuvent être perçus comme islamophobes ou stigmatisants. C’est dérangeant... C’est tellement plus facile de parfois parler uniquement de pauvreté, de patriarcat universel ou de violence de genre… sans nommer les spécificités culturelles/religieuses qui rendent ces situations particulièrement fréquentes et difficiles à combattre dans certaines sociétés. C’est un biais réel dans une grande partie du discours progressiste/multiculturaliste. Biais qui empêche, de fait, de dénoncer, chercher des solutions… Mieux vaut laisser de pauvres gamines de 13 ans fuyant un système patriarcal tomber dans les mains de violeurs à Ceuta…
Certes, on me dira que le patriarcat et les violences faites aux femmes existent dans de nombreuses sociétés traditionnelles (pas uniquement musulmanes) et qu’au Maroc il y a quand même quelques évolutions (réformes du Code de la famille, associations féministes marocaines actives, femmes qui étudient et travaillent, etc.). Par ailleurs toutes les Marocaines ne fuient pas pour ces raisons ; la majorité des arrivées restent motivées par l’économie et le manque d’avenir. Mais nier que les normes de genre héritées (et souvent justifiées religieusement) jouent un rôle important dans les fuites individuelles de certaines filles est un énorme mensonge et une énorme manipulation du « politiquement correct » qui, pour des raisons politico-économiques ne veut pas qu’on fasse peur à Madame Michu avant que les Européens, submergés, ne se réveillent trop tard.
Bien évidemment, les femmes qui arrivent ne sont pas automatiquement en sécurité, elles peuvent subir des agressions dans les lieux d’accueil surpeuplés, tomber dans des réseaux, ou rester isolées. C’est pourquoi les associations demandent des espaces séparés et protégés… Qui paye ? Qui gère ? Pas le Maroc…
Une fois de plus, tout cela met en lumière à la fois des dysfonctionnements marocains (application insuffisante des lois, pression sociale) et les limites des politiques migratoires européennes qui peinent à distinguer les cas de protection des flux mixtes. Bref, les petites Marocaines ne sont pas sorties de l’auberge… et nous non plus !
Christine Tasin
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En France quand une femme est violée exemple par un migrant, certains politiques voire assoss, disent que c’est parce ce qu’il n’a pas les codes!
L’Europe islamisé n ‘est guerre mieux que le Maroc,elles risquent de se retrouver dans la même situation ,à moins de couper tous liens avec ceux de sa communauté.