ll va être très difficile d’arrêter l’islamisation de l’Europe
Dans toute l’Europe occidentale, la natalité dans les familles musulmanes est plus élevée que dans les familles non musulmanes, et c’est pour cette raison que la natalité en Europe occidentale ne chute pas davantage encore. Dans trois pays d’Europe, elle est égale ou à peine supérieure à un enfant par femme, ce qui signifie que leurs populations sont sur le chemin de l’extinction. Ces pays sont l’Espagne, l’Italie et la Pologne. Le premier ministre socialiste espagnol a la volonté d’accélérer l’islamisation en légalisant les immigrants illégaux arrivés du monde musulman dans son pays, et l’Espagne a été confrontée à l’irruption de 60.000 musulmans dans l’enclave de Ceuta. Beaucoup sont repartis. Certains sont restés. En Italie, des musulmans arrivent depuis la Tunisie. Certains s’arrêtent en Italie, d’autres, plus nombreux, montent vers la France, la Belgique ou traversent la Manche pour se rendre au Royaume Uni.
Le grand remplacement décrit par Renaud Camus est en cours. Quand c’est Renaud Camus qui en parle pour s’inquiéter, cela vaut à Renaud Camus un ostracisme presque total. Et c’est consternant et scandaleux parce que Renaud Camus est un grand écrivain. Quand c’est Jean-Luc Mélenchon qui le fait pour s’en réjouir, c’est considéré comme plus acceptable. Et Jean-Luc Mélenchon est l’une des incarnations d’un processus plus vaste : la progression de l’islamo-gauchisme, né de l’alliance entre les islamistes et l’extrême gauche, et cette alliance a des points communs : islamistes et gens d’extrême gauche se retrouvent dans la haine des sociétés ouvertes, du capitalisme occidental, et, très largement, d’Israël, et la haine d’Israël monte dans toute l’Europe occidentale et sert de paravent à la montée de l’antisémitisme. Que l’atroce massacre du 7 octobre 2023 en Israël ait conduit au plus grand déferlement d’antisémitisme dans toute l’Europe occidentale depuis plusieurs décennies est effroyablement significatif.
Les Etats-Unis ont pu sembler relativement épargnés par l’islamisation. Ils ne le sont plus. Les musulmans y sont encore très minoritaires, ce qui est rassurant, et ils ne représentent que 1,5 % de la population américaine. Ils sont moins nombreux que les Juifs (2,4 % de la population), mais partout où ils sont, l’intégration ne fonctionne pas davantage qu’en Europe occidentale (et c’est logique : en islam, il est haram de s’intégrer dans le pays où l’on vit : l’islam n’est pas seulement une religion, c’est un ensemble totalisant aux dimensions économiques, politiques et culturelles, et l’islam est censé devoir conquérir la planète entière et soumettre toutes les populations). Dans les villes où les musulmans sont nombreux (New York, Detroit, Minneapolis, Houston, Los Angeles) des enclaves musulmanes se créent, et deviennent des zones de trafics illicites. La gauche américaine issue de la « nouvelle gauche » des années 1960 (une gauche néo-communiste dont les composants sont les mêmes que ceux des mouvements d’extrême gauche d’Europe occidentale, ce qui est logique là encore, leurs idées maléfiques viennent d’Europe) s’est maintenant emparée des leviers de commande du Parti Démocrate, et comme l’extrême gauche en Europe occidentale passe alliance avec l’islamisme, elle passe alliance avec l’islamisme. Et islamistes et Américains d’extrême gauche sont donc porteurs de haine des sociétés ouvertes, du capitalisme occidental et d’Israël.
La haine d’Israël, même si elle est moins marquée qu’en Europe occidentale, monte aux Etats-Unis, tout comme l’antisémitisme.
Il aurait été difficile d’imaginer que moins d’un quart de siècle après le 11 septembre 2001, New York pourrait avoir un maire islamiste et communiste, c’est pourtant le cas, et le plus consternant est qu’un tiers des Juifs de New York ont voté pour lui. Ce qui devait se passer se passe : les actes antisémites explosent à New York (près de 300 % d’augmentation en un an), et le maire Zohran Mamdani, laisse faire. Les Juifs, par milliers, quittent New York : j’ai été invité en novembre dernier à un mariage juif orthodoxe dans le New Jersey, et nombre de ceux venus pour le mariage (à Lakewood, un village entièrement juif orthodoxe), avaient quitté New York récemment. J’ai parcouru Manhattan avant de me rendre à Lakewood, et, n’étant pas venu à New York depuis deux ans, j’ai constaté que des changements étaient en cours : un rassemblement de prière musulman à Times Square avait lieu, les restaurants halal étaient plus nombreux, un remplacement des hotdogs kosher vendus dans les rues par des hot dogs halal. Mamdani est en train de ruiner New York et fait partir les banques d’affaire de Wall Street.
D’autres villes changent. Le maire de Minneapolis est un juif gauchiste, et l’arrivée dans la ville de réfugiés somaliens (qui ont mis en place avec la complicité de l’extrême gauche un vaste réseau de fraude sociale) a conduit à l’installation (autorisée par le maire) de hauts parleurs diffusant dans la ville les appels à la prière du muezzin. Et si Zohran Mamdani est particulièrement représentatif de la mutation de la gauche américaine, Jacob Frey, le maire de Minneapolis l’est aussi.
Deux femmes membre de la Chambre des représentants sont islamistes, gauchistes et antisémites : Ilhan Omar élue de Minneapolis (elle est arrivée réfugiée, et a tout reçu des Etats-Unis qu’elle veut maintenant détruire) et Rashida Tlaib, élue du Michigan, « palestinienne », admiratrice du Hamas, et porteuse du souhait qu’Israël soit rayé de la carte du monde. Et je crains que d’autres élus au Congrès s’ajoutent bientôt à Ilhan Omar et Rashida Tlaib.
Une élection primaire pour un poste de sénateur vient d’avoir lieu dans le Michigan et elle a été édifiante : elle a vu la victoire d’Abdulrahman El-Sayed, un homme très proche des Frères musulmans, l’organisation dont le Hamas est l’une des branches. Il a tenu pendant toute la campagne des propos haineux envers Israël, qu’ il a sans cesse accusé de génocide, et envers les Juifs, qu’il a décrit comme assoiffés de sang. Il a dit qu’il se battrait pour qu’il y ait un embargo total sur les livraisons d’armes américaines à Israël s’il est élu en novembre, et il a commenté les attentats terroristes commis contre des synagogues aux Etats-Unis (il y en a eu assez peu, mais il y en a eu) en disant « des gens blessés peuvent tuer des gens qui les ont blessés ». Jamais Ilhan Omar ou Rashida Tlaib n’étaient allées aussi loin dans l’ignominie. Le Parti Démocrate ne lui a pas retiré son soutien, et le sénateur Chuck Schumer, qui a toujours dit qu’il défendait les Juifs (il a souvent rapproché son nom du mot hébreu shomer, protecteur) lui a donné son appui, ce qui place Chuck Schumer dans la même catégorie que le sinistre individu avec lequel El-Sayed a mené sa campagne, le dénomme Hasan Piker, un commentateur islamo-gauchiste musulman qui connait un grand succès auprès des jeunes, et qui se définit marxiste, islamiste, antisioniste, et crache quotidiennement sa haine des Juifs sur les médias sociaux et des podcasts. El Sayed a de grandes chances d’être élu en novembre et de devenir le premier sénateur américain musulman ouvertement islamiste, anti-israélien, antisémite et anti-américain. Qu’il il puisse y avoir une majorité d’électeurs démocrates pour soutenir cela était inimaginable il y a vingt ans, même dans un État à forte présence musulmane comme le Michigan. Je n’aurais jamais imaginé il y a quelques années que le Sénat américain puisse un jour accueillir un homme de ce genre. Mais il y a vingt ans, je n’aurais pas imaginé que la Chambre des représentants puisse inclure des femmes telles qu’Ilhan Omar et Rashida Tlaib (et puisqu’Ilhan Omar porte le voile, je n’aurais pas imaginé que la Chambre des représentants puisse inclure une femme voilée).
Avant de s’infiltrer dans le Parti Démocrate aux fins de s’en emparer, la « nouvelle gauche » des années 1960 s’était emparée de nombreux secteurs des universités américaines aux fins de faire de l’enseignement de l’histoire, du droit et des sciences humaines des moyens de propagande et de lessivage des cerveaux. La « nouvelle gauche » a même pénétré quelques départements d’économie.
Des analyses ont montré que plus longtemps quelqu’un est passé par l’université aux Etats-Unis, plus il vote à gauche et à l’extrême gauche, plus il est ouvert à l’islam, plus il est anti-israélien. Des pays tels que le Qatar se sont donnés les moyens d’infiltrer plusieurs universités, et en tout premier lieu, les plus prestigieuses. Cela explique le déferlement de haine anti-israélienne dans les grandes universités américaines après le massacre du 7 octobre 2023, et les manifestations pro-Hamas qui ont déferlé dans les grandes villes américaines au même moment. Cela explique aussi le déferlement d’actes antisémites aux Etats-Unis au même moment.
Les Etats-Unis ont longtemps été le seul pays ou les opinions positives sur Israël l’emportaient nettement sur les opinions négatives : ce n’est plus le cas aujourd’hui. Le soutien à la cause « palestinienne » monte en puissance aux Etats-Unis. Le soutien à Israël est essentiellement aujourd’hui un soutien venant des Républicains et des conservateurs. Au sein des Démocrates, ce soutien s’est effondré, logiquement. Quand bien même il n’était pas vraiment un ami d’Israël, Joe Biden aura été sans doute, au sein du parti Démocrate tel qu’il est aujourd’hui, le dernier dirigeant démocrate non imprégné de haine anti-israélienne.
Ce qui rend la situation inquiétante est le fait qu’en supplément, un courant anti-israélien, antisémite et pro-islam a pris forme à droite autour de Tucker Carlson. Celui-ci vient de dire qu’il n’était plus républicain et qu’il rejetait Trump, mais J.D. Vance ne l’a pas pour autant dénoncé, et c’est devenu inacceptable. Trump, lui, a dénoncé Tucker Carlson. Les Etats-Unis se sont fondés dans un contexte où tous les pères fondateurs étaient imprégnés d’amitié pour les Juifs et le judaïsme. La Bible en hébreu a été étudiée dans les premières universités américaines, bien avant l’indépendance des Etats-Unis. Haym Salomon, financier juif né en Pologne, a parcouru l’Europe aux fins de rassembler des fonds destinés à financer la révolution américaine, et il a joué un rôle essentiel dans celle-ci. En 1861, Abraham Lincoln a décrit le peule américain comme le « peuple presque élu », en référence à la définition du peuple juif comme peuple élu (peuple choisi par Dieu pour porter et transmettre les valeurs inhérentes à la Thora, valeurs qui sont toutes les valeurs essentielles de la civilisation occidentale). Dans une conversation que j’ai eue avec lui, grâce à mon ami Martin Anderson, Ronald Reagan m’avait rappelé tout ce qui lie le conservatisme américain aux valeurs juives. Norman Podhoretz, à New York m’en avait parlé aussi.
Donald Trump, à qui je reproche sa gestion catastrophique de la guerre contre le régime iranien, a eu le courage de s’en prendre à celui-ci, ce qu’aucun de ses prédécesseurs n’avait osé faire. Il a coupé les subventions fédérales à plusieurs universités qui reçoivent des fonds du Qatar et ont refusé de cesser d’en recevoir et, parfois, de l’Iran. Il faudrait faire bien davantage encore.
L’Europe est sur une très mauvaise pente, et je suis extrêmement pessimiste quand je pense à son futur. Je l’ai dit dans plusieurs de mes livres. Les Etats-Unis ne doivent pas glisser plus profondément vers l’islamo-gauchisme. C’est la liberté dans le monde et la survie de la civilisation occidentale qui sont en en jeu. Comme l’a écrit William Bennett, ils sont « the last best hope ».
© Guy Millière pour Dreuz.com. Toute reproduction interdite sans l’autorisation écrite de l’auteur
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