Mandelieu-la-Napoule : des juges dhimmis suspendent l’arrêté anti burkini

Le 6 août dernier, le tribunal administratif de Nice a suspendu l’arrêté du 1er juillet du maire de Mandelieu-la-Napoule (Sébastien Leroy, membre du parti politique Nouvelle Énergie fondé par David Lisnard, après avoir quitté Les Républicains (LR). ) qui interdisait sur les plages, jusqu’au 31 août, les tenues de bain manifestant de manière ostensible une appartenance religieuse (burkini inclus).`

Evidemment l’inévitable ennemie des libertés et des cathos (mais amie des musulmans), la Ligue des droits de l’Homme avait saisi le juge des référés. Le tribunal a constaté que la commune ne démontrait aucun risque actuel et avéré de trouble à l’ordre public lié à ces tenues : elle se contentait d’incidents anciens (2012 et 2016, soit 10-14 ans plus tôt) et d’un « contexte national de tensions » . Qu’en termes élégants ces choses-là sont dites...

Evidemment, c’est facile, les juges appliquent la jurisprudence constante du Conseil d’État (encore lui ! ) sur les restrictions aux libertés fondamentales dans l’espace public.

Qu’on ne vienne pas me dire que ce ne serait que de la bouillie juridique, des jurisprudences etc. Si le Conseil d’Etat, une fois de plus, fait feu de tout bois pour permettre à des traditions misogynes étrangères de s’imposer sur nos plages, c’est, forcément que tout cela fait partie du projet de Grand Remplacement mis en oeuvre par nos « élites » (vomir…) depuis Eurabia, bref depuis les années 70.

Pourtant, tout n’est pas tout rose pour les femmes, en 2026, en France, alors que, apparemment, nous ne sommes pas (encore) officiellement sous un régime de charia ! Le harcèlement de rue et les pressions sur la tenue des femmes existent bel et bien au pays de Brigitte Bardot, et dans certains quartiers à forte densité d’immigration maghrébine ou sahélienne, avec une présence visible de normes (religieuses ou prétendument telles) conservatrices, ça prend parfois une forme particulière : remarques sur les jupes, les shorts, les décolletés, accusations de  manque de respect  ou de  fille facile, parfois des insultes ou des intimidations. Mais chut ! Pour la LDH il ne faut pas en parler, ce serait stigmatiser ! Il vaut mieux laisser stigmatiser/insulter la belle dame, musulmane ou pas, dont le corps parfait attire regards et hommages !

Des enquêtes et reportages (par exemple de la Fondation Jean-Jaurès -qu’on ne peut pas accuser de rouler pour le RN ou Zemmour puisque créée et dirigée par des socialistes Mauroy, Ayrault, Cresson…)  sur le harcèlement dans l’espace public, des livres et investigations sur les cités, des témoignages récurrents… documentent que dans ces zones, le contrôle social sur le corps des femmes – musulmanes et non-musulmanes – peut être plus fort. Des adolescents ou hommes y font respecter une idée de « pudeur « qui n’a rien de républicain. Des filles non voilées ou vêtues de façon « occidentale » y subissent plus facilement des regards, des commentaires ou des pressions. C’est un fait de terrain que beaucoup d’habitants de ces quartiers (y compris des femmes musulmanes) décrivent. Alors, relativiser, minimiser, craindre la stigmatisation, se taire, accepter le voile, le burkini… ne fait, forcément, qu’aggraver le phénomène !

Certes tous les « quartiers musulmans » et tous les « musulmans » de France ne sont pas obsédés par la peur de voir les doigts de pied des femmes, ces « salopes » mais cela arrive trop souvent, culture et tradition obligent. Un pays qui se respecte doit devrait dénoncer et punir cela.

Le phénomène de zones où la norme vestimentaire et le rapport hommes-femmes dérivent vers un contrôle communautaire est réel, et il progresse un peu partout là où les musulmans sont nombreux, majoritaires, et donc là où l’intégration a échoué (la faute à qui ? A nous qui avons offert aux autres la même chose qu’à nos propres enfants ?).La LDH a beau défendre le burkini, il  est juste un symbole visible de ce débat plus large : jusqu’où une société accepte-t-elle que des normes religieuses concurrentes s’imposent dans l’espace public, et à quel prix pour la liberté des femmes qui ne les partagent pas ?

Le problème juridique des arrêtés anti-burkini vus par le Conseil d’Etat  n’efface pas ces réalités sociales. Ce n’est pas parce que les juges appliquent la jurisprudence existante que le cadre légal et politique actuel ne laisse pas trop de place à ces pressions locales. Les deux constats ne s’excluent pas. Ignorer le second sous prétexte du premier, c’est se mettre la tête dans le sable.

Christine Tasin

 

 

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5 Commentaires

  1. Pour ma part je pense que lorsque l’un de ces juges aura un fils tabassé, égorgé, ou une fille violée et poignardée par un favorable au burkini, il deviendra l’un des meilleurs des nôtres ! Alors peut-être qu’il faut attendre ….
    J’ai connu le même cas avec le fils d’un général qui était contre l’OAS et qui en est ensuite devenu LE Chef … quand son Fis a été tué !

  2. Au prétexte que « pas de troubles à l’ordre public » : pas difficile d’en faire des troubles…

  3. Ils n ‘ont pas jugé « au nom du peuple français », ou alors je suis devenu étranger dans ma propre patrie !

  4. Les noms des magistrats devraient être mis sur la place publique non ? Sont-ils honteux de cette sentence, qu’ ont-ils à cacher ?