La Tondelier veut interdire X. Le débat public français n’a clairement plus besoin de liberté d’expression !

Marine Tondelier, secrétaire générale des Ecolos(-dingos) et candidate à la présidentielle, vient de sortir du bois. Dans « Libé, » elle explique calmement qu’interdire X (ex-Twitter) « ferait beaucoup de bien au débat public français ». Pour elle il n’est pas question de le réguler, de le concurrencer, d’y répondre, non, son but c’est purement et simplement de l’éteindre. Pour un mois ou plus. Peu importe. L’essentiel, c’est de couper le micro.

Le prétexte est classique : ingérences étrangères, fake news, algorithme « pipé », cyberharcèlement (surtout contre les femmes), et bien sûr Elon Musk, ce démon « suprémaciste » qui oserait préférer Marine Le Pen à… Marine Tondelier. On aura tout vu !

Ce qui frappe, ce n’est même pas la peur de la désinformation. Tout le monde en a. C’est l’aveu de faiblesse. Quand un responsable politique arrive à la conclusion que la seule façon de protéger le débat est de supprimer la plateforme où les gens s’expriment sans son autorisation, il dit en réalité :  Je ne suis pas capable de convaincre. Donc je préfère censurer. 

X n’est pas parfait. Aucun réseau social ne l’est. Mais X est l’un des derniers endroits où l’on peut encore contredire frontalement les dogmes écolos, les récits officiels et les vérités du moment sans être immédiatement effacé. C’est précisément pour cela que Tondelier le hait. Pas parce qu’il diffuse des mensonges russes ou américains. Parce qu’il diffuse des avis qu’elle n’aime pas, et qu’elle n’arrive plus à étouffer.

Appeler à interdire un réseau social au nom du  « bien du débat public »  est l’une des formules les plus totalitaires qu’on puisse entendre dans une démocratie. C’est la même logique que celle des régimes qui ferment les journaux pour protéger le peuple. On change juste le vocabulaire : hier on disait ordre moral, aujourd’hui on dit lutte contre les ingérences  et protection des femmes. Au fond rien ne change…

Marine Tondelier ne combat pas la haine. Elle combat la liberté d’expression quand celle-ci lui est défavorable. Et elle le fait en se drapant dans la vertu, comme toujours.

Le jour où l’on commencera à interdire les plateformes parce qu’un candidat écologiste n’y est pas assez aimé, on saura exactement où l’on en est.

 


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