IMMIGRATION DE TRAVAI, CE QUE L’ON NOUS CACHE
Par Nicolas Prouveau Monti (Directeur de l’Observatoire de l’Immigration et de la Démographie)
L’immigration est devenue, plus que tout autre, un enjeu politique au sujet duquel les convictions précèdent souvent les faits. En particulier, l’idée que les étrangers de naissance feraient « le travail que les Français ne veulent pas faire » figure parmi les poncifs fréquents. Pour la première fois, en analysant les micro données du recensement de la population, l’Observatoire de l’immigration et de la démographie a pu établir une radiographie inédite de la situation de l’emploi des personnes étrangères et installées en france- selon leur nationalité à la naissance, leur niveau du diplôme, leur sexe et leur âge. Il en ressort un ensemble de constats absolument saisissants.
A commencer par celui-ci : il existe non pas une, mais des immigrations, aux résultats d’intégration sur le marché du travail radicalement divergents. Hors étudiants et retraités : 82% des Portugais de naissance occupent un emploi. il s’agit du seul niveau supérieur à celui des français de naissance (80%). D’autres nationalités d’origine s’en rapproche néanmoins fortement- originaires d’Europe pour la plupart d’entre elles, mais aussi du Vietnam ou du Liban. A l’inverse : ces niveaux d’emploi les plus élevés sont supérieurs de 30 points à ceux des comoriens, des haïtiens ou des pakistanais de naissance (51%). Bien au-delà aussi des algériens (54%) où des marocains de naissance (57%).
Contredisant certaines explications « rassuristes », la faiblesse de ces taux d’emploi persiste à âges et niveaux de diplôme équivalents. Par exemple une personne naît avec une nationalité du Maghreb et diplômée d’un bac +5 travaille, en moyenne, moins souvent qu’un simple bachelier français de naissance.
L’un des facteurs identifiables tiens dans la très faible intégration, sur le marché du travail, de certaines femmes nées étrangères. A quarante ans, c’est-à-dire au pic des âges actifs : plus de 40 points séparent des taux d’emploi des françaises de naissance (très proche de celui des des hommes) et des turques.de naissance. Ce fait apparaît déterminé par des traits culturels et anthropologiques structurants qui privilégient un rôle domestique et familial des femmes. L’analyse de la situation des « métiers en tension » met également en évidence un profond déséquilibre entre la région parisienne et le reste du pays. En Île-de-France, 66% des employés de restauration sont nés étrangers– contre seulement 21% dans les autres régions.Le même contraste apparaît parmi les ouvriers non qualifiés du second œuvre du bâtiment : ils sont 59% à être nés étrangers en Île de France, contre 19% ailleurs.
Concentrés majoritairement à Paris, les responsables politiques et de nombreuses voix médiatiques semblent considérer que l’immigration de travail serait la seule solution pour pallier les besoins en recrutement de ces professions. Une telle vision focalisée sur l’agglomération parisienne offre un miroir déformant d’une réalité beaucoup plus nuancée à l’échelle nationale. Dans la majeure partie du pays, contrairement aux idées reçues, ce sont majoritairement des français qui occupent ces postes
L’argument économique pour l’immigration de masse, dans un pays qui compte 4 millions de personnes au chômage ou dans son halo direct– et où les immigrés sont parmi les moins « au travail » de toute l’Europe– gagnerait à être reconnu comme ce qu’il est : une illusion aux conséquences lourdes, à dissiper rapidement.
Nicolas Pouvreau-Monti
Après avoir lu cet article dans le dernier « V.A. », j’ai aussitôt pensé qu’il aurait toute sa place dans le site de réinformation « R.R », seul digne de ce nom, des patriotes -et pourquoi pas des nationalistes français- c’est à dire de tous ceux que j’ai habitude d’appeler mes amis « populo-franchouillards » (sans « h » svp).
Cette situation doit être parfaitement connue par nos « gouvernants » depuis belle lurette, alors que pourtant l’ancien ministre de l’Industrie -aujourd’hui ministre de l’économie- Roland Lescure, n’avait de cesse de rappeler le besoin de main d’oeuvre immigrée non-qualifiée réclamée par nos industriels!!..Alors, oui, il y a sans doute des profiteurs. Je pense à certains restaurateurs qui font travailler à vil prix des personnes en situation irrégulière. Ou qui n’ont pas d’autres choix, en région parisienne : les transports en commun étant devenus des coupe-gorges à partir de 23h et le stationnement de véhicules particuliers étant inexistants ou hors de prix…Tant que l’insécurité ne sera pas maîtrisée réellement, il y aura surtout des personnels importés pour ces emplois vu leurs horaires tardifs… A moins d’autoriser le port d’arme pour les « natifs »?… CONAN
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Bonjour, tout a fait vrai! Dans ma ville aucun étranger ramasse les poubelles ! Un cliché classique, alors qu’à Paris, il n’y a que ça ! Mais Paris n’est pas la France, cette ville est devenue la patrie des bobos, des parasites et des feignasses! Bonne journée.
Les seuls pays qui font une immigration intelligente.
Sont les pays du golfe ou asiatique.
Immigration temporaire de travail, visa lié au contrat de travail.
Retour payé par l’employeur et tout comme le logement..
Cela pour rendre les embauches d’étrangers moins intéressantes