Comment récupérer sa maison quand l’État a décidé que c’était plus simple de vous laisser vous faire baiser ?

Photo ci-dessus du propriétaire sur F de Souche

 Avertissement : ce texte est purement humoristique. Si vous appliquez réellement ces méthodes, préparez-vous à vous faire sermonner par des fonctionnaires qui n’ont jamais eu à récupérer un bien squatté de leur vie.

1. Commencez par être un propriétaire modèle (c’est-à-dire un pigeon)

– Envoyez le préavis six mois à l’avance.
Trois mois, c’est déjà trop peu pour les âmes sensibles. Six mois, c’est la preuve que vous êtes un citoyen exemplaire… et un parfait imbécile.

– Pendant ce temps, regardez-les tranquillement détruire votre maison.
Coût prévisionnel de la remise en état : 42 000 €
Mais rassurez-vous : la justice mettra bien plus de temps que ça à se décider.

 

 2. Phase Cohabitation forcée  (ou comment devenir le squatteur de vos propres squatteurs)

Une semaine avant la fin du bail, vous débarquez avec votre matelas.

Vous êtes maintenant sept dans la maison.
Vous ne vous parlez pas. Chacun reste dans son coin comme dans un mauvais film d’horreur social.

Vous travaillez la journée, rentrez tard.
Parfait. Moins vous les voyez, moins vous avez envie de les étrangler.

Au quatrième jour, la police arrive et vous explique, avec le plus grand sérieux :
« Monsieur, vous n’avez pas le droit d’habiter avec vos squatteurs. »

Réponse possible :
« Ah, désolé. Je ne savais pas que ma maison était devenue un territoire autonome. »

 

 3. La caravane de la vengeance

Vous sortez.
Vous posez une caravane pile devant le portail.
Vous vous branchez sur l’eau et l’électricité du garage.

Vous restez là dix jours.

Vous n’êtes plus un propriétaire.
Vous êtes devenu le voisin le plus collant et le plus pénible de toute la Dordogne.
Mission accomplie.

 

 4. L’eau et l’électricité : le moment où ça devient vraiment drôle

Vous découvrez que vos locataires ont rouvert le compteur d’eau à votre nom pendant deux ans.
Facture : 2 038 €.

Vous prenez un cutter.
Vous coupez le tuyau juste après le compteur.

Ils vous coupent l’électricité de la caravane en retour.
Très mature.

Vous appelez alors Engie et demandez, d’une voix très polie :
« Est-ce que vous pourriez baisser la puissance de mon compteur au strict minimum légal ? Genre juste assez pour allumer une ampoule et faire fondre un glaçon ? »

Résultat :
Dès que quelqu’un branche un frigo et une machine à laver…
CLAC. 
Le compteur saute.

Quelques jours plus tard, miracle : ils annoncent qu’ils partent.

 

 Mode d’emploi condensé (version cynique)

1. Squattez votre propre maison.
2. Faites-vous engueuler par la police.
3. Posez une caravane devant le portail.
4. Coupez l’eau.
5. Asphyxiez-les à l’électricité.
6. Attendez qu’ils se cassent.
7. Récupérez les clés.
8. Commencez à pleurer sur les 42 000 € de travaux.

 

Conclusion sarcastique :

Jimmy a mis moins de trois semaines à récupérer sa maison.
La procédure classique, elle, aurait probablement duré plus longtemps que la reconstruction de Notre-Dame.

Il n’a pas attendu que la République daigne se réveiller.
Il a juste décidé de devenir plus chiant qu’eux.

Et ça a marché.

Fin du mode d’emploi.
Que la caravane soit avec vous… et que les compteurs électriques restent capricieux !

Christine Tasin

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