Des études des dix dernières années démontrent qu’ajouter du curry et d’autres épices à votre recette pour la rendre plus savoureuse peut améliorer vos artères, même dans le seul espace d’une heure, compensant ainsi les dommages vasculaires éventuels causés par le plat que ce curry assaisonne. Manger épicé est un comportement bénéfique et efficace pour votre cœur, vieillir plus lentement en souffrant moins de pathologies chroniques.
Les épices n’ont jamais été qu’un simple élément organique d’origine végétale, odorante ou piquante, servant principalement à assaisonner, parfumer voir colorer les aliments. Elles étaient un remède intégré si naturellement à nos habitudes alimentaires qu’on en oubliait leur présence. L’étymologie du terme recette est intéressante. Au XVIe siècle, le mot recette (souvent orthographié recepte) signifiait principalement l’action de recevoir de l’argent ou des biens, ou la somme d’argent ainsi perçue. Mais il désignait aussi une formule ou une prescription technique, en particulier en médecine ou en pharmacie (pour fabriquer un remède), avant de s’étendre peu à peu à la cuisine.
Résumé d’une étude marquante
Elle a été publiée dans le Nutrition Journal sous le titre: Une consommation unique de curry améliore la fonction endothéliale postprandiale chez des sujets masculins sains et a démontré un effet remarquable et immédiat.
Contexte : Le curry, un des plats les plus populaires au Japon, contient des épices riches en composés potentiellement d’antioxydants, tels que la « curcumine » et « l’eugénol ». Le stress oxydatif est suspecté d’altérer la fonction endothéliale de nos vaisseaux et est associé à l’athérosclérose, une cause majeure d’accidents cardiovasculaires et d’accidents cérébraux. L’objectif de cette étude était de déterminer si la consommation d’un seul repas au curry pouvait améliorer la fonction endothéliale chez des hommes en bonne santé.
Méthodes : Quatorze hommes en bonne santé ont reçu (selon un protocole croisé randomisé et contrôlé), une portion de repas unique de riz au curry ou de repas témoin sans épices. Avant et une heure après la consommation, les réponses de vasodilatation médiée par le flux (DMF) à jeun et postprandiale, ainsi que d’autres paramètres, ont été mesurés.
Conclusions : Les résultats suggèrent que la consommation de curry améliore la fonction endothéliale postprandiale chez les hommes en bonne santé et pourrait être bénéfique pour la santé cardiovasculaire.
La dilatation médiée par le flux (DMF), ou flow-mediated dilation (FMD), est un examen médical non invasif qui mesure la capacité d’une artère (souvent mesuré au bras) à s’élargir lorsque le flux sanguin augmente. Ce test évalue la santé de l’endothélium, la couche interne des vaisseaux sanguins. Ce serait l’un des indicateurs non invasifs les plus fiables de la santé cardiovasculaire. Elle évalue la capacité de l’endothélium à se détendre, les vaisseaux à se dilater et à laisser passer le sang. C’est l’un des prédicteurs indépendants les plus fiables du risque d’infarctus ou d’AVC dans les années à venir. Des analyses groupées portant sur des dizaines de milliers de personnes ont quantifié cette relation avec une remarquable constance : chaque amélioration de 1 % de la FMD est associée à une réduction du risque d’événements cardiovasculaires futurs d’environ 9 à 13 %.
Les résultats de cette étude sont sans équivoque :
Le repas témoin nature a rigidifié les artères. La DMF est passée de 5,8 % à 5,1 %.
Le repas au curry a dilaté les artères. La DMF est passée de 5,2 % à 6,6 %.
Autrement dit, un même repas qui contracte les artères lorsqu’il est consommé nature peut se transformer en un repas qui les dilate, simplement en y ajoutant des épices utilisé depuis des millénaires. Les chercheurs ont conclu que le curry améliore le dysfonctionnement endothélial postprandial et pourrait être bénéfique pour la prévention des accidents cardiovasculaires.
Rappel concernant les ingrédients habituels du curry
Curcuma : Donne la couleur jaune.
Coriandre : Apporte une note fraîche.
Cumin : Donne un goût chaud et terreux.
Fenugrec : Ajoute une saveur légèrement amère.
Gingembre : Donne du piquant.
Poivre
Autres épices possibles
Graines de moutarde
Piment ou paprika (pour le piquant ou une couleur rouge)
Cannelle ou clou de girofle
Cardamome et fenouil
Ail ou oignon séché
Cette étude a été confirmée par plusieurs autres études
Une étude ne constitue qu’une hypothèse. Des études, menées auprès de populations diverses, par différents chercheurs, dans différents pays, avec différents mélanges d’épices et sur différentes périodes, révèlent une tendance bénéfique.
Effet des doses culinaires d’épices dans un repas riche en graisses saturées et en glucides sur la lipémie postprandiale et la fonction endothéliale: un essai pilote randomisé, contrôlé et croisé. Cette étude fournit des résultats préliminaires suggérant que des doses plus faibles d’épices (2 et 6 g) que celles testées précédemment pourraient atténuer l’hyperlipidémie postprandiale et les altérations de la fonction endothéliale induites par un repas riche en graisses saturées et en glucides.
Les épices dans un repas riche en graisses saturées et en glucides réduisent la sécrétion postprandiale de cytokines pro-inflammatoires chez les hommes en surpoids ou obèses : un essai contrôlé randomisé croisé à trois périodes. Le mélange d’épices était composé de basilic, de laurier, de poivre noir, de cannelle, de coriandre, de cumin, de gingembre, d’origan, de persil, de piment rouge, de romarin, de thym et de curcuma.
Un repas riche en graisses saturées et en glucides contenant 6 g de ce mélange d’épices a atténué la sécrétion postprandiale d’IL-1β induite par ce repas chez les hommes en surpoids ou obèses. Diminution du dysfonctionnement endothélial postprandial grâce à l’ajout d’un mélange d’épices à la viande hachée riche en matières grasses chez les hommes atteints de diabète de type 2. Cette étude a examiné l’effet de la consommation d’herbes et d’épices sur des indicateurs de santé vasculaire et métabolique sur une période de 24 heures, à l’aide d’un protocole de test par repas chez des adultes en surpoids ou obèses.
Diminution du dysfonctionnement endothélial postprandial grâce à l’ajout d’un mélange d’épices à la viande hachée riche en matières grasses chez les hommes atteints de diabète de type 2. L’ajout d’un mélange d’épices à la viande hachée avant la cuisson a entraîné une réduction du malondialdéhyde urinaire, une augmentation des nitrates/nitrites urinaires et une amélioration du dysfonctionnement endothélial postprandial chez les hommes atteints de diabète de type 2. Par conséquent, la cuisson d’un hamburger avec un mélange d’épices riche en polyphénols pourrait présenter des avantages cardiovasculaires potentiels pour les patients atteints de diabète de type 2.
Consommation d’aliments épicés et mortalité totale et par cause spécifique: étude de cohorte populationnelle. Les données de cette étude qui a suivi près d’un demi-million d’adultes pendant une durée médiane de 7,2 ans sont surprenantes. Dans cette vaste étude prospective, la consommation habituelle d’aliments épicés était inversement associée à la mortalité totale et à la mortalité par cause spécifique, indépendamment des autres facteurs de risque de décès. Menée auprès de 564 748 personnes, elle a révélé que les consommateurs de piment présentaient un risque de décès significativement plus faible : une réduction de 13 % de la mortalité toutes causes confondues, de 11 % de la mortalité cardiovasculaire et de 8 % de la mortalité par cancer.
Et il y a beaucoup d’autres études semblables citées sur le web.
Conclusion
L’athérosclérose caractérisée par un durcissement des artères, est à l’origine de la plupart des infarctus et des AVC . Elle se développe sur des décennies, presque toujours silencieusement. Son premier signe mesurable est précisément ce que ces études sur les effets des épices ont démontré: l’endothélium ne nos artères est la cible idéale une intervention précoce et de bon choix. Ces études démontrent une tendance: les consommateurs d’épices vivent mieux et plus longtemps.
Demain la suite
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J’adore le curry japonais et sans me vanter, je le fais plutôt bien. Il faut dire que c’est facile : la pâte à curry est déjà toute prête !!!
Moi, je prend presque toujours mes spaghettis et le riz avec une petite pointe de piment de Cayenne, et un petit peu de curcuma! C’est délicieux, et excellent pour la santé et la vitalité!…