Conagher (1991) avec Sam Elliott : il arrive un moment où l’homme bon doit se salir les mains

Le film est malheureusement introuvable en visionnage en ligne, sauf en anglais. 

Dans l’arsenal des grands westerns qui dépassent le simple divertissement pour toucher à la philosophie politique, Conagher (réalisé en 1991 par Reynaldo Villalobos, d’après Louis L’Amour) occupe une place de choix. Porté par l’impérial Sam Elliott, ce film met en scène une vérité crue que notre époque feint d’avoir oubliée : face au chaos et à la barbarie, le pacifisme béat est une complicité.

L’histoire nous plonge dans l’Ouest sauvage, un territoire où l’État est absent, où les institutions n’existent pas encore et où les pionniers — à l’image d’Evie Teale (Katharine Ross), isolée avec ses enfants — sont livrés à eux-mêmes face aux pillards et aux attaques. Pour survivre, il faut des hommes d’une autre trempe. C’est là qu’intervient Conn Conagher.

Le choix moral : quand l’homme bon doit se salir les mains

Conagher n’est pas un tueur sanguinaire. C’est un homme droit, travailleur, profondément bon, qui aspire à la paix. Mais il vit dans un monde réaliste. Le film culmine autour d’un dilemme moral d’une brûlante actualité : il arrive un moment où un homme bon, pour protéger les siens et préserver la civilisation, doit faire son devoir.

Dans une société assiégée par des gangs sans foi ni loi (la bande de Smoke Parnell), la bonté passive devient une condamnation à mort pour les innocents. Conagher ne prend pas les armes par plaisir, mais par devoir. Il comprend que face à la violence brute, la seule réponse efficace est une force supérieure légitime. Neutraliser le nuisible n’est plus un crime, c’est un acte de salubrité publique et de légitime défense.

Hier l’Ouest sauvage, aujourd’hui la France qui devient la jungle

Comment ne pas voir dans ce chef-d’œuvre un miroir à peine déformé de la situation actuelle en Europe et en France ? Nous assistons au grand retour de « l’état de nature » cher à Thomas Hobbes, où la vie de l’honnête citoyen devient « solitaire, misérable, dangereuse et brève ». L’État faillit à sa mission régalienne première : la sécurité. Les zones de non-droit se multiplient, les agressions gratuites et les crimes de masse se banalisent sous le regard impuissant ou complice d’institutions démonétisées.

À l’époque du Far West, le danger venait des hors-la-loi et des tribus hostiles ; aujourd’hui, il vient d’une délinquance ensauvagée et d’un choc de civilisations importé sur notre sol. Dans les deux cas, le constat est identique : quand la police et la justice ne protègent plus, le citoyen se retrouve au même point de bascule moral que Conn Conagher.

De Conagher à Citizen Vigilante : la révolte du citoyen

Ce fil conducteur de la légitime défense et de la justice supplétive trouve son prolongement contemporain le plus radical dans le film choc de 2026 : Citizen Vigilante (réalisé par Uwe Boll).

Là où Conagher traite de la construction douloureuse de l’ordre face au désert, Citizen Vigilante (incarné par Armie Hammer) montre l’étape d’après : l’effondrement de cet ordre dans une Europe submergée, où les élites corrompues et les juges laxistes protègent les bourreaux — notamment des bandes de migrants criminels — au détriment des victimes.

La trajectoire du protagoniste de Citizen Vigilante est la réponse moderne à la maxime de Conagher. Poussé à bout par l’injustice institutionnelle, le citoyen ordinaire se transforme en bras armé d’une justice que l’État refuse d’appliquer. Ce n’est pas un hasard si ce film subit une censure féroce en Allemagne et en Europe : il montre précisément ce que le système redoute le plus — le réveil de l’homme bon qui décide qu’il a assez toléré le mal.

Conclusion : sortir de la léthargie

Conagher nous rappelle qu’une civilisation ne survit pas grâce à ses bons sentiments, mais grâce à la force de caractère de ceux qui acceptent de la défendre, quitte à se salir les mains face aux barbares. Face au renoncement de nos gouvernants, le choix moral qui se dresse devant chaque patriote n’est plus une fiction de cinéma. C’est une question de survie.

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2 Commentaires

  1. Et oui,c’est malheureusement,contraint et forcé,qu’on en arrive à des extremes qui n’auraient jamais du exister si nos hommes et femmes politiques s’étaient comportés de façon juste et digne.DES tribunaux supèrieurs,devraient exister,pour juger tous ces gens haut placés(et les autres bien sur)qui ont faillis à leurs missions en ne pensant qu’à leur misérable carrière.Cest quand meme la première chose qu’on leur demande,assurer notre sécurité,le reste on s’en débrouille.