Immigration et milieu scolaire : quel impact sur le niveau ?

Avec tout le respect dû à nos enseignants, il n’y a pas lieu de s’ inquiéter sur le niveau  de ceux-ci (quoique parfois…), mais sur celui de leurs élèves qui diminue sans cesse dans les fameux classements internationaux comparatifs PISA ! Année après année,  l’effondrement du niveau moyen des scolaires français nous met en face d’une réalité  consternante : quelle en est la raison ? Certains vont jusqu’à mettre en cause  le  thermomètre (trop facile), voire le niveau même des nouveaux enseignants depuis  la transformation des Écoles Normales d’ Instituteurs (E.N.I) en (nom ronflant)  d’ Instituts Universitaires de Formation des Maîtres (IUFM) et autres diplômes  de « Sciences de  l’ Education » sous l’ égide de l’ ineffable gourou Philippe Meirieu professeur en  « Sciences de l’Éducation » à l’ Université Lumière Lyon 2.  (1). Il fut peut-être le pire  successeur destructeur après René Haby (et la loi éponyme 1975) (2). 
L’Observatoire de l’Immigration et de la Démographie nous apporte ici un éclairage  lucide sur ce sujet tabou avec beaucoup de bon sens, sur la cause de la décadence  française en niveau de scolarité,  n’en déplaise à la Rue de Grenelle et à son  ministre sinistré !
Note de C.Tasin. J’ai consacré quelques articles à Meirieu avec qui je suis en désaccord total et même une video, il y a 16 ans. voir ici . Qu’avons-nous fait de l’école ??? 
L’ Observatoire de l’ immigration et de la démographie (O.I.D.)  brise le tabou !
L’Observatoire de l’immigration et de la démographie publie une étude explosive sur l’impact des flux migratoires dans l’École française, un sujet longtemps passé sous silence. Par Pauline Condomines Valeurs Actuelles nov 2025
« Si l’on veut apporter les bons remèdes à l’effondrement éducatif qui frappe notre pays, il faut d’abord établir les bons diagnostics. »
Dans une note publiée ce jeudi 27 novembre par l’Observatoire de l’Immigration et de la Démographie (OID), s’appuyant sur des études démographiques et classements internationaux, l’enseignant et essayiste Joachim Le Floch-Imad, auteur de Main basse sur l’Éducation nationale (Cerf, 2025), livre un constat implacable :
« L’immigration n’est pas la cause principale des maux de notre école, mais elle en accentue l’ensemble des difficultés. »
En effet, comme le relève l’auteur dans la note, à l’heure actuelle, « 40 % des enfants de moins de quatre ans en France sont immigrés ou d’origine immigrée »… sur trois générations, et plus d’un élève de CM1 sur cinq (20% !) parle une autre langue que le français à la maison.
Cette proportion très forte s’explique par des flux migratoires en constante augmentation, qui modifient profondément la structure de la natalité : en 2024, 31 % des nouveau-nés avaient au moins un parent né hors de l’Union européenne soit près de 1 sur 3 !!!.
La France souffre davantage de l’ impact de l’ immigration que les autres pays
Une transformation démographique profonde mais peu commentée qui pèse sur le niveau scolaire global.
Et ce n’est pas surprenant : dans 73 % des 92 pays évalués dans le cadre de la dernière enquête PISA, « les élèves issus de l’immigration affichent en mathématiques un score inférieur à celui des élèves autochtones », avec un écart moyen de 29 points.
En France, cet écart est encore plus marqué : « les élèves issus de l’immigration ont un retard de 47 points », et les élèves immigrés de première génération de 60 points, soit un an et demi de scolarité.
Une différence qui contribue au recul de la France dans le classement PISA, affirme l’étude.
L’étude souligne en outre que, même à milieu socio-économique égal et langue familiale comparable, un écart de 17 points demeure.
Pourquoi la France souffre-t-elle davantage de l’impact de l’immigration ?
« Si, en France, l’immigration pèse plus fortement à la baisse sur le niveau moyen qu’ailleurs dans l’OCDE, c’est d’abord parce que notre pays accueille une immigration plus massivement extra-européenne, souvent moins diplômée, moins qualifiée et issue de milieux socio-économiques plus fragiles, en particulier en provenance du Maghreb et d’Afrique subsaharienne », estime Le Floch-Imad.
« Il n’y a pas une, mais des immigrations », rappelle-t-il encore. Si les élèves d’origine asiatique se distinguent des élèves non immigrés par leur « sur-réussite » scolaire, les descendants d’immigrés maghrébins sont deux fois plus nombreux que les Français autochtones à ne pas dépasser le brevet ou le CEP (Certificat d’études primaires). De même, 23,7 % des enfants d’immigrés sahéliens se situent dans la catégorie la plus basse des diplômes définis par l’Insee, soit un écart de plus de 10 points par rapport aux autochtones.
Pourtant, le sujet demeure largement tabou :
« L’Éducation nationale continue de s’appuyer sur la vision datée selon laquelle l’immigration serait une chance en soi, indépendamment de son ampleur et de sa composition », observe Le Floch-Imad.
(1) Philippe Meirieu en 2012.
Pour accompagner les mutations démographiques en cours, le ministère a multiplié les dispositifs d’intégration, notamment pour les élèves allophones nouvellement arrivés, « dont la proportion a augmenté de 153 % » depuis 2007-2008. Une enveloppe de 180 millions d’euros y est consacrée, mais la Cour des comptes juge leur pilotage « largement perfectible ».
Dégradation du milieu scolaire et conflit identitaire
L’impact ne se limite plus au seul niveau scolaire.
Selon l’étude, l’immigration contribue aussi à une hausse des tensions, des violences et des conflits identitaires dans les établissements.
Citant une enquête de l’IFOP publiée en mars 2025, l’auteur rappelle que « 16 % des élèves refusent d’entretenir certaines relations avec des élèves de religion juive, un taux atteignant 52 % chez les enfants dont les deux parents sont nés hors d’Europe ».
Les établissements relevant de l’éducation prioritaire, où les élèves issus de l’immigration sont surreprésentés, enregistrent un niveau d’incivilités supérieur à la moyenne.
La pression islamiste, entendue comme une intensification des revendications religieuses allant jusqu’à contester certains enseignements, y serait également plus forte : »44 % des immigrés et 32 % des descendants d’immigrés se déclarent musulmans, contre 1 % des Français sans ascendance migratoire ».
« L’augmentation très rapide des flux migratoires importe en classe des tensions d’un genre nouveau », analyse Le Floch-Imad.
Face à ce constat, la note avance plusieurs orientations majeures. La première, considérée comme un préalable à toute amélioration durable, est la réduction drastique des flux migratoires, présentée comme la seule manière d’éviter une saturation structurelle du système éducatif :
« Il est toujours plus efficace de traiter les causes que de gérer les conséquences. Un seuil de saturation a été franchi », affirme l’auteur. Mais d’autres axes d’action sont également proposés :
Refondre l’éducation prioritaire, redonner à l’école sa mission d’assimilation, mener un “big bang de l’autorité”, une refonte profonde des règles disciplinaires, et adopter une politique de tolérance zéro face au communautarisme islamiste. Un grand chantier auquel ni le gouvernement ni l’Éducation nationale ne semblent, pour l’heure, s’atteler.
      Juvénal de Lyon

 210 total views,  210 views today

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*


1 Commentaire

  1. Ma fille termine son année de CE1. Aucun cours d’histoire ni de géographie. Elle ne sait même pas la table de multiplication de 2. Ils font des leçons mais passent vite dessus, avant d’enchaîner sans approfondir. Par contre pour apprendre des chants africains, là ça y va…