
Elle est mal, non ? qu’est-ce qu’on se marre…
Monique B
Dans la nuit du 16 au 17 juin, Sébastien Lecornu a adressé une circulaire à ses ministres pour exiger des tests antidrogue « inopinés et obligatoires » au sein de l’État. Selon les informations du Figaro, le député Horizons François Jolivet a quant à lui adressé ce jeudi un courrier à la présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, réclamant également la mise en œuvre de ces dépistages inopinés pour l’ensemble des députés et des collaborateurs du Palais Bourbon.
Une exigence d’exemplarité face au narcotrafic
François Jolivet a justifié sa démarche en invoquant une nécessaire déontologie. Dans sa missive consultée par Le Figaro, le parlementaire a déclaré : « Cette même exigence d’exemplarité, justifiée par la sécurité et par la vulnérabilité que la consommation de stupéfiants peut faire peser sur l’exercice de responsabilités publiques, doit selon moi s’appliquer avec la même force à la représentation nationale. »
L’élu a également ajouté qu’il ne serait « ni compréhensible ni tenable que le Parlement, qui légifère contre le narcotrafic et appelle l’exécutif à l’exemplarité, s’exonère lui-même des règles qu’il entend voir appliquées ».
En parallèle, le député Ensemble pour la République François Rousset a formulé une proposition complémentaire, rapporte France info. Ce dernier suggère de « permettre aux députés qui le souhaitent de s’engager, sur la base du volontariat, dans une démarche équivalente de dépistage ». Il souligne que « l’objectif n’est pas de stigmatiser qui que ce soit, mais de proposer aux parlementaires de s’inscrire eux aussi dans cette logique de transparence et d’équité ».
Des contrôles salivaires désormais prévus dans les ministères
Cette double sollicitation fait écho aux mesures récemment décidées par le Premier ministre, Sébastien Lecornu. Dans sa circulaire, le chef du gouvernement impose des contrôles salivaires surprise dans tous les ministères. Le Premier ministre a d’ailleurs indiqué qu’en cas de test positif, des sanctions devront être prises, « y compris sur le plan disciplinaire ».
Sébastien Lecornu a révélé qu’il s’était soumis à cet examen avec l’ensemble de son cabinet à l’Hôtel de Matignon. De son côté, la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a annoncé jeudi matin la tenue immédiate de contrôles similaires au sein de son propre ministère.
Cependant, cette initiative suscite des réticences notables au sein du monde politique. Un élu du camp macroniste a partagé ses doutes auprès du Figaro : « Déjà que les politiques ont une mauvaise image, si en plus on se tire des balles dans le pied en se faisant tous passer pour des drogués… » Pour l’heure, la présidente de l’Assemblée nationale n’a pas encore apporté de réponse officielle à cette requête.
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Je propose ce dépistage à l’Elysée.