Alstom, le désastre made in Macron : un fleuron français bradé pièce par pièce

Pendant que l’Europe se réarme à marche forcée, Macron continue son lent dépeçage d’Alstom, joyau historique du ferroviaire français. 

Dernier épisode en date : le groupe serait en discussions avancées pour céder son usine allemande de Kassel (ex-Bombardier) au géant de l’armement Rheinmetall. Cette usine, qui fabrique les locomotives Traxx – un best-seller écoulé à plus de 3 000 exemplaires –, tourne bien et voit sa production grimper (jusqu’à 160 unités prévues). Peu importe : il faut dégager de la « profitabilité ».

Symbole parfait d’une Europe qui transforme ses usines civiles en ateliers de guerre, cette cession (après celle de Görlitz à KNDS) illustre surtout la déroute industrielle hexagonale. Alstom, asphyxié par les dettes et les retards d’exécution hérités du rachat coûteux de Bombardier Transport, vend ses actifs rentables pour survivre. Un cercle vicieux classique.

https://www.humanite.fr/monde/alstom/militarisation-de-leurope-en-secret-alstom-pret-a-ceder-son-usine-de-kassel-au-geant-de-larmement-allemand-rheinmetall

Et qui est aux manettes depuis le début de cette descente aux enfers ?

Un certain Macron.

Dès 2014-2015, en tant que ministre de l’Économie (après avoir poussé le dossier à l’Élysée), il valide la vente de la branche énergie d’Alstom à General Electric. Un scandale d’État : un savoir-faire stratégique nucléaire et ferroviaire bradé à l’étranger, malgré les alertes sur la souveraineté. Promesses non tenues, suppressions d’emplois, enquêtes judiciaires et commissions parlementaires plus tard… le bilan est accablant. Alstom n’a jamais vraiment relevé la tête.

Aujourd’hui, le même Macron préside une France qui cède ses pions un par un pendant que l’Allemagne renforce son complexe militaro-industriel. Kassel va-t-elle finir par produire des blindés ou des munitions plutôt que des locomotives européennes ? Le en même temps macronien, version liquidation industrielle : on parle de souveraineté le matin, on vend l’après-midi…

https://www.lesechos.fr/industrie-services/tourisme-transport/alstom-mene-des-discussions-avec-rheinmetall-pour-lui-ceder-son-usine-allemande-de-cassel-2237185

Ce n’est plus une politique industrielle, c’est une politique de la braderie. Alstom n’est pas une entreprise comme les autres : c’est un symbole de ce que la France sait encore faire de grand. Le laisser se disloquer sous couvert de réalisme économique est une faute lourde.

Qui va se lever et dire stop à ce déclin organisé ? 

 

 

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