Après plus de 100 jours de conflit au Moyen-Orient, les États-Unis et l’Iran ont annoncé dans la nuit du 14 au 15 juin la finalisation d’un mémorandum d’accord qui mettrait fin immédiatement à la guerre sur tous les fronts.
Signature prévue vendredi 19 juin à Genève (Suisse). Le vice-président américain JD Vance y assistera ; la présence de Donald Trump est possible.
Points clé de l’accord
– Cessation immédiate des hostilités.
– Levée du blocus naval américain et réouverture du détroit d’Ormuz par où transite 20 % du pétrole mondial, avec déminage imminent.
– Suspension de certaines sanctions sur le pétrole iranien et déblocage progressif de fonds gelés.
– Engagement iranien de ne pas produire d’arme nucléaire dans le cadre du TNP (Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires).
– Retrait ou redéploiement des forces américaines autour de l’Iran.
L’annonce a fait chuter les cours du pétrole (environ -4 à -5 % ce lundi). Macron, Starmer et alii une « avancée majeure » et appellent à une mise en œuvre rapide. Le Pakistan aurait joué un rôle important de médiation.
Et Israël dans tout ça ?
Israël, qui avait initié une partie des frappes contre l’Iran aux côtés des États-Unis, n’est pas partie prenante de cet accord et semble être exclu des négociations. Benjamin Netanyahu n’a pas encore réagi officiellement de façon positive : selon la presse israélienne, il serait très mécontent et aurait demandé une réunion urgente avec Trump après le G7 d’Évian.
Jérusalem craint que l’accord ne soit trop permissif sur le programme nucléaire et balistique iranien, et surtout qu’il ne règle pas la question des proxies iraniens, Hezbollah en tête.
La situation au Liban et avec le Hezbollah
L’accord prévoit la cessation des opérations militaires y compris au Liban, mais….
– Le Liban n’a pas été informé en amont.
– Israël maintient une présence militaire dans le sud du Liban et affirme que ses forces y resteront indéfiniment tant que le Hezbollah ne sera pas désarmé ou repoussé au nord du Litani.

Depuis le 2 mars 2026, l’armée israélienne mène une offensive au Liban et a franchi le fleuve Litani, situé à une trentaine de kilomètres au nord de la frontière. Cette ligne n’est pas un obstacle naturel comme les autres: depuis 1919, les pères fondateurs de l’État hébreu en ont fait la frontière septentrionale idéale d’Israël.
– Le Hezbollah, très affaibli mais toujours présent, rejette les termes qui l’obligeraient à se retirer ou à rendre les armes. Des échanges de tirs sporadiques persistent malgré les trêves fragiles.
Quid d’une reprise des hostilités ?
Rien n’est exclu à court terme. Israël pourrait continuer ou intensifier ses opérations unilatérales contre le Hezbollah, ce qui risquerait de mettre sous tension l’accord US-Iran, Téhéran considérant le Hezbollah comme un allié stratégique.
Une escalade directe Israël-Iran semble moins probable immédiatement grâce à l’accord, mais les provocations ou incidents pourraient tout faire basculer. Les prochaines semaines, signature à Genève et discussions techniques seront décisives.
Bref, certes l’accord US-Iran marque une désescalade majeure sur le front direct et pétrolier, mais laisse intactes les lignes de fracture Israël-Hezbollah-Iran. La paix reste fragile et dépendra beaucoup de la capacité des uns et des autres à respecter (ou contourner) les engagements. La diplomatie va devoir travailler dur dans les jours qui viennent…
Jeanne La Pucelle
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Tous les mollah ne sont pas morts et la dictature n’est pas éradiquer. Les pendaisons reprendront comme avant.
La guerre en Iran, travail bâclé, reste encore beaucoup à faire !