Grand réveil des vertueux du cinéma français qui découvrent qu’ils doivent tout à Bolloré !

Jean-Pascal Zadi avait eu une perte de mémoire… il signe La Tribune anti-Bolloré et se souvient brutalement que Canal avait financé ses films, que c’est Bolloré qui le nourrit… Excusez-moi je me suis trompé… Grandiose !

 

Ah, le cinéma français ! Ce bastion de la pensée progressiste, de la lutte contre l’extrême droite et des grands principes moraux… jusqu’à ce que quelqu’un regarde un peu trop attentivement les fiches de paie.

Cette semaine, on a eu droit à un spectacle hilarant. Une tribune solennelle dans Libé, signée par près de 600 âmes pures du septième art : Juliette Binoche, Adèle Haenel, Jean-Pascal Zadi et consorts. Le thème ? Zapper Bolloré, cet horrible patron de droite qui ose exister et dont le groupe finance une bonne partie du cinéma hexagonal. L’emprise, le fascisme culturel, l’imaginaire collectif en danger… On connaît la chanson.

Et puis patatras. A savourer, un bon verre de Vosne Romanée à la main… Si, si, j’insiste. La situation le justifie, le mérite. Même si on n’a pas fini de voir les anti-Bolloré revenir à 4 pattes essayer de lui demander pardon, c’est savoureux. La roue risque bien de tourner pour tous ces petits cons incapables de regarder, de voir, de comprendre, qui, depuis des lustres, comme des chiens levant la patte n’importe où se soumettent aux vents créés par le Monde ou  Mediapart…

Jean-Pascal Zadi, star montante et conscience éveillée, forcément, signe la tribune. Quelques heures plus tard, il se souvient subitement que Canal+.  (oui, le Bolloré) a financé ses films à hauteur de… 80 millions d’euros, une paille. Oups ! Rattrapé brutalement par la réalité et, peut-être, la peur de ne plus tourner, de ne plus manger :  J’avais mal lu le texte , a-t-il expliqué en urgence, avant de présenter ses excuses comme un collégien pris la main dans le pot de Nutella.

Le comique de la situation est absolu et ô combien savoureux… Ces mêmes artistes qui passent leur temps à cracher sur les fachos, les bourgeois, les capitalistes et autres Vincent Bolloré découvrent avec stupeur que leur train de vie confortable, leurs César, leurs productions Netflix et leurs rôles bien payés reposent en grande partie sur l’argent de l’homme de droite qu’ils détestent publiquement.

C’est beau, la gauche caviar. Cracher dans la soupe est un sport national, mais seulement tant que la soupe continue d’arriver chaude et abondante. Quand le sponsor menace de fermer le robinet, soudain on relit le texte avec plus d’attention .

On imagine les autres signataires en train de vérifier fébrilement leurs relevés de compte :  Attends… ce film-là aussi c’était StudioCanal ? Et cette série ? Merde !!!!!!!

Leçon du jour : rien n’est plus courageux qu’un artiste français engagé… tant qu’on ne touche pas à son cachet. Vincent Bolloré ne leur demande même pas d’être de droite. Juste un minimum de cohérence. Apparemment, c’est encore trop demander.

Bravo pour cette performance involontaire. On rit jaune, mais on rit bien. 

Christine Tasin

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2 Commentaires

  1. Bonjour,

    Il est revenu sur ce qu’il a signé: c’est plutôt courageux, dans ce sens : la meute va lui tomber dessus.

    « A tout pécheur , miséricorde » …