Réponse du député suisse.à ma lettre contestant les médecins étrangers

J’ai publié il y a quelques jours sur Résistance républicaine la lettre que j’ai envoyée à Sonia TAUSS-CORNUT,  député suisse, à propos du nombre de médecins étrangers en Suisse.
Voici ci-dessous la réponse-réaction de ce député valaisan fier d’être endoctrinée par les Bruxelloises…  Vous pourrez lire ensuite mes commentaires.
Docteur Dominique Schwander
Au docteur Schwander
Monsieur,  
J’ai lu attentivement votre long courriel et je constate surtout qu’il mélange expériences personnelles, généralisations excessives et amalgames inquiétants.
Oui, la Suisse manque aujourd’hui de médecins formés sur son territoire, et il faut renforcer notre capacité de formation.
Je suis d’ailleurs très étonnée qu’une personne disposant de votre niveau d’études semble ignorer les efforts déjà entrepris pour répondre précisément à cette problématique.
Je pensais notamment que vous aviez connaissance de la motion Roduit acceptée par les deux Chambres fédérales en 2024, qui demande d’augmenter le nombre d’étudiants en médecine afin de réduire notre dépendance envers les professionnels formés à l’étranger.
Cette motion prévoit également une sélection davantage fondée sur les compétences humaines et relationnelles, et non uniquement sur les aptitudes cognitives mesurées par le test actuel.
Mais remettre en cause la compétence ou l’intégration de milliers de professionnels étrangers qui soignent quotidiennement notre population avec engagement et compétence est profondément injuste. Nos hôpitaux, nos EMS et notre système de santé reposent aujourd’hui sur ces femmes et ces hommes. C’est une réalité factuelle, non une opinion.
Je reste également stupéfaite qu’un homme de votre intelligence ne mesure pas davantage les effets favorables de la libre circulation sur notre économie et notre prospérité. Il suffit pourtant de comparer la situation actuelle avec celle des années 1990 : inflation proche de 8 %, chômage dépassant 5 %, déficits des collectivités publiques et des assurances sociales, taux hypothécaires à un niveau record. La Suisse a depuis retrouvé stabilité, croissance et compétitivité grâce notamment à son ouverture économique et aux accords bilatéraux.
Comparer la Suisse au Japon pour justifier le repli, la fermeture et la méfiance envers les étrangers n’apporte aucune solution concrète aux défis de notre pays. La Suisse s’est construite sur l’ouverture, la coopération et la responsabilité, pas sur la stigmatisation.
Je n’ai pas la prétention de détenir la vérité ni d’attendre que le peuple suisse me suive, je ne suis qu’une députée sur 130 au Grand Conseil Valaisan. Mais peut-être suivra t’il le ministre UDC de l’Economie, Guy Parmelin,  qui combat lui aussi cette initiative en parfaite connaissance de ses conséquences pour notre pays, nos emplois et notre sécurité.
Enfin, quelques cas individuels scandaleux ne permettent pas de discréditer toute une profession ni toute une catégorie de personnes. Les abus doivent être sanctionnés, quelle que soit l’origine des auteurs.
Je continuerai, pour ma part, à défendre une Suisse pragmatique, sûre, économiquement forte et respectueuse des personnes qui contribuent chaque jour à son fonctionnement.
Avec mes salutations distinguées.
Sonia Tauss-Cornut

Voici mes commentaires à propos de sa réponse 
Je constate que cette  comptable a pris son temps pour voir cette faillite du système de santé suisse.
Elle ne voit pas quand il y a une insupportable  faillite dans notre société suisse depuis près de deux générations, ni ses diverses causes, ni les défauts croissants de qualité des soins alors que les dépenses explosent.
Les efforts de la motion Roduit de 2024 qu’elle cite élogieusement sont bien tardifs et pour le moment sans aucun résultats !
J’ai observé cette faillite dès mon retour au CHUV en 1973 en temps que médecin-chef et remplaçant du chef de service d’anesthésiologie-réanimation, puis quand j’ai repris le service d’anesthésiologie de l’Hôpital cantonal à Fribourg en 1980. Mon prédécesseur, un Allemand bien formé et intelligent mais malade s’était suicidé. J’y ai trouvé 3 chefs de clinique, les trois  étrangers dont une seule avait fait un doctorat en  médecine et avait une bonne formation. Suivant mes conseils elle a bien étudié passé ses examens fédéraux suisse de médecin (exigés à l’époque), obtenu un titre de médecin spécialiste FMH puis a trouvé un bon poste dans la clinique où opérait mon épouse. Les deux autres (un tchèque et une yougoslave) avaient une large expérience et sont partis dans des plus petits hôpitaux qui exigeaient moins d’eux que mon service qui était reconnu pour trois ans de formation en anesthésiologie et une année en médecine intensive.
Pendant mes 20 ans à Fribourg je n’ai engagé que deux médecins étrangers. Un exceptionnellement pour rendre service à un jeune confrère libanais frère de l’épouse d’un ami. Il avait fort bien étudié sa médecine à Lausanne. Je l’avais engagé pour une année afin qu’il fasse sa thèse de doctorat et obtienne un permis de séjour pour faire sa formation en chirurgie plastique au CHUV. Ce qu’il a fait avec succès. Puis peu après l’épouse française  d’un Suisse que m’avait recommandé le CHU de Genève. Elle a compris en quelques mois qu’elle ne satisfaisait pas les exigences du service et est partie à la fin de l’année. C’était une féministe woke de la nouvelle génération, plutôt  flemmarde et beaucoup absente qui agaçait mes cadres médecins féminins autant que moi.
Mon équipe de médecins et d’infirmières spécialisée était très bonne, la réputation de mon service devint rapidement bonne et je me suis jamais vu contraint d’engager d’autres médecins étrangers.  Tous les médecins assistants qui ont fait trois ans de formation dans mon service ont complété leur formation dans des  services universitaires et y sont devenus chefs de clinique, ce qui leur a ouvert bien des portes.  Certains sont revenus dans mon service comme cadres d’autres ont été nommés chefs de service ailleurs…
Pour notre école d’infirmières anesthésistes (2 ans de spécialisation en cours d’emploi en Suisse), nous avons eu toujours trop de candidates/candidats suisses. Lors de mon entrée en fonction j’avais accepté un infirmier africain à qui l’infirmière cheffe de l’hôpital, une soeur catholique, avait promis qu’il pourrait faire cette formation dès après ma nomination parce qu’il lui avait affirmé vouloir retourner en Afrique travailler comme infirmier anesthésiste. Mon infirmière monitrice et mon infirmière chef l’ont rapidement aussi mal qualifié que moi et il est parti avant la fin de sa période d’essai. Il n’est jamais retourné en Afrique malgré le fait qu’il avait réussi à être admis à l’école d’infirmières anesthésistes  du CHUV, laquelle  avait des difficulté de recrutement. Finalement, comme élève infirmier anesthésiste étranger je n’ai engagé qu’un infirmier canadien époux d’une de nos infirmières anesthésistes fille d’un confrère généraliste. Nous avons rapidement suspecté qu’il était toxicomane aux opiacés. Dès que nous avons eu la preuve qu’il se droguait il s’est suicidé, ce que son beau-père a apprécié.
Pourquoi je ne me suis pas vu obligé d’engager des étrangers alors que, entre autres, le service de chirurgie du même hôpital avait autant de médecins étrangers en  formation que de Suisses et peinait à  trouver des élèves et des infirmières instrumentistes,  et engageait des techniciennes de salle d’opération? Parce que ce service ne méritait pas mieux et son  chef  se voyait contraint d’engager ce qui se présentait, sans avoir de choix.
Cette députée n’a pas compris  que le numérus clausus est un des très vieux problèmes  principaux à cette faillite mais que le manque d’élitisme à l’Université et dans les hôpitaux et la médiocrité de certains médecins cadres sont aussi deux causes très importantes. Quand la dictature de la médiocrité envahit un hôpital public, un pari politique ou un service de l’Etat c’est très difficile de redresser la situation, tout comme la médiocrité et la corruption après une dictature. Dans une entreprise c’est la faillite et sa disparition. C’est beaucoup plus sain pour la société. Une autre entreprise prend sa place.
Cette députée bruxellisée, arriviste et manipulée est si éloignée de la réalité et du peuple qu’elle ne peut pas voir ou comprendre ces faits et leur évolution. Elle ne le comprendra pas avant d’être vieille et hospitalisée plusieurs fois dans ce qu’elle croit de bons services  comprenant la moitié de médecins ayant étudié à l’étranger. Si la France accueille un grand nombre de médecins algériens, beaucoup une fois reconnus en France, donc en UE,  passeront sans contrôle en Suisse pour y chercher de meilleurs salaires et retraites.
Docteur Dominique Schwander.

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3 Commentaires

  1. En France une association de professeurs de médecine.
    S’est inquiété que ces médecins importés ait un faible niveau .
    Surtout , il manquent a leur pays d’origine.
    Et participent a la mauvaise couverture médicale en Afrique.

  2. Bonjour, cette députée à des problèmes de vue et devrait consulter un ophtalmologiste ! Un fois la vue retrouvée, elle verrait aussi qu’à certains endroits 8 ophtalmologistes zur 10 sont étrangers, bientôt ce sera vrai aussi pour les dentistes. Bonne journée.