Lettre à un député suisse ravi que 40% des médecins viennent de l’étranger ! Prenons exemple sur les Japonais !

Le Nouvelliste est le quotidien, de gauche,  du Valais. La droite le surnomme Le Poubelliste. C’est dans ce quotidien qu’un de nos députés du PLR  a affirmé : « En Suisse, environ 40% des médecins viennent de l’étranger. Sans eux les hôpitaux ne tournent tout simplement pas »… alors que la réalité est que pour un pays industrialisé et développé faire appel à des médecins étrangers est la preuve d’une faillite bien pire que celle que ce médecin dénonce en Allemagne:
Ma conclusion est que en Suisse, comme en France,  nous avons des élus qui sont des analphabètes fonctionnels et qui savent juste répéter ce que leurs racontent des journalistes et la TV de gauche et pro UE.
Madame le Député,  

Je reste stupéfait qu’un député du PLR affirme dans la presse quotidienne: « En Suisse, environ 40% des médecins viennent de l’étranger. Sans eux les hôpitaux ne tournent tout simplement pas » alors que la réalité est que pour un pays industrialisé et développé faire appel à des médecins étrangers est la preuve d’une faillite bien pire que celle que ce médecin dénonce en Allemagne:
Moi qui croyais que les élus suisses étaient des gens épris de culture suisse, qui se documentaient, lisaient, observaient  le peuple et étaient à son écoute, tout comme les vrais bons médecins suisses de ma génération l’étaient. 
Il y a en effet sur un total de 44’612 médecins en Suisse, 43 % qui ont obtenu leur diplôme à l’étranger. La Suisse souffre d’une grave et dramatique dépendance structurelle envers les professionnels de santé étrangers, et cette proportion atteint même 52 % parmi les nouveaux médecins qui s’installent !  Autrement dit la grande majorité de nos élus et et de nos autorités ne font toujours rien pour corriger cette grave situation qui est une faillite de nos institutions..
La raison de cette situation scandaleuse ? A mon avis le numerus clausus instauré et maintenu en vigueur par nos élus, ainsi que le manque d’élitisme croissant et de surveillance de nos autorités de santé, de nos Facultés de médecine et de quelques médecins-chefs de service qui ont comme objectif de former des médecins médiocres pour qu’il leur envoie leurs malades dans leurs services hospitaliers médiocres. 
Certains de ces médecins étrangers sont excellents et certains meilleurs que beaucoup de médecins suisses, par exemple le Professeur de chirurgie cardiaque Maurizio Taramasso qui ,d’origine italienne travaille à Zürich et m’a opéré, est certainement du niveau du meilleur chef de service de chirurgie cardiaque suisse, le Professeur Thierry Carrel ou que feu le professeur Ale Senning (1915-2000) un suédois d’origine qui développa  la chirurgie cardiaque à Zürich. Malheureusement la majorité de ces médecins étrangers ne sont pas d’excellents médecins ni même de  bons médecins. La majorité ne sont pas intégrés à notre culture et à nos valeurs traditionnelles suisses. Du reste, j’en ai tant rencontré  qui baragouinent avec peine une seule de nos langues nationales et beaucoup qui n’ont pas de connaissances d’une deuxième langue nationale. Leur très grande majorité ne sont pas imprégnés de notre culture traditionnelle suisse du travail. Du reste nombreux sont ces médecins étrangers qui n’ont même pas obtenu une permission de pratiquer la médecine dans le pays où ils ont étudié la médecine ! 
Je n’affirme pas que la majorité sont comme ce médecin surnommé « médecin aux 5’600 heures de consultations par an », un généraliste d’origine syrienne exerçant à Vevey et à Genève, condamné en 2020 à la prison pour escroquerie de métier et à l’expulsion de Suisse, qui est un cas récent illustratif et scandaleux. Il avait facturé indument près de 2,8 millions de francs aux assurances maladie obligatoires LaMal, en déclarant des prestations non nécessaires et imaginaires, arrivant parfois à comptabiliser dans ses factures quotidiennes plus de 24 heures de travail à son cabinet sur une seule journée. Il facturait même des consultations pour des patients qui ne s’étaient jamais présentés à son cabinet, etc. Nos assureurs laxistes et nos autorités ont tardé des années avant de mettre en évidence cette escroquerie de métier, cela parce qu’ils se cachent derrière la LaMal qui n’est qu’une misérable loi cadre, sans aucune sanction, etc.
Sachez aussi que votre Canton le Valais bat le record suisse de lenteur (plusieurs années !) pour avoir enfin découvert qu’un psychiatre étranger  y pratiquait son « art »  sans avoir  jamais obtenu un diplôme de médecin !
Juste une comparaison facilement accessible et bien connue de mes meilleurs confrères suisses et étrangers.
Au Japon, sur plus de 343’000 médecins au total, les praticiens formés à l’étranger sont très rares (seulement environ 1’730 du corps médical). L’exercice de la médecine y est strictement réglementé et nécessite la réussite d’examens médicaux exigeants passés exclusivement en japonais, tout comme c’était le cas en Suisse quand j’ai obtenu mon diplôme fédéral qui exigeait en outre d’avoir passé une maturité fédérale, de posséder des connaissances d’une deuxième langues nationale et d’être imprégné de la culture et des valeurs suisses.
 Au Japon pour 1’000 habitants il n’y a que 2,6 médecins et peu de médecins de famille en particulier parce que les Japonais ont le droit de consulter directement un médecin spécialiste. Ce chiffre de 2,6 est très inférieur à la moyenne de 3,7 à 3,9 des pays de l’OCDE et surtout aux 4,7  médecins pour 1000 habitants de la Suisse. Mais le Japon dispose de davantage d’infirmières que les pays de l’OCDE, soit environ 12,2 infirmières pour 1000 habitants du Japon. Cependant, c’est bien moins que le chiffre de 18,4 infirmières pour 1000 habitants de la Suisse. La Suisse a plus de médecins et d’infirmières par habitants que tous les autres pays industrialisés. 
Comment est-il possible qu’il soit si difficile d’obtenir un rendez-vous chez un médecin, que des médecins refusent des patients (en particulier des personnes âgées) sans les voir ni même les écouter au téléphone, que la majorité des médecins refusent des urgences et que les patients attendent tellement dans des service d’urgences débordés ? Après avoir formé des étudiants en médecine et des médecins en formation postgraduée tant à l’Inselspital,  qu’au CHUV comme médecin chef puis dans un hôpital cantonal comme chef de service je suis convaincu que ces 43 % de médecins étrangers en sont une des causes principales de cette faillite de notre système de santé. 
Questions dépenses pour la santé, aujourd’hui nous avons dépassé les 100 milliards de dépenses annuelles pour la santé. Nous sommes en deuxième position après les Etats-Unis! Pourtant notre santé n’est pas meilleure que celle d’autres pays, particulièrement le Japon.
 
L’espérance de vie au Japon est exemplaire; elle est en moyenne de 85,27 ans. Les Japonaises vivent généralement plus longtemps, avec des moyennes dépassant 87 ans, tandis que celle des Japonais tourne autour de 81-82 ans. Les Japonais souffrent beaucoup moins  que les habitants de Suisse de maladies chroniques et le coût de la santé au Japon est beaucoup plus raisonnable: 8,5 % du PIB, alors qu’en Suisse en 2024, le coût de la santé représentait  déjà 11,8 % du PIB, donc bien plus élevé que la moyenne mondiale de 6,74 % en 2022. 
En Suisse, l’espérance de vie à la naissance n’a pas encore baissé (comme aux Etats Unis et dans d’autres pays industrialisés occidentaux) et reste l’une des plus élevées au monde. En 2024, elle était de 86 ans pour les femmes et de 82 ans pour les hommes (moyenne combinée proche de 84,2 ans, soit un peu moins que le Japon). 
Venons-en à la prochaine votation. Le Japon est souvent qualifié, à tort, d’économie « en déclin » en raison du recul de sa population. Cependant, il fonctionne en réalité plutôt bien malgré la dépopulation, parce qu’il a fait l’effort de s’adapter tôt et de manière intentionnelle. Au lieu de chercher à augmenter sa population et de faire la grave l’erreur du peuple suisse (votation Schengen) d’ouvrir exagérément ses frontières aux immigrants, à la diversité et à l’islam, le Japon a mis l’accent sur la productivité en investissant massivement dans l’automatisation, la robotique et l’amélioration des processus, afin que moins de travailleurs et moins de fonctionnaires puissent avoir à peu près le même rendement national et maintenir un niveau de vie élevé malgré le déclin démographique et le vieillissement de la population.
Dans le même temps, le Japon a mis en place des systèmes axés sur la stabilité sociale, le patriotisme, le populisme, le contrôle strict des frontières, la culture traditionnelle japonaise du travail, plutôt que sur la croissance rapide, la diversité et le tourisme, ce qui s’est traduit par un faible taux de criminalité, des infrastructures bien entretenues, des transports publics de classe, des chaînes d’approvisionnement fiables, le maintien d’une excellente culture du travail (plus proche de la nôtre que de celle de nos pays voisins que tant d’élus cherchent à imiter),  autant de facteurs qui influencent davantage la qualité de vie quotidienne des autochtones que les chiffres du PIB national. 
La gauche japonaise n’a pas réussi à imposer la diversité et l’immigration. Récemment le 95 % des Japonais ont exprimé à leur première ministre Sanae Takaichi leur volonté qu’il ne voulaient, ni diversité, ni être envahi par des immigrants musulmans provenant de l’Indonésie.
Le Japon,  sur le plan culturel et économique, s’est également adapté au vieillissement de la population en maintenant les seniors actifs plus longtemps, en autorisant des départs à la retraite flexibles et en intégrant les soins de santé et les services aux personnes âgées dans la vie communautaire. Pleins de bon sens, les Japonais considèrent le vieillissement comme une contrainte à gérer plutôt que comme une crise à craindre, à l’image de ce qui se passe dans les pays soumis à UE et malheureusement en Suisse aussi, d’après ce que je constate en vous lisant et en parcourant la très grande majorité de nos médias et de nos TV nationales.
 
Je vous encourage  à observer les changements dans notre société, à observer le peuple et à  l’écouter afin de corriger les conséquences des erreurs commises et d’en éviter d’autres. Malgré les objections bien fondées d’une Conseiller fédéral UDC, les Suisses ont voté pour la LaMal parce qu’ils ont cru une conseillère fédérale socialiste qui leur promettait le paradis en santé sans augmentation des coûts, bien sûr clamant ses prévisions sans mettre sa peau en jeu.  Puis les Suisses ont voté pour Schengen. Ils soufrent des conséquences de cette LaMal laxiste et catastrophique et souffrent de l’ouverture de nos frontières à n’importe qui. Feront-ils l’erreur de vous écouter pour se plaindre ensuite des conséquences qui les feront souffrir ?
Avec mes compliments.
 Dr. méd. Dominique Schwander
Spécialiste FMH en anesthésiologie
Spécialiste FMH en médecine intensi

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2 Commentaires

  1. Ce n’est que la continuité des choses voulu par la macroni et l’ue pour détruire notre pays pour mieux faire crever les gens. N’oubliez pas que 15000 lit ont été fermer, des infirmières en moins et celles qui restent sont au bord de la dépression. Des patients sont sur des brancards dans les couloirs et certains sont morts parce qu’on les avait oublié. Quand au mutuelles, elles ont carrément doublé car les spécialistes ont des dépassement d’honoraires qui double le prix d’une consultation. Tous est détruit, mais rassurez vous c’est pour notre bien.