L’intégration de l’Ukraine à l’UE ? Une très mauvaise idée !

Merz, Der Leyen et compagnie ne rêvent que de l’intégration de l’Ukraine à l’UE : un pari risqué aux lourdes conséquences pour nous, pour tous les Européens.
Début 2022, l’Ukraine, la Moldavie et la Géorgie ont envoyé leur candidature d’adhésion à l’UE. Elles ont depuis obtenu le statut de candidat de la part des Vingt-Sept. Mais le processus d’intégration à l’Union européenne est long et exigeant.
L’adhésion pleine et rapide de l’Ukraine à l’Union européenne, défendue par Merz, der Leyen,  Macron et alii est souvent présentée comme un impératif de « défense mutuelle » face à la Russie. Pourtant, en mai 2026, les difficultés concrètes et les coûts potentiels pour les citoyens européens sont considérables et largement sous-estimés. Source
 Essayons de réfléchir objectivement malgré notre méfiance vis-à-vis de l’Ukraine, notre parti-pris pour la Russie  et notre méfiance plus que méritée de l’UE et de l’infâme der Leyen.
D’abord, a priori, ce qu’ils annoncent est un processus irréaliste dans les délais annoncés
L’Ukraine est candidate depuis 2022 et les négociations ont été ouvertes en 2024.  Kiev espère clore des chapitres dès 2026 et adhérer en 2027-2029. Mais la plupart des experts et même Merz jugent ces délais irréalistes. Aucun grand pays n’a intégré l’UE aussi vite, surtout en pleine guerre.
 Ensuite, le coût de l’intégration est fou, aberrant… impossible car il serait supporté par les contribuables européens déjà ruinés par les ponctions faites pour l’Ukraine, le Covid, le prix de l’essence, les taxes et impôts directs et indirects qui ne cessent d’augmenter.
L’Ukraine, pays vaste et dévasté par la guerre, représenterait un fardeau budgétaire inédit. Les estimations de reconstruction dépassent les 500 milliards d’euros sur dix ans, dont une grande partie financée par des fonds publics européens. L’adhésion pleine impliquerait des transferts annuels importants via la « politique de cohésion » et la PAC.
L’Ukraine possède la plus grande superficie agricole d’Europe. Son intégration ferait d’elle le premier bénéficiaire de la PAC, au détriment des agriculteurs français, polonais, roumains ou espagnols… Cela risque d’aggraver les tensions déjà vives (manifestations, concurrence déloyale due aux coûts de production plus bas et normes environnementales différentes). De nombreux États membres actuels, y compris des bénéficiaires nets traditionnels, deviendraient contributeurs nets, augmentant la pression fiscale sur les contribuables.
 Risques économiques et sociaux pour les Européens
– Concurrence agricole et industrielle.  Afflux de produits ukrainiens à bas prix sur le marché unique, avec des impacts sur les revenus agricoles et l’emploi dans plusieurs régions.
– Migration. Libre circulation potentielle d’une population importante, dans un contexte de tensions migratoires et de marchés du travail déjà sous pression dans plusieurs pays.
– Budget UE sous tension. L’élargissement sans réforme préalable des institutions et du budget risque de paralyser l’UE et de détourner des fonds des priorités internes  actuelles (transition écologique –ça on ne s’en plaindrait pas–  compétitivité, défense commune…).
 Problèmes structurels persistants en Ukraine
Même  des rapports européens font état de lacunes majeures en matière d’État de droit, d’indépendance de la justice et de lutte contre la corruption. Les oligarques conservent une influence importante. Intégrer un tel pays sans réformes profondes risquerait d’importer ces problèmes au sein de l’UE qui n’a pas besoin de ça, eu égard au poids des lobbies ! 
 Risques sécuritaires et clause de défense mutuelle
C’est évidemment le cœur de l’argument des partisans. Via l’Article 42.7, une attaque contre l’Ukraine obligerait les membres à lui apporter aide et assistance par tous les moyens. Même si ce n’est pas une obligation automatique d’intervention armée, cela pourrait entraîner l’UE plus profondément dans le conflit, sans  l’OTAN. Intégrer un pays en guerre (ou juste sorti d’un cessez-le-feu fragile) créerait une frontière directe élargie avec la Russie et exposerait tous les Européens à des risques accrus d’escalade.
 La proposition Merz d’un statut « associé » : une solution intermédiaire prudente ?
Merz a récemment proposé un statut de membre associé : participation aux sommets sans droit de vote, accès progressif à certains fonds, et activation possible de la clause de défense mutuelle. C’est une reconnaissance implicite que l’adhésion pleine immédiate pose trop de problèmes. Cependant, même ce statut intermédiaire pourrait engager l’UE financièrement et militairement sans résoudre les questions de fond.
 Conséquences globales pour l’Europe (en imaginant qu’aucun pays important comme la France, au hasard… n’active le Frexit).
Une intégration précipitée sans réformes internes profondes de l’UE (approfondissement avant élargissement) risque :
– D’affaiblir la cohésion de l’Union (tensions entre Est/Ouest, Nord/Sud).
– De diluer les standards européens.
– D’augmenter les divisions internes et le scepticisme des opinions publiques face à un projet perçu comme coûteux et risqué.
De prioriser la géopolitique au détriment du bien-être concret des 450 millions d’Européens actuels.
L’enthousiasme de certains dirigeants pour l’adhésion ukrainienne, au nom de la solidarité et de la défense, doit être confronté à ces réalités : coûts élevés, risques sécuritaires, impacts sur l’agriculture et l’économie, et défis institutionnels. Un partenariat renforcé, des garanties de sécurité bilatérales ou un statut associé pourraient offrir quelques  avantages pour les demandeurs (et nous ? et nous ? ) sans les dangers d’une intégration pleine et précipitée. Les Européens ont le droit d’exiger que leur avenir ne soit pas sacrifié sur l’autel d’une ambition géopolitique mal calibrée, alors je crains quant à moi que mettre le petit doigt dans l’engrenage ne nous entraîne dans le pire, à savoir l’Ukraine dans l’UE qui nous entraîne dans SA guerre contre le Russie, avec les conséquences terribles qu’on peut imaginer…
Merz semble chercher un compromis avec son statut associé, cela ne me rassura pas vraiment.
L’avenir dépendra de l’évolution du front, des réformes ukrainiennes et de la capacité des Européens à réformer leurs propres institutions avant un nouvel élargissement majeur. Bref, la porte est ouverte, hélas… Le chemin reste long, coûteux et semé d’obstacles concrets. L’enthousiasme de certains dirigeants, les mêmes  qui depuis 4 ans tiennent Zelensky à bout de bras avec nos sous  doit se confronter à la réalité technique et stratégique. Puisse-t-il s’éteindre ! 
Christine Tasin

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1 Commentaire

  1. J’ai laissé quelques liens en rapport, sur la page de cet article RR : « L’Ukraine bientôt déclarée en faillite, la Chine lui refusant de nouveaux prêts ? »
    ○ Resistance Republicaine.com : https://s.42l.fr/Ukraine_Faillite

    Certains liens étant peut-être en voix de validation