L’ euroarmée semblait être un échec pour tout le monde jusqu’à l’arrivée de Trump.

 

■ L’’euroarmée » semblait être un échec pour tout le monde jusqu’à l’arrivée de Trump mais il y a de plus en plus de demandes dans ce sens.
En Europe, on n’a pas encore décidé qui dirigerait, qui financerait et comment les biens seraient partagés en cas de divorce. || Dmitry Rodionov(1) | 21/05/2026

► Le chef du Comité militaire de l’OTAN, l’amiral Giuseppe Cavo Dragone, considère la création d’une armée paneuropéenne comme impossible et l’idée même comme « absurde ».…/…
○ SVPRESSA.•• : https://s.42l.fr/€uroArmée_Impossible

1. Dmitry RODIONOV, journaliste russe.
– Depuis 2008, il est membre du conseil d’experts de l’Institut pour le développement innovant. Il est également directeur du département des projets internationaux de l’IID et responsable du Centre d’études géopolitiques.

Alors,  une  armée européenne : une bonne ou une mauvaise idée ?
L’idée d’une « euroarmée » – une force de défense commune à l’échelle de l’Union européenne – refait surface régulièrement depuis des décennies. Longtemps considérée comme un projet fédéraliste utopique ou un doublon inutile de l’OTAN, elle gagne en pertinence depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche.. Aujourd’hui, les retraits partiels de troupes américaines d’Allemagne et les pressions sur les budgets européens changent la donne.
Les arguments en faveur d’une armée européenne
Indépendance
L’Europe ne peut plus dépendre indéfiniment du parapluie américain. Trump a clairement signifié que les États-Unis ne voulaient plus financer la sécurité d’alliés riches mais peu dépensiers. Avec les menaces russo-ukrianiennes, l’instabilité au Moyen-Orient et une possible focalisation américaine sur la Chine, l’Europe doit pouvoir agir seule. Une force intégrée permettrait une meilleure coordination, des économies d’échelle dans les achats d’armements et une industrie de défense européenne renforcée.
 Efficacité opérationnelle  
Aujourd’hui, les 27 pays de l’UE dépensent collectivement beaucoup pour leur défense, mais de manière fragmentée : doublons, standards incompatibles, capacités limitées en projection de force. Une euroarmée (ou un pilier européen renforcé au sein de l’OTAN) pourrait mutualiser les moyens : renseignement, logistique, cyberdéfense, forces de réaction rapide….
Les changements de 2026 qui vont dans ce sens
Les annonces de Trump (retraits de troupes, guerre contre l’Iran.) ont accéléré les débats. Plusieurs pays (France, Pologne, pays baltes, Allemagne dans une moindre mesure) augmentent leurs budgets. Des initiatives comme l’article 42.7 du traité de l’UE (clause d’assistance mutuelle) ou des coalitions ad hoc montrent une volonté croissante d’autonomie…
Pourtant il y a beaucoup d’arguments (et de questions ) contre une armée européenne
Des pays différents avec des intérêts différents...
  Qui commanderait cette armée ? La France (avec sa dissuasion nucléaire) ? L’Allemagne (première économie) ? Un état-major bruxellois ? Les pays de l’Est font davantage confiance à Washington qu’à Paris ou Berlin pour défendre leur frontière avec la Russie. En cas de  sortie de l’UE  comment partager les biens, les bases, les technologies ???
 Risque de duplication et d’affaiblissement de l’OTAN  : un plus ou un moins ? 
Beaucoup, y compris au sein de l’UE, estiment qu’une armée européenne distincte serait une mauvaise idée. Elle pourrait diluer l’Alliance atlantique sans la remplacer efficacement. Les Européens manquent encore cruellement de capacités de renseignement, de commandements, de ravitaillement en vol… tout ce que les USA fournissent largement jusqu’à présent.
Problèmes pratiques
Financement, commandement intégré, règles d’engagement, neutralité de certains pays (Irlande, Autriche)…  Tout cela rappelle l’histoire de la Communauté européenne de défense (1952), qui avait échoué…
Un projet réaliste en 2026 ?
Difficile de dire à notre niveau si c’est une bonne ou une mauvaise idée, mais si l’UE n’explose pas elle est sans doute inévitable, peu à peu, fût-ce à dose homéopathique… En attendant l’UE de Der Leyen avance peu à peu ses pions
– Augmentation massive des budgets défense.  
– Coopérations renforcées (PESCO, fonds européen de défense).  
– Pilier européen plus fort dans l’OTAN.  
– Partage du nucléaire français comme élément de dissuasion élargie annoncé par Macron…
Trump a réussi, malgré lui, à réveiller l’Europe. Comme souvent dans l’histoire, la pression extérieure accélère ce que les Européens n’arrivaient pas à faire seuls. Le risque majeur reste la désunion : si l’Europe ne parle pas d’une seule voix militaire, elle restera un nain stratégique face à des géants.
L’euroarmée n’est pas un rêve fédéraliste pour l’instant, mais elle peut apparaître comme une nécessité  dans un monde où l’Amérique regarde d’abord vers l’Asie et où la Russie seule en Europe face aux va-t-en guerre devra forcément, un jour ou l’autre, rendre coup pour coup…
Marcher sur des oeufs et Christine Tasin

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1 Commentaire

  1. J’ai laissé quelques liens en rapport, sur la page de cet article RR : « L’Ukraine bientôt déclarée en faillite, la Chine lui refusant de nouveaux prêts ? »
    ○ Resistance Republicaine.com : https://s.42l.fr/Ukraine_Faillite

    Certains liens étant peut-être en voix de validation